COMBINAISONS DU PHOSPHORE AVEC LE TUNGSTÈNE
Deux phosphures de tungstène ont été préparés par Wright(A m«. der Chem. undPharm.,L LXXIX, p, 244).
Lorsqu’on fait passer sur du tungstène métallique pulvérulent chauffé au rouge dans un tube de verre, des vapeurs de phosphore, on obtient, sans phénomène d’incandescence, une poudre grise de phosphore de tungstène renfermant 18,33 pour 100 de phosphore, ce qui correspond à la formule Tu^PhL
En chauffant dans un creuset de charbon, pendant une heure au moins, à la température de fusion du nickel, un mélange d’acide phosphorique brut du commerce (renfermant par conséquent de la chaux), fondu et grossièrement concassé, avec de l’acide tungstique (9 parties d’acide phosphorique et 7 parties d’acide tungstique), Wright a obtenu un culot semi-fondu de phosphore de tungstène dans les cavités duquel se trouvaient implantés des cristaux d’une nouvelle combinaison. Ces cristaux sont des prismes à six pans, d’une couleur gris d’acier, doués de l’éclat métallique et conduisant l’électricité. Chauffés au contact de l’air, ils ne subissent aucune altération, mais ils brûlent dans un courant d’oxygène avec un grand éclat. Aucun acide ne les attaque, même l’eau régale, mais on les oxyde en les chauffant avec un mélange de carbonate et d’azotate de soude. La composition de cette substance correspond à la formule Tu*Ph (Tu=92,23; Ph = 7,77).