‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 4e cahierChapitre 62 sur 90 · ALUMINIUM, BORE ET CARBONE · texte numérisé non relu

ALUMINIUM, BORE ET CARBONE

AFG*Bo**. — Cette combinaison a été également obtenue à l’état cristallisé par Hampe (1), en réduisant l’acide borique par l’aluminium, mais en opérant cette fois dans un creuset en charbon des cornues à gaz ou en graphite.

Il est avantageux de se servir d’un creuset en graphite et de le recouvrir inté- . rieurement d’une couche de graphite pur de 4 millimètres d’épaisseur environ ; car alors le creuset n’est pas détérioré par l’acide borique en fusion, et le produit de la réaction ne peut être souillé ni par le fer, ni par le silicium.

Le creuset contenant l’aluminium et l’acide borique doit être placé dans un creuset de Hesse, et l’intervalle entre les deux est rempli par une couche de charbon. Chaque couvercle est luté à son creuset au moyen d’une pâte de kaolin. Enfin le foyer doit être maintenu pendant cinq heures environ à une température supérieure à celle où se produisent les cristaux noirs dont il a été question cidessus.

Après l’opération, on extrait du creuset un culot d’aluminium enveloppé d’une scorie de borate d’alumine et d’alumine insoluble; on isole ce culot aussi bien que possible, et on le traite alternativement par une lessive de potasse étendue et par l’acide chlorhydrique dilué aussi longtemps qu’il y a dégagement d’hydrogène. Le résidu se compose de cristaux noirs de borure d’aluminium AHBr** et de cristaux jaunes constituant la combinaison cherchée ; ces derniers sont également disséminés dans la couche d’alumine insoluble; on les isole par un triage à la main.

Ces cristaux sont d’une couleur jaune de miel ; par leur éclat, ils sont comparables au diamant.

Ils appartiennent au système du prisme droit à base carrée ; leur dureté est comprise entre celte du corindon et celle du diamant ; leur densité est 2,615.

Ils ne s’enflamment pas dans l’oxygène, même à haute température ; sous l’action de la chaleur, les acides chlorhydrique et sulfurique les attaquent superficiellement; l’acide azotique concentré les dissout à chaud lentement, mais complètement.

Ils résistent complètement aussi bien à l’action de la lessive de potassq bouillante qu’à celle du nitre fondu ; ils prennent feu dans l’bydrat' de potasse ou le cliromale de plomb chauffés jusqu’à leur température de fusion.

(1) A)in. (1er CImeie und Pharm., l. CLXXXllI, p. 90.

ALUMINIUM

Hampe a trouvé pour leur composition les nombres suivants ;

Calcul.

Aluminium. 13,15 12,96

Carbone. 3,76 3,70

Bore. ) 83,26

AZOTDRE d’aluminium

Si l’on chauffe à haute température de l’aluminium dans un creuset de charbon, ce métal ne, se combine pas au carbone, mais se transforme partiellement en azoture d’aluminium. Mallet (1) est parvenu à obtenir ce produit en assez grande quantité pour déterminer sa composition, en chauffant pendant quatre ou cinq heures à très haute température de l’aluminium dans du carbonate de soude sec ; ces matières sont placées dans un creuset en charbon ou en chaux, qu’on introduit dans un deuxième creuset en graphite de plus grande dimension ; l’intervalle entre les deux est comblé par du noir de fumée.

Le carbonate de soude est en partie décomposé ; l’aluminium se transforme partiellement en alumine, du sodium se vaporise et du charbon se dépose.

Après refroidissement, on trouve à la surface et dans les cavités du culot de petits cristaux jaunes ainsi que des croûtes amorphes de même couleur ; pour recueillir ces différentes parties du produit principal, on dissout presque complètement le culot par l’acide chlorhydrique très étendu, après quoi on les sépare par le triage au moyen de la loupe.

Les cristaux d’un Jaune de miel ainsi obtenus paraissent être de petits prismes rhombiques pouvant avoir 0,2 de millimètre de longueur.

Les parties amorphes ont la même couleur.

Calciné au contact de l’air, ce composé abandonne lentement son azote et l’aluminium s’oxyde.

Dans l’air humide, il s’altère spontanément; il perd peu à peu sa transparence, devient d’un jaune de soufre, et finit, après une quinzaine de jours, par se résoudre en une poussière d’alumine ; l’azote se transfol^ne simultanément en ammoniaque.

Fondu avec de l’hydrate de potasse, il dégage de l’i^tfimoniaque et forme de l’aluminate de potasse. /“

Composition.

Calculé.

Alumine.

(Il Ann. (1er Chemie und Pharm., t. CLXXXVI, p. 155.

ENCYCLOFÉÜIE CHIMIQUE.

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