‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 7e cahierChapitre 19 sur 93 · IH ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE · texte numérisé non relu

IH ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE

aussi facile que celle du composé potassique. M. Marignac n’a pu obtenir qu’un sel double.

Lorsque l’on dissout, à l’aide de la chaleur, le fluoxyniobate lamellaire dans un excès d’acide fluorhydrique, il se dépose par refroidissement des prismes très lins, groupés en mamelons, qui ont comme composition :

Nb2Fr>,2 AzH*Fl + Nb’^O-Fls.AzH^FI.

FLUONIOBATE DE ZINC (3JNIj-Fl''-f 10ZiiFl + 5HFl-j-5GHO).

Obtenu en dissolvant équivalents égaux de carbonate de zinc et d’acide niobique dans l’acide fluorhydrique concentré. Cristallise par évaporation en prismes allongés à six pans. Dégage à l’air de l’acide fluorhydrique ; décomposé par l’eau bouillante (Birger-Santesson).

Trouve. Calcult^.

Nb. 16,70 16,64 16.73

Zn. 19,21 19,37 19,28

Fl. » 32,54 33,80

FLUomoBATE DE cADMiUiM (3 Nb^FF +10 CdFl5 HFl-f" 56 HO).

Obtenu comme le sel de zinc. Prismes allongés et transparents qui deviennent opaques en perdant de l’acide fluorhydrique. Insoluble dans l’eau (B.-Santesson).

FLUONIOBATE DE MANGANÈSE (3Nb-FF-|-10MnFl-|-5HFl + 26 HO).

Obtenu comme les précédents. Grands prismes allongés à six pans, de couleur rosée. Perd de l’acide fluorhydrique à l’air (B. Santesson).

FLUONIOBATE DE COB.ALT (SNb'FF’+ 10 CoFl -t” 5 HFl -f-56 HO). Cristaux prismatiques d’un rouge sombre (B. Santesson).

FLUONIOBATES DE NICKEL.

n.) 3NbTF -|- lONiFl -|- 5HF1 -f- 56110. — Prismes courts et aplatis d’un vert foncé.

b.) NIFFl"' -J- 3NiFl -f 2 HFl IQ no. — Obtenu en dissolvant dans l’acide llnorhydrique équivalents égaux d’acide niobique et de carbonate de nickel.

NIOBIUM.

Cristallise en aiguilles minces d’une couleur verdâtre. Insoluble dans l’eau, •lécomposable par l’eau bouillante.

L’eau mère de ce sel laisse déposer le sel précédent (B.-Santesson).

FLIIONIOBATE DE FER (NbW-(-3 FcFl + 19 HO).

Prismes minces d’un jaune verdâtre obtenus en dissolvant l’acide niobique el une quantité équivalente de fer dans l’acide fluorliydrique (Birger-Santesson).

FLUONIOBATE DE CUIVRE (Nb^FF + 4 CuFl-j-HFl-f-18 HO).

Gristauv larges et aplatis d’un bleu foncé. L’eau décompose ce fttiosel en donuant une poudre blanche (Birger-Santesson).

FLUONIOBATE DE MEUCURE (NbW’,6 HgFl 16 HO).

Une solution de parties égales d’acide niobique et d’oxyde mercurique dans l’acide fluorliydrique laisse déposer d’abord du fluorure mercurique, puis une uiasse blanche, et finalement, lorsque la solution est concentrée, des masses splié- •’iques, composées de petits cristaux prismatiques. L’eau décompose le sel et produit à froid un précipité Jaune ; à chaud, une poudre blanche.

Trouvé. Calculé.

-Nb. 8,76 8,97

Hg. 57,98 57,31

(Birger-Santesson.)

AZOTÜRES DE NIOBIUM.

H. Rose avait observé que le chlorure de niobium absorbait le gaz ammoniac. En chauffant le composé ainsi obtenu, on sublimait du chlorhydrate d’ammo- 'liaque, et il restait une poudre noire qu’il regarda tout d’abord comme du niobium métallique. Plus tard H. Rose reconnut que cette matière contenait de l’azote. Cet azoture conduit bien l’électricité, s’oxyde avec incandescence quand on le chauffe au contact de l’air. Chauffé avec de la potasse, il dégage abondamment du gaz ammoniac. L’acide nitrique ne l’attaque pas ; seul l’acide nitro-fluorhydrique le dissout.

Cette matière est analogue à l’aiïoture de tantale Ta^Az obtenu par M. A. Joly (voy. Tantale, page 81).

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