‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 7e cahierChapitre 79 sur 93 · CP · texte numérisé non relu

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OXYDICHLORURE TuOCP = 171 ou oxytétrachlorure TuOCl* = 342.

La formation d’un chlorure rouge de tungstène a été observée tout d’ahord par Wôhler ; c’est A. Riche qui a reconnu sa véritable composition (Ann. de chim. et de phys. (3), t. L, p. 21).

Préparation. — Ce composé s’obtient, mélangé à une petite quantité d’oxychlorure jaune TuClO*, quand on fait passer un courant de chlore sec sur un mélange intime d’acide tungstique et de charbon.

A. Riche recommande d’opérer ainsi, lorsqu’on veut préparer de grandes quantités de ce produit. On calcine dans un creuset fermé un mélange de deux parties d’acide tungstique et d’une partie de charbon que l’on introduit ensuite dans une cornue tubulée en grès. On fait arriver un courant rapide de chlore et l’on chauffe modérément ; lorsque l’eau provenant de l’appareil cesse de se dégager, on adapte le récipient. Celui-ci est formé d’une cloche terminée à ses deux extrémités par deux ouvertures étroites : l’une s’engage dans le col de la cornue où on la fixe avec du lut, l’autre est reliée à un tube dessiccateur.

Pour séparer l’oxychlorure du composé jaune TuGlO* ou de l’acide tungstique, dont on ne peut éviter la formation en présence de traces d’humidité, on distille le produit brut de l’opération précédente dans un tube de verre et dans un courant de gaz carbonique. 11 suffit de chauffer très légèrement pour sublimer l’oxychlorure rouge ; en chauffant un peu plus fort, on sépare l’oxychlorure jaune, et l’acide tungstique reste comme résidu fixe.

Blomstrand {Journ. für prakt. Chem., t. LXXXIX, p. 237) a observé également la formation de ce composé en chauffant, soit le pentachlorure, soit le trichlorure dans un courant d’oxygène ; il y a dégagement de chlore.

Roscoe a obtenu cet oxychlorure à l’état de pureté en chauffant l’oxyde ou l’oxychlorure jaune dans la vapeur du trichlorure mélangé de chlore. La transformation du trichlorure en oxychlorure rouge, par l’action des vapeurs de cette

substance surl’aciile tungslique cliauffc, avait été obsei-vée antérieurement par H. Debray :

TuO* + 2TuCl'‘ = 3TuOC12.

Cet oxychlorure prend encore naissance lorsque, appliquant le procédé général de Gerhardt, on distille le percblorure avec de l’acide oxalique desséché ou ordinaire, en poids convenable. Il peut être obtenu ainsi à l’état de pureté (H. Debray).

2TuC13 4- C*H*0» = Tu^O^CD + 2HC1 + G®0‘ + C^O®.

Propriétés. — L’oxychlorure préparé par les méthodes indiquées ci-dessus, est en aiguilles d’un rouge-rubis.

Il fond à 210%'i et se concrète à 200°,7 ; il bout à 227°, 5 (corrigé) ; sa vapeur est d’un rouge plus clair que celle du trichlorure (Roscoe).

La densité de vapeur a été déterminée par Roscoe ; rapportée à l’hydrogène, elle est :

à 4i0° (vapeur de soufre). 171,3-171,7

à 550“ (vapeur de mercure). 175,8-170,8

Elle correspond par conséquent à 2 volumes pour la formule TuOCD (calculé ; 171).

On peut sublimer cet oxychlorure dans l’oxygène; cependant il perd du chlore et se transforme peu à peu en oxychlorure jaune (DIomstrand). En faisant passer des vapeurs entraînées par un courant de chlore, sur du charbon chaulTé au rouge, Roscoe l’a transformé en trichlorure.

Au contact de l’air humide, il se recouvre d’une couche d’oxychlorure jaune ; l’eau le décompose en acide tungstique et acide chlorhydrique.

Composition : I. Analyse par Riche.

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