ENCYCLOP. CHIM
de phosphore, en tube scellé, ii 200 degrés; il se forme en même temps de l’oxychlorure de phosphore, dans lequel le trichlorure de tungstène est très soluble :
2TuO'' + 3I‘hCl= = 2TuCl'' + SfPhO^CF).
Propriétés. — Les cristaux, d’un violet noir, à l’éclat métallique, deviennent pulvérulents par le refroidissement. Si le chlorure est pur, il peut être exposé à l’air et manié au contact de l’air sans s’altérer; mais, s’il renferme des traces d’oxychlorure, il attire l’humidité et dégage de l’acide chlorhydrique.
L’eau froide décompose lentement le trichlorure; s’il renferme des traces d’oxychlorure, il est immédiatement décomposé avec formation d’acide tungstique, qui prend alors une teinte verdâtre. A l’ébullition, l’eau le transforme rapidement en acide tungstique, qu’il est difficile de débarrasser des dernières traces de chlorure.
Le sulfure de carbone dissout te trichlorure de tungstène et le laisse déposer, en s’évaporant, en tables hexagonales.
Le trichlorure fond en un liquide noirâtre à 275 degrés (corrigé) et se concrète à 270 degrés; il bout à 340’,7 sous ta pression de 759'”"',5. Des traces de matières étrangères abaissent son point de fusion vers 180 degrés (Roscoe); c’est ainsi que te point de fusion avait été trouvé à 183 degrés par Riche (supérieur), à 170 degrés par Blomstrand et à 180 degrés environ par Porcher.
Densité de vapeur à 350" (Roscoe). 13,16
Calculée. 13,89
Rapportée à l’hydrogène (TuCF = 2 vol.). 198,5
Antérieurement aux recherches de Roscoe, H. Debray {Comptes rendus, l. LX, p. 820) avait trouvé pour cette densité de vapeur :
à 350" (vapeur de mercure). 11,50
à 440" (vapeur de soufre). 11,80
Les écarts observés pour cette densité, suivant la température, tiennent à une dissociation de la vapeur. IL Debray avait observé que la formation du trichlorure par la combustion du métal dans le chlore était toujours accompagnée d’une production depentachlorure qu’on ne parvientà éliminer, en grande partie du moins, qu’en distillant le produit de la réaction dans un courant de chlore.
« Le perchlorure de tungstène offre donc, comme l’acide sulfurique mono- « hydraté, l’exemple d’un corps se décomposant d’une manière sensible à la « température de son ébullition en donnant un produit dont la composition, f quoique sensiblement constante dans des circonstances déterminées de preste sion, ne peut s’exprimer par aucune formule équivalente. >
Roscoe a mis cette dissociation hors de doute, en chauffant le trichlorure dans un courant d’acide carbonique ; au bout de dix-huit heures de chauffe, le résidu renfermait 24,6 pour 100 de pentachlorure.
tONGSTÈNË. 22Ï
Chauffé à l’air, le trichlorure se transforme en oxychlorure rouge TuOCl* ; ses vapeurs passant sur de l’acide tungstique chauffé donnent le même produit. L’hydrogène le ramène, sous l’action de la chaleur, à des états inférieurs de chloruration.
Composition : I. Analyse par Blomstrand (moyenne).