‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 7e cahierChapitre 36 sur 93 · de Limoges · texte numérisé non relu

de Limoges

1,2,3, 4, 5, fi, 7, 8 et 11 (Marignac, Ann. de chim. et de phtjs., 4” sér., VIII, p. 68). — 9,10, 12, 13, 14 et 15 (Rammclsbcrg, Pogg. Ann., CXLIV, p. 65J. — 16 (Joly, Ann. scienlifiques de l'Ecole normale, VI, p. 136).

La inélhode tic sépat ulioit des acides niobique et tantaliquc fondée sur la différente solubilité de leurs fluosels a été appliquée à l’analyse des minéraux cités ci-dessus : les nombres sont donc comparables entre eux. M. Blomstrand, par une méthode différente, a analysé quelques colombites. Si l’on compare les densités des minéraux qu’il a examinés et les proportions d’acide tantalique obtenues, avec les nombres portés au tableau précédent, on voit qu’elles présentent des écarts notables, dus probablement à la méthode imparfaite de séparation :

Dciisitd. laiitnliciuo.

Colombile de lladdaiu.'6,151 28,55

— de Rodenmais 5,75 22,79

— de Rodenmais.,.. 6,26 30,58

Les proportions d’acide tantalique obtenues sont trop faibles eu égard à la densité; mais on observe bien encore ici une progression relative entre la densité et la teneur en acide tantalique.

Niobites ou colombites. — Lorsque la proportion d’acide tantalique est, dans un minéral, inférieure à 40 pour 100, on désigne ce minéral sous le nom de uiobite ou colombite.

La niobite se rencontre en beaux cristaux isolés ou en groupes de cristaux opaques, d’un noir métallique, dans la cryolithe, à Evigtok (Groenland). La niobite du Groenland est la variété la plus pure, c’est elle qui contient la proportion la plus faible d’acide tantalique. Cet acide y a été signalé par MM. Blomstrand et Marignac; mais, par des méthodes de séparation des deux acides aussi imparfaites que celle qu’employait H. Rose, il eût été difficile d’accuser la présence de l’acide tantalique.

La niobite cristallise en prismes orthorhombiques. Pour des cristaux du

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!I8 ËNCYCLOI’ÉDIE chimique.

Groenland (fig. 6) (1), M. Descloizcaux {Ann. des mines, VIII, p. 386) a mesuré les angles suivants :

mm . 100-40'

/t‘TO. 140-

fiCSji,. 151-36'

Le rapport d’un des côtés de la base rlioinbe à la hauteur est

Les angles sont sujets d’ailleurs, lorsqu’on passe d’une variété à une autre, à de légères variations.

Fin. G.

La niobite se rencontre encore dans des granités ou pegmatitesàllabenstein, près de Bodenraais (Bavière) ; de là le nom de baiérine sous lequel ce minéral a été quelquefois désigné. C’est la niobite du Bodenmais que IL Rose a particulièrement étudiée.

Les niobites de Miask (Ilmen), dans l’Oural, ont été étudiées par M. Hermann.

M. Damour a signalé la présence de la niobite à Clianteloube, près de Limoges.

Mais c’est dans l’Amérique du Nord que se trouvent les gisements les plus importants de niobite. Les cristaux le plus anciennement connus sont ceux de Iladdam (Connecticut). Ils sont remarquables par leurs belles irisations superficielles.

C’est la Colombie qui a fourni jusqu’ici en plus grande abondance les minéraux niobifères et les plus gros cristaux de colombite ou niobite. On en a trouvé qui pesaient depuis 1/2jusqu’à7 kilogrammes. Il y aquelques années, on en a découvert un gisement important dans les mines de mica du comté Mitcliel

(1) Les figures 6, 7, 8 et 9, sont extraites du Manuel de minéralogie de M. Descloizcaux, 1 .11, idanclics LX, LXl et LXll; l'aiis, Duiiod.

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fit dans le comté Yancey, près de Burnsville (Caroline du Nord). Les cristaux sont le plus souvent comprimés ou tordus, ou la matière se trouve en masses irrégulières, pesant de 5 à 100 grammes.

Les analyses de niobites faites antérieurement aux recherches de MM. Marignac et Blomstrand n’indiquent pas la séparation des acides niobique et tantalique:

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