C 12 IP
Il Az.lIOAzO 3 .
La potasse réagit sur ces sels, en mettant en liberté ces alcalis, de même qu’elle déplace l’ammoniaque dans les sels ammoniacaux.
On peut encore étendre à ces alcalis la théorie de l’ammonium et les regarder comme des sels d’ammoniums composés, dérivés de l’ammonium, par la substitution partielle ou totale de radicaux carburés à l’hydrogène.
C’est ainsi que le chlorhydrate de méthylammine pourra être regardé comme du chlorure de méthylammonium :
AMMONIUM. — SELS AMMONIACAUX. 15
Le nitrate d’aniline, ou nitrate de phénylammine, comme un nitrate d’oxyde fie phénylammonium.
AzO.AzO 5 .
On peut concevoir une infinité d’ammoniums substitués correspondant à chacun des alcalis primaires, secondaires, tertiaires. Tels sont le di- et le triroéthylammonium :
Az
tfH 3
Az;
ie méthyléthylpropylammonium :
Le nombre en est égal à celui des combinaisons que l’on peut obtenir en associant un à un, deux à deux, trois à trois, des radicaux carburés, identiques ou différents, que l’on peut substituer à l’hydrogène, radicaux dont le nombre est lui-môme indéfini.
Les raisons que l’on peut mettre en avant pour admettre ces divers ammoniums substitués sont les mêmes que celles que nous avons données pour l’ammonium lui-même, moins les relations d’isomorphisme que l’on constate entre les sels ammoniacaux et les sels alcalins.
Nous venons de voir comment leur existence permet d’expliquer la constitution des sels formés par les ammoniaques composées. On a aussi obtenu des amalgames qui paraissent formés par l’union du mercure et de ces ammoniums substitués. C’est ainsi que M. Wetherill a obtenu un amalgame avec l’oxalate de méthylammine parfaitement pur ( Sillitn . Amer. Journ. 2 e sér., I, 369).