I. — Dosage du tiiallidî au minumum
Le dosage du thallium dans les sels llialleux peut être effectué par plusieurs méthodes en poids :
•1“ A l’état de chlorure;
2“ A l’état de chloroplatinate;
3“ A l’état d’iodure ;
4” A l’état de sulfure ;
5“ A l’élat de chromate.
Le dosage volumétrique est réalisé facilement par le permanganate de potasse.
1“ Dosage à l’état de chlorure. — On peut se contenter de précipiter le sel thalleux par l’acide chlorhydrique : le chlorure blanc caillebotté est recueilli sur un filtre taré, lavé à l’alcool et séché à 100 degrés. Le procédé est mauvais à cause de la solubilité, faible, il est vrai, du chlorure ; 1 partie se dissout à 16 degrés dans 377 parties d’eau (Hebberling).
100 de chlorure contiennent 85,18 de métal.
2° Dosage à l’état de chloroplatinate. — Le chloroplatinate thalleux, étant à peu près complètement insoluble, peut servir avantageusement pour doser le thallium. 1 partie se dissout dans 15 585 parties d’eau à 15 degrés et dans 1948 parties d’eau bouillante. On précipite le sel thalleux par le chlorure platinique additionné d’acide chlorhydrique : le chloroplatinate jaune pâle est recueilli sur un filtre taré, et pesé après dessiccation à 100 degrés (Kuhlraann, Bull. Soc. chim., 1864 [2], I, 330). Le précipité passe facilement à travers les filtres.
100 grammes de chloroplatinate renferment 49s*',81 de thallium.
3° Dosage à l’état d’iodure. — L’iodure thalleux est aussi insoluble que le chloroplatinate. On ajoute au liquide que l’on veut analyser, de l’iodure de potassium : la précipitation doit se faire à froid dans un vase cylindrique facile à nettoyer, car l’iodure s’attache fortement aux parois. Au bout de quelques heures, on décante sur un filtre taré (à 100 degrés) et on lave plusieurs fois par décantation avec une solution faible d’iodure potassique. Puis on finit de laver l’iodure sur le filtre avec un peu d’eau pure. On peut aussi laver à l’alcool. On sèche le filtre à 100 degrés et on pèse (Willm).
100 parties d’iodure contiennent fila,63 de thallium.
4° Dosage à l’état de sulfure. — Les sels thalleux donnent avec le sulfhyclrate d’ammoniaque (incolore) un précipité de sulfure thalleux noir, insoluble dans un excès du réactif. Le précipité est lavé avec de l’eau chargée d’hydrogène sulfuré, puis séché à 100 degrés sur son- filtre dans une atmosphère d’acide sulfhydrique.
THALLIÜM.
iOO parties de sulfure renferment 92 p, 77 de métal. Ce procédé est difficile à suivre dans la pratique, à cause de la facile oxydation du sulfure, qui est transformé en sulfate.
. 5“ Dosage à l'état de chromate. — On a recommandé le dosage à l’état de chromate neutre T10,Cr0’ : on ajoute à la solution neutralisée du sel thalleux, du chromate neutre de potasse. On recueille le précipité sur un filtre taré, on sèche à 100 degrés et on pèse.
100 parties de chromate renferment 77r,77 de métal.
6“ Dosage volumétrique par le permanganate de potasse. — Le principe de cette méthode est la transformation totale du chlorure thalleux en chlorure thallique par le permanganate de potasse en liqueur étendue.
On ajoute à la solution du sel thalleux un peu d’acide chlorhydrique et une quantité d’eau chaude suffisante pour dissoudre tout le chlorure formé. Dans la liqueur maintenue à 75 degrés on verse peu à peu une dissolution titrée de permanganate de potasse, qui se décolore tant qu’il reste du chlorure thalleux non transformé. Quand cette oxydation est terminée, une goutte de caméléon suffit pour colorer le liquide : la fin de la réaction est très facile à saisir Willm).
La liqueur de permanganate peut être titrée par un sel thalleux pur, ou par le fer.
Pour former TIO® au moyen de TIO, il faut que le permanganate fournisse 2 O, c’est-à-dire quatre fois plus d’oxygène que pour donner FeO’'- à partir de FeO. Pour suroxyder 204 grammes de thallium, il faut autant de caméléon que pour suroxyder 4 X ^8 ou li2 grammes de fer. Si la solution est titrée par le fer, on aura le titre au thallium en multipliant par = 1,83030.