‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 6e cahierChapitre 66 sur 305 · CARBURE DE ZINC · texte numérisé non relu

CARBURE DE ZINC

Le zinc du commerce contient presque toujours une certaine proportion de carbone, qui parait s’y trouver mécaniquement entraîné pendant la distillation.

Berzelius le regardait au contraire comme combiné au métal. Il regardait aussi comme un carbure de zinc, la poudre noire obtenue en calcinant le cyanure de zinc en vase clos. Cette poudre, projetée sur des charbons ardents, brûle avec flamme en produisant des flocons d’oxyde de zinc. C’est sans doute un simple mélange de métal et de charbon.

AZOTOBORURE DE ZINC.

On chauffe pendant une heure au rouge blanc dans un creuset brasqué 2 parties d’acide borique vitreux et 5 parties de cyanure de zinc. On reprend la masse blanche par l’acide nitrique. Après lavage et dessiccation, on a un corps blanc pulvérulent, qui est fort peu attaquable.

Chauffé au rouge au chalumeau, il ne fond pas, mais colore en vert la flamme d’oxydation. Projeté dans du chlorate de potasse fondu, il y brûle avec une flamme pâle bleuâtre.

Il est insoluble dans les acides même concentrés et dans l’eau régale. Chauffé au rouge dans un courant d’hydrogène ou de chlore, il demeure inaltéré ; il en est de même dans les vapeurs de sublimé corrosif ou de potassium.

Les solutions des alcalis caustiques même concentrées, ne l’attaquent pas ; mais fondu avec de l’hydrate de potasse, il se détruit lentement, en dégageant beaucoup d’ammoniaque.

Avec le chlorure de plomb ou le chlorure d’argent, il donne au rouge du chlorure de zinc et des boronitrures de ces métaux.

La composition du boronitrure de zinc n’est pas connue (Balmain, Philos. Magaz., t. XXI, p. 270).

ARSÉNIOSILICIURE DE ZINC.

On fond ensemble du zinc et du silicium avec un excès d’arsenic, sous une couche de cryolithe et de sel marin. La masse obtenue se dissout dans l’acide chlorhydrique en dégageant de l’hydrogène arsénié, et laissant un résidu formé d’arséniure solide d’hydrogène et d’arséniure de silicium (Winkler, Journ. fur prakt. Chem., t. XCI).

HVDRURE DE ZINC.

L’existence d’une combinaison du zinc avec l’hydrogène, admise par quelques chimistes, est extrêmement douteuse.

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