‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 2e cahier (volume 3)Chapitre 83 sur 107 · MÉTAPHOSPHATE DE POTASSE, KO,PO · texte numérisé non relu

MÉTAPHOSPHATE DE POTASSE, KO,PO

Le métaphosphate de potasse KO,PhO^ s’obtient en calcinant au rouge le phosphate acide de potasse; il se présente sous forme d’une masse fondue, insoluble (Graham).

On l’obtient encore en calcinant parties égales de chlorure de potassium et d’acide phosphorique sirupeux, ou en fondant ensemble équivalents égaux d’acide phosphorique et de potasse (Fleitmann).

En évaporant 2 parties de chlorate de potasse avec une partie d’acide phosphorique sirupeux, puis calcinant fortement le résidu et reprenant par l’eau, Maddrell a obtenu une poudre blanche qui est du métaphosphate de potasse, insoluble dans l’eau, mais très soluble dans les acides étendus. Sa solution dans l’acide acétique donne avec l’azotate d’argent un précipité blanc de métaphosphate d’argent :

K0,Ph05 -P Ag0,Az05 = KO,AzO“ -f AgO,PhOL

Le métaphosphate de potasse, calciné très fortement dans le sulfure de carbone, paraît donner du sulfure de phosphore (W. Muller).

En faisant digérer le métaphosphate de cuivre (obtenu par l’action de l’oxyde de cuivre sur l’acide phosphorique vers 300 degrés) avec une solution de monosulfure de potassium, filtrant et précipitant par l’alcool, il se sépare un liquide sirupeux qui cristallise au bout d’un temps assez long et qui a pour formule K0,Ph0=+H0.

Ce métaphosphate se dissout dans 1,2 partie d’eau froide ou chaude. Sa solution possède une saveur saline, un peu amère. A100 degrés il perd son eau.

Lorsqu’on évapore ce sel avec une quantité équivalente de sel ammoniac, la solution laisse déposer d’abord des cristaux ayant la composition :

Ph*02*K3(AzH*) + 2 IPO,

puis 1111 sel double plus riche en ammoniaque et ayant probablement la composition PlPO-Mv(AzIP)^ (Fleitmann).

Liüdrom a décrit un trimétaphosphate de potasse 3PO%3KO. 11 l’obtient par double décomposition avec le sel barytique. Ce sel cristallise en prismes allongés très solubles {Bull. Soc. chim,, 1875, t. XXIII, p. 448).

IIYPOPHOSPHAÏES DE POTASSE.

Les sels de potasse de l’acide hypophosphorique ont été décrits par Salzer. Cet acide, dont la véritable formule, d’après l’auteur, est est tétraba-

sique. 11 donne par suite naissance à des sels à 1, 2, 3,4 équivalents de base.

Hypopliosphate tétrapotassique, P^0®,4K0 +16 HO. —Tables orthorhorabiques. Ce sel est soluble dans son poids d’eau, insoluble dans l’alcool. 11 fondé 40 degrés, perd 12110 à 60 degrés, et le reste à 150 degrés. 11 ne se décompose qu’à une température supérieure.

On ’obtient en saturant le sel dipotassique par la potasse caustique.

Hypophosphate tripotassique, P-0‘*,3K0,H0+6 HO. —^ Cristaux clinorhombiques, solubles dans 1/2 partie d’eau, présentant une réaction très alcaline. Ce sel perd toute son eau à 100 degrés sans fondre. 11 s’enflamme à une température élevée en laissant un résidu de pyrophosphate, de métaphosphate et d’oxyde de phosphore.

On l’obtient en saturant le sel dipotassique par le carbonate de potasse.

Hypophosphate dipotassique, P+®,2R0,2110. — Salzer l’a obtenu en prismes orthorhombiques renfermant 6H0, ou en tables clinorhombiques contenant 4HO. Ce sel est soluble dans 3 parties d’eau froide, et dans 1 partie d’eau bouillante. H est insoluble dans l’alcool.

On le prépare par double décomposition en partant du sel barytique correspondant.

Hypophosphate monopotassique, P+®,KO,3HO. — 11 cristallise en prismes clinorhombiques, solubles dans 11/2 partie d’eau froide et dans 1/2 partie d’eau bouillante. L’alcool le précipite de ses dissolutions aqueuses.

Ce sel est instable. Soumis à une seconde cristallisation, il se transforme en dihypophospbate tripotassique (P+®)^,3K0,5 HO. Chaufféàl20 degrés au contact de Pair, il fond, augmente de 5 à 6 pour 100 de son poids primitif, et se transforme en pyrophosphale acide et acide phosphoreux. Cette augmentation de poids serait due, d’après Salzer, à une absorption d’eau. En tubes scellés, à 130 degrés, il y a production d’acide pyrophosphoreux. A une température plus élevée, il se dégage de l’hydrogène, et le résidu est formé de métaphosphate et d’acide métaphosphorique.

On l’obtient en neutralisant l’acide par une quantité équivalente de potasse ou de carbonate de potasse.

POTASSIUM

Dihypophosphate tripotassique, (P-0«)^3K0,5H0-|-4.H0. —Ce sel cristallise en tables inaltérables à l’air. Il perd son eau à 100 degrés. 11 eslsoluble dans 2 1/2 parties d’eau froide et dans 4/5 d’eau bouillante. L’alcool décompose les solutions de dihypophosphate. Il-en précipite de l’hypophosphate dipotassique ; l’acide mis en liberté reste dans l’eau mère.

La préparation des hjpophosphates exige l’emploi d’un acide pur. M. Joly a perfectionné considérablement les procédés de M. Salzer, et, par l’emploi de l’orangé n° 3, il a augmenté les rendements dans une proportion notable.

En saturant l’hypophosphate de baryte par une quantité équivalente d’acide sulfurique, il a obtenu par évaporation dans le vide des cristaux d’acide bypophosphorique quadrihydraté que M. Salzer n’avait pas réussi à isoler. Ces cristaux, exposés dans le vide sec, perdent de l’eau sans s’eftleurir, se liquéfient partiellement, puis se transforment peu à peu en petits cristaux qui représentent l’hydrate normal P0^,2 HO.

Vers 70 degrés, l’acide bypophosphoreux se dédouble brusquement avec un dégagement de chaleur considérable, en un mélange d’acide phosphoreux et d’acide métaphosphorique (A. Joly, Comptes rendus de V Académie des sciences, t. C , p. 1058 et 1148, et t. CII, p. 110).

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