SULFATES D’ACIDE VANADIQUE SULFATE NEUTRE (V0 6 ,3S
Pour obtenir ce sel, Berzélius dissout l’acide vanadique dans de l’acide sulfurique étendu de la moitié de son poids d’eau et chauffe légèrement la dissolution, de façon à évaporer, à la plus basse température, l’excès d’acide sulfurique. Lorsque la masse ne fume plus, on la laisse refroidir. Le sulfate reste sous la forme de paillettes cristallisées, d’un brun rougeâtre. Il est fortement déliquescent et il se convertit en peu d’heures en un sirop rouge et transparent, que l’on peut étendre d’eau ou d’alcool anhydre, sans qu’il se trouble. Chauffée jusqu’à l’ébullition, la dissolution de ce corps dépose une masse rouge, qui est un sous-sel. La partie liquide, évaporée, donne une masse sirupeuse.
SULFATE BASIQUE (V0 5 ,2S0 3 )
On obtient un sous-sel double quand on dissout le sulfate de tétroxyde de vanadium dans l’acide nitrique et qu’on fait évaporer la dissolution jusqu’à siccité. Il reste une jnasse rouge déliquescente, dont la dissolution dans l’eau est presque entièrement incolore (Berzélius).
Fritsche ( Pelersb . Akad.Bull., t. IX, p. 199) obtient un sulfate basique de vanadium cristallisé en dissolvant l’hydrate d’acide vanadique, finement pulvé-
risé, dans 20 parties d’acide sulfurique chauffé à 100 degrés. On chauffe rapidement la liqueur ; l’acide sulfurique se volatilise en partie et il se forme un précipité cristallin, de couleur jaune-orangé, formé de petits prismes microscopiques très nets. On les lave à l’acide sulfurique et on les fait égoutter sur de la porcelaine dégourdie, en présence d’acide sulfurique. Ces cristaux sont très stables dans une atmosphère sèche.
SULFATE DOUBLE D’ACIDE VANADIQUE ET DE POTASSE (K0,S0 3 -|-V0 5 ,3S0 3 )
Derzélius a obtenu ce sel en mélangeant du vanadate de potasse avec un peu d’acide sulfurique et abandonnant la solution à l’évaporation spontanée; il se dépose des grains d’abord rouges, puis incolores, et enfin jaunes, formés d’aiguilles cristallines microscopiques. Ces cristaux sont très peu solubles dans l’eau et insolubles dans l’alcool.
NITRATE D’ACIDE VANADIQUE
L’acide nitrique étendu dissout fort peu d’acide vanadique, il le colore en jaune pâle. Par l’évaporation spontanée de cette liqueur, on obtient une masse rouge, qui cède à l’eau encore un peu de nitrate d’acide vanadique (Berzélius).
PHOSPHATE D’ACIDE VANADIQUE (V0 5 ,3Ph0 5 )
Berzélius a obtenu ce sel en dissolvant le phosphate de tétroxyde de vanadium dans l’acide nitrique. La liqueur obtenue est évaporée jusqu’à ce qu’elle soit fortement colorée en rouge et qu’elle commence à répandre des fumées d’acide nitrique, ensuite on la laisse refroidir lentement.
Le phosphate d’acide vanadique se dépose peu à peu sous forme de petits cristaux grenus d’un jaune-citron. L’eau mère, devenue incolore, donne encore une nouvelle quantité de phosphate, lorsqu’on l’évapore. Le sel jaune est peu soluble dans l’eau et peut être débarrassé de l’acide nitrique par le lavage. Il contient de l’eau de cristallisation, qu’il perd à 100 degrés; il devient alors d’un jaune-paille. La solution dans l’eau est jaune. Lorsqu’on dissout l’acide vanadique dans l’acide phosphorique, on obtient une dissolution rouge, qui donne par l’évaporation une masse rouge déliquescente.
PYROPHOSPHATE D’ACIDE VANADIQUE
Guyard décrit sous ce nom une combinaison d’acide vanadique et d’acide phosphorique vitreux obtenue par la fusion de l’acide vanadique et de l’acide phosphorique vitreux. Il se produit un verre légèrement jaunâtre, totalement so-
VANADIUM.
lubie dans l’eau. Quand cette matière renferme des traces de tétroxyde, il est vert durane.