AVEC LES PHOSPHATES U’ALUMINE NATURELS
Ces minerais qui nous viennent des Indes occidentales renferment de l’acide phosphorique, de l’alumine et un peu de fer.
Pour transformer en alun l’alumine qu’ils contiennent, le traitement le plus simple consiste à les attaquer directement par les acides chlorhydrique ou sul-
(1) Dingler's Pohjtechnische» Journal, t. CXCIV, p. 351.
ALUMINIUM
furique, à ajouter eusuite du sulfate de potasse ou d’ammoniaque à la solution, et enfin à faire cristalliser (1).
M. Spence, dont nous avons déjà parlé ci-dessus, se sert de ces minerais pour faire de l’alun d’ammoniaque en les traitant de la manière suivante:
Le minerai, réduit en petits fragments, est mélangé avec du charbon, puis porté au rouge dans une espèce de four à chaux; le résidu de cette calcination est ensuite attaqué par l’acide sulfurique de densité 1,6 dans des bassines en plomb où arrive un courant de vapeur d’eau. Lorsque la dissolution est complète, on l’étend d’eau jusqu’à lui donner la densité 1,45 et on la fait arriver dans des vases de plomb entièrement clos. On fait ensuite barbotter dans celte liqueur un courant de gaz ammoniac provenant de la distillation des eaux ammoniacales du gaz d’éclairage ; on la décante enfin dans les vases où doit se faire le dépôt des cristaux d’alun.
Les eaux mères renferrçent de l’acide phosphorique, des sulfates d’alumine et de fer en petites quantités, et enfin du sulfate et du phosphate d’ammoniaque
On en relire encore une certaine quantité de matières que l’agriculture utilise.