‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 3e cahierChapitre 41 sur 92 · C - Hr> ) c · texte numérisé non relu

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C 2 IFI + Il Az = ,11 1 É thylammine.

niétliylo. ,

ou enfin sur un alcali secondaire, ce qui donne un alcali tertiaire :

C*H»1 + G 4 11 5 | Az = [ AzI.

DiolhyUmmino. 1

M. Hofmann soumit la triéthylammine, base tertiaire, à l’action de l’iodure d’éthyle.

En chauffant le mélange des deux corps desséchés, il vit une réaction énergique se produire, et le liquide se solidifier en refroidissant, par suite de la for-

AMMONIUM. — SELS AMMONIACAUX. 17

mation d’une masse de cristaux blancs, anhydres, solubles dans l’eau, et répondant à la formule C 16 H S0 AzI; ce qui montre que ces cristaux résultent d’une combinaison directe de triéthylammine et d’iodure d’éthyle :

C 1J H l5 Az + C 4 H 5 1 = C l6 H*°Azl.

Triéthylammine. Iodure d’éthyle.

Il essaya l’action de la potasse sur ce corps, et vit qu’elle n’agissait ni à froid n i à chaud. Mais, tandis qu’on ne peut ainsi en séparer l’iode par les alcalis, comme pour les iodhydrates des alcalis primaires, secondaires, tertiaires, ou comme pour l’iodhydrate d’ammoniaque, on peut le séparer avec la plus grande facilité par les sels d’argent. En effet, le nitrate, le sulfate, l’oxyde d’argent, se comportent, avec ce composé ioduré, exactement comme avec l’iodure de potassium ou de sodium. Si l’on ajoute du nitrate d’argent à une dissolution de l’iodure, l’iodure d’argent se précipite tout de suite, et un nitrate reste dans la dissolution, nitrate cristallisable en aiguilles déliquescentes. II en est de même avec le sulfate, et dans ces deux cas la dissolution reste neutre. Si l’on met en digestion la dissolution de l’iodure avec de l’oxyde d’argent récemment précipité, la dissolution devient alcaline et il se forme de l’iodure d’argent ; il en est de même par l’action de la baryte sur le sulfate, le sulfate de baryte étant précipité. Ces réactions montrent une analogie frappante entre le nouvel iodure et les iodures métalliques, surtout ceux des métaux alcalins. En effet, le groupe Moléculaire, combiné avec l’iode dans l’iodure obtenu, se comporte comme le sodium ou le potassium ; ce groupe moléculaire peut être considéré comme de l’ammonium dans lequel tout l’hydrogène est remplacé par une proportion équivalente d’éthyle :

Ammonium.

Az = C‘ 6 H“Az.

Le nouveau composé cristallin doit être considéré comme de l’iodure de té tré thylammonium.

L’oxyde mis en liberté en traitant ce corps par l’oxyde d’argent présente une nature fortement alcaline; il est doué d’une grande causticité ; il saponifie les éthers et précipite les oxydes des sels métalliques; desséché dans le vide, il •cristallise en aiguilles extrêmement déliquescentes et attirant avec avidité l’acide carbonique ; ces cristaux, maintenus dans le vide, perdent de l’eau. Le •résidu est l’hydrate

CMP

AzO,HO,

-•lui est analogue à l’hydrate de potasse KOHO.

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