‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 6e cahierChapitre 297 sur 305 · RECHERCHE ET DOSAGE DU THALLIUM · texte numérisé non relu

RECHERCHE ET DOSAGE DU THALLIUM

RECHERCHE QUALITATIVE

Pour rechercher le thallium dans une substance, la méthode la plus rapide en même temps que la plus commode est l’analyse spectrale (voy. Spectre du thallium, p. 333). Le plus souvent les minerais thallifères donnent de suite la raie verte caractéristique. Si l’on doit faire l’essai d’un soufre brut, il est bon d’enlever la plus grande partie du soufre par le sulfure de carbone et d’observer le résidu. S’il y a beaucoup de sels de sodium et peu de thallium, on ne reconnaît le spectre de ce dernier qu’en introduisant dans la flamme l’essai un peu humide et observant le spectre qui se forme tout d’abord.

Pratiquement on recherchera principalement le thallium dans le précipité formé par l’acide chlorhydrique : celui-ci est lavé à l’eau bouillante, et dans la liqueur filtrée on ajoute de l’iodure de potassium : le thallium se trouvera dans le précipité obtenu, et sera reconnu au spectroscope.

On pourra aussi le chercher par le même moyen dans le précipité de sulfures formé par l’acide sulfhydrique sur la solution acide de la substance : le thallium, qui dans les conditions normales n’est pas précipité par l’hydrogène sulfuré de ses dissolution acides, peut en effet se séparer en combinaison avec le sulfure d’arsenic.

Il faut également examiner le précipité de sulfures obtenu dans la marche analytique normale par l’action du sulfhydrate d’ammoniaque sur la liqueur additionnée de chlorhydrate d’ammoniaque et d’ammoniaque. On dissout dans l’acide chlorhydrique étendu et bouillant une portion du précipité, on ajoute de l’acide sulfureux pour réduire le chlorure ferrique qui pourrait s’y trouver ; puis on neutralise avec de l’ammoniaque, et on ajoute de l’iodure de potassium : le thallium se précipite à l’état d’iodure, qu’on essaye par la méthode spectrale.

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