‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 4e cahierChapitre 26 sur 90 · SULFARSÉNIATE D’AMMONIAQUE ET DE MAGNÉSIE · texte numérisé non relu

SULFARSÉNIATE D’AMMONIAQUE ET DE MAGNÉSIE

Quand on mélange des dissolutions alcooliques de sulfarséniates de magnésie et d’ammoniaque, il se forme un sel double, soluble dans l’eau, qui se présente en aiguilles cristallines, blanches et ténues. Sa solution dégage du sulfhydrate d’ammoniaque par l’ébullition.

SULFARSÉNITE ET HYPOSULFARSÉNITE DE MAGNÉSIE.

Le pyrosulfarsénite de magnésie, AsSl(SMg)’, est soluble et se dessèche sans cristalliser. Repris par l’eau, il abandonne de Yhyposulfarsénile, AsS^SMg, brun rouge, insoluble.

NIYOIT. — MAGNÉSIUM.

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PHOSPHURE DE MAGNÉSIUM. PhMg*.

Le phosphure de magnésium est dur, cassant, infusible au rouge, d’un gris d’acier; sa cassure est fibreuse et cristalline avec un éclat métallique. On le prépare en faisant agir du phosphore fondu sur le magnésium chauffé au rouge dans un courant d’hydrogène, ou en chauffant du phosphore rouge avec de la limaille de magnésium; la réaction est très vive.

Le phosphure de magnésium décompose l’eau et les acides en donnant de l’hydrogène phosphoré et de la magnésie ou le sel correspondant. Il se décompose à l’air humide (Parkinson, Chem. Soc. (2), t. V, p. 117).

ARSÉNIÜRE DE MAGNÉSIUM.

L’arséniure de magnésium se forme quand on chauffe au rouge, dans de l’hydrogène, un mélange d’arsenic et de magnésium en limaille. Sa formule paraît être AsMg’. Il est brun, peu fusible, à cassure grenue, à faible éclat métallique, et se délite à l’air (Parkinson, loc. cit.).

SaiCIURE DE MAGNÉSIUM.

Pour préparer le siliciure de magnésium, on pulvérise dans un mortier chaud le mélange suivant :

Chlorure de magnésium fondu.... 40 grammes Hydrofluosilicate de soude sec.... 35 —

Chlorure de sodium. 10 —

On ajoute à ce mélange 20 grammes de sodium coupé en petits morceaux; puis on verse le tout dans un creuset de Hesse chauffé au rouge; on donne un fort coup de feu, et, quand les crépitations ont cessé, on retire le creuset et on le laisse refroidir. On peut substituer au chlorure de magnésium du chlorure double de sodium et de magnésium et à l’hydrofluosilicate de soude un mélange de cryolilhe et de silicate de soude.

On trouve dans le creuset une masse gris noirâtre fondue, remplie de globules et de lamelles d’un éclat métallique. Cette matière, dont la composition est SPMg% paraît constituer deux siliciures de magnésium mélangés de silicium. L’un de ces siliciures, SiMg^ fournit de l’hydrogène silicié; l’autre, SPMg’, fournit de l’hydrogène et du protoxyde de silicium, par l’action de l’acide chlorhydrique (Woehler, Ann. de chim. et dephys. (3), t. LIV, p. 218).

On peut encore préparer le siliciure de magnésium au moyen d’un mélange de :

Chlorure, de sodium. 21/2 grammes

Hydrofluosilicate de soude. 7 —

Magnésium en petits fragments.. 21/2 —

Un introduit ce mélange dans un creuset de Hesse, au fond duquel est disposée une couche de chlorure de sodium fondu et pulvérisé; on le recouvre d’une couche du même sel; puis on chauffe dans un fourneau à vent. Quand la réaction est terminée, on retire le creuset du feu, on remue le contenu avec une spatule d’argile, on couvre et on laisse refroidir.

Le culot métallique obtenu par ce procédé est un mélange de magnésium et de siliciure de magnésium, dont on sépare le métal par une solution étendue de sel ammoniac. Le siliciure de magnésium, qui reste en cristaux, n’est attaqué qu’à chaud par le sel ammoniac, en donnant de l’hydrogène silicié (Geuther, Bull, de la Soc. chim., 1866, t. VI, p. 196).

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