TI
ÏIO^HO..
Propriétés. — C’est une
1 poudre brune, insoluble i
dans l’eau et dans les alca-
lis étendus.
Sa chaleur de formation est, d’après Thomsen :
Tl + 0^ + HO = peroxyde hydraté, dégage par équivalent :
+ 4tc.ii,7.
Lamy avait trouvé que ce composé conserve encore un équivalent d’eau à 100 degrés; mais cette assertion paraît inexacte. D’après Strecker, il ne resterait plus que 1/3 HO. Birnbaum a prétendu même que l’oxyde desséché à 100 degrés devient tout à fait anhydre.
Plus vraisemblablement, dès 60 ou 70 degrés, le peroxyde brun perd de l’oxygène, en même temps que de l’eau ; à 100 degrés, cette destruction est
3i6 ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE.
encore pins notable. Elle est accompagnée d’une absorption d’acide carbonique, qui compense la perte d’oxygène, de sorte que les pesées ne semblent indiquer qu’une déshydratation. Celle-ci ne paraît totale qu’à H5 degrés, mais le résidu contient du protoxyde (Werther).
Le peroxyde hydraté traité par l’acide chlorhydrique étendu se dissout avec facilité en donnant du trichlorure de thallium ; si on opère en liqueur concentrée, il se dégage du chlore par réduction de l’oxyde.
L’acide sulfurique concentré le dissout avec dégagement de chaleur, et perte d’oxygène ; l’acide un peu étendu le dissout sans décomposition, à une douce chaleur.
L’acide sulfureux le réduit immédiatement avec formation de sulfate thalleux ; de même l’acide arsénieux donne de l’arséniate de protoxyde.
L’acide lartrique le réduit à l’ébullition : il se dégage de l’acide carbonique, et la liqueur contient du tartrale et du formiate thalleux. L’acide oxalique ne le réduit que par une ébullition prolongée : il forme tout d’abord de l’oxalate de peroxyde, poudre blanche insoluble assez stable.
Chauffé avec une solution concentrée de chlorhydrate d’ammoniaque, il se dissout totalement, avec dégagement de gaz ammoniac, et production de trichlorure ammoniacal :
T103,H0 + 3 AzH*Cl = TlC13{AzH3)3 + i HO,
la liqueur étendue d’eau redonne du peroxyde noir par une réaction à peu près inverse (Willm) (1).
L’hydrate de peroxyde se détruit au contact de l’eau oxygénée : la présence d’acide chlorhydrique paraît accélérer beaucoup la réaction (Schœnbèin, Willm, Weltzien).
ACIDE THALLIQUE (?).
Carstanjen a admis l’existence d’un acide thallique soluble plus oxygéné que le peroxyde TIO^ qui serait comparable à l’acide manganique. Il a basé ses conjectures sur l’observation suivante ;
Quand on dirige un courant de chlore à travers du peroxyde hydraté de thallium, récemment précipité, en suspension dans une lessive concentrée de potasse, le liquide prend une coloration intense d’un rouge violacé. La liqueur peut être évaporée, étendue, ou filtrée sur du papier, sans décomposition ; mais l’addition d’acide sulfurique produit des torrents d’oxygène et du sulfate thalleux ; l’acide chlorhydrique fournit du chlore et du chlorure thalleux. Carstanjen a considéré ce liquide coloré comme une dissolution de thallate de potasse (Jowrn. f. prakt. Chem., CI, 55).
(1) Le dégagement de gaz ammoniac provient de la décomposition par l’ébullition du trichlorure ammoniacal.
THALLIUM