COMBINAISONS DE L’IODE AVEC LE TUNGSTÈNE
t'UOTOIODURE DE TUNGSTÈNE Tul =219 ou biiodure TuP = 438.
Cette matière est assez mal connue.
Le tungstène ne s’unit en effet à l’iode qu’avec une extrême difficulté. Si l’on fait passer la vapeur d’iode sur du tungstène métallique chauffé au rouge, on voit se former et se déposer non loin du métal une petite quantité de cristaux bruns d’éclat métallique, qui constituent le biiodure, comme l’établit l’analyse suivante de Roscoe :
Tu.
L’attaque du tungstène n’est que superficielle et les cristaux ne sont pas vola-
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til.s sans décomposition. L’eau ne les altère pas, et ils se transforment en acide lungstique quand on les chauffe au contact de l’air.
ün obtient la même réaction en faisant passer la vapeur d’iode sur le bioxyde de tungstène chauffé au rouge.
Il se pourrait qu’il se formât aussi un oxyiodure, car Riche {Ann. dechim. et de phys. (3), t. L, p. 25) a vu se former dans la réaction de la vapeur d’iode sur le tungstène indépendamment de l’iodure brun, un composé formé d’écailles verdâtres, flottant sur l’eau qui ne les mouille pas ; il est possible cependant que ce produit ne soit autre que de l’acide tungslique.
L’hydrate tungstique se dissout un peu dans l’acide iodhydriqueet cette dissolution se décompose soit par évaporation à chaud, soit dans le vide. On n’obtient pas d’iodure de tungstène en faisant passer des vapeurs de chlorure de tungstène sur l’iodure de potassium ou l’iodure d’argent, ou eu dirigeant ces vapeurs mêlées à l’iodure de mercure, l’iodure d’ammonium, ou l’acide iodhydrique dans un tube chauffé au rouge (Von Borch, Gmelin-Kraut's Handhuch der Chemie, t. II, p. 104).