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CHLORURES DOUBLES DES MÉTAUX ULTÉRIEURS

Le chlorure de zinc forme avec quelques autres chlorures métalliques des chlorures doubles, qui seront décrits ultérieurement à côté des métaux correspondants.

Le chlorure de mercure IlgCl donne un chloruredouble en aiguilles très déliquescentes (Bonsdorff).

Le sesquichlorure d’or se combine également : on a décrit ; ZnCl,Au-CF, 8110, clinorhombique (Topsoe), et ZnCl,Au^GF, 12H0, orthorhomhique (Bonsdorff).

Il en est de même des chlorures de platine. Il y a les chlorures doubles : ZnCl,PlCl,

petits cristaux obtenus par Hünefeld ;

Znt;i,PtC12,6H0,

en rhomboèdres, décrits par Bonsdorff.

Le chlorure de palladium se comporte de même et donne aussi par simple mélange des solutions :

ZnCl,PdC12,6HO,

en rhomboèdres de même angle (Topsoë).

KNCYCLOPÉDIE CHIMIQUE.

OXYCHLORURES DE ZINC.

Formation. — Les conditions de formation des oxychlorures de zinc sont nombreuses :

1“ On peut d’abord en obtenir directement par la combinaison du chlorure avec l’oxyde. Quand on mélange de l’oxyde de zinc avec une solution concentrée de chlorure de zinc, on observe un dégagement de chaleur notable, puis, si l’on opère à froid, la masse s’épaissit, devient pâteuse, puis dure.

2° On peut produire des oxychlorures en dissolvant du zinc métallique dans une solution de chlorure de zinc ; de l’hydrogène se dégage, et le chlorure basique se précipite.

3° Quand on évapore du chlorure de zinc jusqu’à consistance sirupeuse, il se dégage de l’acide chlorhydrique. Le sirop, encore limpide, devient gélatineux par refroidissement, à cause du dépôt partiel d’un oxychlorure hydraté, qui se redissout quand on chauffe. Cette liqueur sirupeuse, additionnée d’eau, fournit un précipité blanc volumineux d’oxychlorure:

On parvient tout de suite à cette solution en saturant d’oxyde de zinc de l’acide chlorhydrique concentré et chaud.

4" On obtient aussi des oxychlorures en détruisant par un excès d’eau les chlorures ammoniacaux de zinc.

5“ La formation des oxychlorures n’exige pas d’ailleurs l’intervention de l’eau. Si l’on projette sur du zinc fondu et recouvert d’une couche d’oxyde, quelques fragments de chlorhydrate d’ammoniaque, il se dégage du gaz ammoniac, et il se forme une couche d’oxychlorure de zinc, au-dessous de laquelle le zinc se trouve parfaitement brillant (Bunsen, Ann. der Chem, und Pharm., CXLVI, 265).

Composition. — La composition des oxychlorures fournis par les divers procédés de préparation est assez variée; en négligeant l’évaluation des quantités d’eau, qui peut donner lieu à des variations spéciales selon le mode de dessiccation du produit, nous trouvons décrits, par divers chimistes, huit composés différents :

ZnCl|2ZnO -j- Aq.

ZnCl,5/2ZnO-I-Aq.

ZnCl,3ZnO-1-Aq.

ZnCI,4ZnO -f- Aq.

ZnCI,5ZnO -f- Aq.

ZnCl,6ZnO -[- .Aq.

ZnCl,8ZnO -|- Aq.

Znd,9ZnO -{- Aq.

Dans cette série, la quantité d’oxyde uni au chlorure croît d’une manière à peu près continue.

D’autre part, parmi tous ces produits, un seul paraît cristallisé, et encore

ZINC

d’une manière confuse, et d’ailleurs une même préparation a donné à divers observateurs des résultats discordants. Nous devons sans doute, en conclure que, le plus souvent, on ne produit que dê véritables mélanges, la formule des vrais oxychlorures étant difficile à établir.

Ces circonstances ne nous permettent pas de faire successivement, et par ordre, l’histoire de ces divers corps. Nous étudierons plutôt l’un après l’autre les divers modes de formation.

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