‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 4e cahierChapitre 49 sur 90 · PRÉPARATION · texte numérisé non relu

PRÉPARATION

Finement divisé, l’aluminium brûle dans un courant de chlore; il en résulte du chlorure d’aluminium, qui se sublime (Wôhler).

(1) Debray, loc. cit.

(2) Ibid.

(3) Complet rendus, t. XLIV, p. 5t.

ALUMINIUM

Le chlorure d’aluminium pur s obtient en chauffant un mélange d’alumine et de charbon dans un courant de chlore.

Cette méthode, imaginée par Œrstedt, fut appliquée par Wôhler de la manière suivante :

On calcine d’abord, dans un creuset couvert, une pâte formée en mélangeant de l’alumine et du charbon en poudre avec du sucre et de l’huile. La masse charbonneuse ainsi obtenue est ensuite soumise à l’action d’un courant de chlore dans un tube de porcelaine porté au rouge. La vapeur de chlorure d’aluminium se condense dans une allonge en verre adaptée au tube de porcelaine assez près du fourneau pour que le tube ne soit pas obstrué par le chlorure condensé.

Liebig préparait le mélange d’alumine et de charbon en ajoutant un léger excès de chlorure de baryum à cinq parties d’alun débarrassé de fer, afin d’en séparer l’acide sulfurique. Après avoir ajouté au liquide filtré 5 parties de sucre ou d’amidon, il évaporait à sec et calcinait.

Pour éviter toute perte de chlorure d’aluminium. Bunsen conseille de chauffer le mélange d’alumine et de charbon dans un large ballon, sur le col duquel se trouve adapté le col d’un ballon renversé. Un large tube qui traverse le fond de ce dernier ballon amène le chlore jusqu’à la partie inférieure du premier ; le chlorure d’aluminium se condense en totalité dans le ballon supérieur.

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