‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 4e cahierChapitre 61 sur 90 · ALUMINIUM ET BORE · texte numérisé non relu

ALUMINIUM ET BORE

1“ AlDo. — Ce composé a été obtenu pour la premîèpe fois par H. Sainle-CIaire Deville et Wôhler (1) dans la préparation du bore criglalliflé ; ces savants l’avaient tout d’abord considéré comme étant du bore graphitoïde, mais plus tard ils ont reconnu que celte substance était 'en réalité une combinaison de bore et d’aluminium.

On î’o'btient en chauffant le bore en présence de l’aluminium, ou en réduisant l’acide borique par ce métal, à la condition de ne chauffer ni trop fort, ni trop longtemps.

On pteut aussi faire passer sur de l’aluminium, disposé dans une nacelle de porcelaine vers la partie centrale d’un tube de porcelaine chauffé au rouge, un courant de chlorure de bore mélangé avec de l’oxyde de carbone ; du chlorure d’aluminium se ■volatilise, et il reste une masse cristalline, facilement clivable, dont'la surface est recouverte de larges feuilles hexagonales, douées d'un vif éclat métallique.

Pour enlever l’alurainium en excès, on traite successivement le légule ainsi obtenu par de l’acide ■chloi’fiydrique, et par une lessive de sO'Ude; au besoin on achève de le purilier avec de l’aoide fluorbydriqne.

Finalement, le résidu est composé de tables hexagonales, très minces, complètement opaques, dont la couleur rappelle celle du cuivre ; elles portent des jiseaux peu apparents sur leurs bords.

Ce composé ne brûle pas à l’air, même si on le porte au rouge ; mais alors sa couleur passe au gris d’acier sombre. Il brûle dans un courant de chlore, en donnant du chlorure de bore et du chlorure d’aluminium.

Il se dissout lentement à chaud dans l’acide chlorhydrique concentré et dans une lessive de soude.

L’acide nitrique quelque peu concentré l’attaque, au contraire, très facilement.

Ïrouïd.

, Composition. .m , , Calculé.

Aluiuûie.. 5A,7il .54,02 65,55

Bure ..... ,* »

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2“ AlBo®. — Cette combinaison a été obtenue p«r Hampe, en chauffant pendant deux ou trois heures, à la température de fusion du fer, de l’acide borique et de l’aluminium, en évitant avec soin la présence du charbon.

(1) Ann. de chim. et de phj». ,(3), t. LU, p. 67.

ALUMIHIÜM.

Il convient d’employer, pour exécuter cette opération, un creuset de terre de bonne qualité ; on y introduit 200 grammes d’acide borique anhydre, et 100 grammes d’aluminium en un seul morceau ; on lute le couvercle avec une pâte de kaolin.

Le creuset ainsi préparé est introduit dans un creuset de Hesse, et l’intervalle qui existe entre les deux est rempli avec du sable quartzeux préalablement lavé à l’acide chlorhydrique ; le couvercle du deuxième creuset est luté comme le premier.

Après avoir maintenu le mélange à la température de la fusion du fer pendant trois heures environ, on laisse refroidir les creusets aussi lentement que possible ; cette précaution est indispensable pour obtenir des cristaux volumineux.

•Sil'on brise le creuset, on en retire un culot, oùi’on peut distinguer trois parties essentielles : celle qui est à la partie, supérieure est composée de borate d’alumine ; celle qui est au milieu est de l’alumine extrêmement dure, qui a emprisonné quelques cristaux noirs de borure d’aluminium ; enfin la partie qui occupait'le fond du creuset est un régule d’aluminium rempli de ces mêmes cristaux noirs.

Pour mettre ces cristaux en liberté, après avoir débarrassé aussi bien que possible le régule d’aluminium de la scorie adhérente, on le traite pard’acide chlorhydrique; l’aluminium se dissout, et on mét en liberté une matière floconneuse blanche, qui est de la silice ; on voit aussi apparaître quelques tloeons jaunes et enfin une masse de crisbaux dans laquêlle on peutdisfinguerles petites feuilles du borure AlBo, des petites paillettes brun^chocolat constituées par du silicium et enfin les cristaux noirs du composé cherché.

En traitant ce dépôtparunelessivede potasse, on dissout les flocons siliceux ; en maintenant ensuite le résidu dans une dissolution de potasse portée à l’éjullition aussi longtemps qu’il y a dégagement d’hydrogène, on dissout la silice et'le borure d’aluminium AlBo.

Les cristaux noirs qui restent après cette opération ne contiennent plus comme impureté que du corindon; on peut essayer de les trier à la main, mais on peut aussi traiter le mélange par de l’acide sulfurique bouillant ; ce traitement dure au moins une semaine ; de temps en temps on jette l’acide qui a servi, et, après avoir lavé les cristaux à l’acide chlorhydrique, on les traite de nouveau par l’acide sulfurique; toutefois, en opérant ainsi, on risque d’attaquer superficiellement le produit principal.

Après que la purification est aussi complète que possible, on a des cristaux de couleur noire, mais qui, sous une faible épaisseur, sont transparents et paraissent d’un rouge sonibre.

Ils dérivent d’un prisme monoclinique ; leur densité à 17 degrés est égale à 2,5315; ils sont plus durs que le corindon, mais ils se laissent rayer par le diamant.

L’oxygène est sans action sur eux à haute lemi>éi’atm’e, ils sont inattaquables par l’acide chlorhydrique et la potasse eu dissolution ; l’acide sulfurique bouil-

fl) Ann der Chemie und Pharm., t. CLXXIII, p. 75.

lant les attaque à peine, mais l’acide azotique concentré les dissout complètement sous l’action de la chaleur.

Trouvé.

Composition. .-— - Cakulé.

Aluminium... 16,85 17,00 It'.SO 17,19

Bore. » » » 82,81

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