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C* H 5 AzI ’
On peut de même préparer avec ces iodures des oxydes présentant les propriétés de l’oxyde de triéthylammonium.
« En concluant, dit M. Ilofmanu, il ne peut être déplacé de considérer combien les recherches précédentes attaquent les idées reçues relativement à la constitution des sels ammoniacaux. Sans reproduire tous les arguments avancés par les partisans des nombreuses théories, nous pouvons rappeler ici qu’indépendamment de l’impossibilité d’isoler l’ammonium lui-même, l’instabilité de son oxyde a été tout de suite ajoutée, comme une des objections les plus importantes, contre la théorie de l’ammonium, suggérée primitivement par Ampère et élaborée ensuite par Rerzelius. Il mérite d’être noté que Berzelius établit expressément qu’il considère la dissolution du gaz ammoniac comme une dissolution aqueuse de l’oxyde d’ammonium hydraté.
» Cette idée, qui n’est qu’une conclusion logique de la généralisation des faits, est ébranlée, jusqu’à un certain point, par les caractères physiques et chimiques de cette dissolution. Chacun sait que, même à la température ordinaire, ce liquide se dédouble en eau et en ammoniaque, tandis qu’il présente le caractère de cette dernière d’une manière si prononcée, qu’il est difticile d’admettre que l’ammoniaque ait subi un changement aussi essentiel que doit l’être sa transformation en oxyde d’ammonium.
» Dans ces circonstances, quelque intérêt est attaché à la découverte d’une série de bases composées, correspondant dans leur composition à l’oxvde d’ammonium hydraté, dont elles diffèrent seulement en ce qu’elles contiennent du méthyle, de l’éthyle et de l’amyle au lieu d’hydrogène. Nous trouvons ici une différence très marquée entre les propriétés des ammoniaques composées et celles des oxydes d’ammonium. Dans les derniers, nous n’observons plus aucun trait qui puisse trahir positivement la présence des premières; toutes leurs habitudes, leur volatilité, leur odeur, leur goût, etc., sont complètement changés ; il y a une différence, entre les deux groupes, qui n’est pas inférieure à celle qui existe entre la potasse et l’ammoniaque. Les dissolutions des nouveaux oxydes peuvent être portées à l’ébullition pendant plusieurs heures, sans qu’il se dégage la plus petite quantité d’ammoniaque correspondante. Quelquesuns de ces oxydes, contenant plus ou moins d’eau de constitution ou de cristallisation, peuvent être obtenus actuellement à l’état solide. Il est évident que les arguments mentionnés ci-dessus comme allégués en réfutation de la théorie
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de l’ammonium, ne peuvent être élevés contre les ammoniums composés. Mais qui pourrait nier le parallélisme de ces substances avec le type Berzelius, avec I oxyde d’ammonium? »
Il est probable que l’oxyde d’ammonium, AzH 4 0, doit exister réellement en solution, bien qu’il soit très instable. En fait, on connaît l’hydrate AzH 3 ,2HO, qui peut cristalliser dans un mélange réfrigérant. On peut le regarder comme on hydrate d’oxyde d’ammonium AzH 4 0. Il correspond probablement à l’hydrate de potasse KOHO, ou à l’hydrate de tétréthylammonium :
Mais si l’existence des alcalis quaternaires est un argument en faveur de l’existence du groupe AzH‘, il faut reconnaître cependant qu’au contraire ce n est pas une raison de penser que le groupe AzH 4 , si on l’isole jamais, doive avoir l’aspect métallique. Il doit exister en effet un nombre indéfini d'ammoniums composés, tels que le tétréthylammonium, correspondant à toutes les combinaisons que l’on peut faire en associant quatre radicaux carburés identiques ou différents ; le nombre, comme on le voit, en est infini. Il faut y joindre •es ammoniums composés, qui correspondent aux ammoniaques primaires, secondaires, tertiaires, nombre qui est lui-même indéfini, ainsi que nous l’avons vu.
U n’est pas probable qu’il existe ainsi une infinité de corps doués de l’aspect métallique et correspondant à chacun des alcalis artificiels ou naturels, en nombre infini, que l’on peut former dans les laboratoires et que l’on trouve dans la nature, car les derniers peuvent être rattachés aux premiers ; ils forment des sels à la façon de l’ammoniaque, et l’on peut leur appliquer de la même manière les mêmes théories.