‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 8e cahierChapitre 34 sur 94 · PHOSPHATE DOUBLE D’ACIDE VANADIQUE ET DE SOUDE · texte numérisé non relu

PHOSPHATE DOUBLE D’ACIDE VANADIQUE ET DE SOUDE

Berzélius a obtenu ce sel double en mêlant ensemble du phosphate et du tanadale de soude et ajoutant un peu d’acide acétique; la dissolution donne par l’évaporation de petits cristaux mamelonnés, d’un jaune-citron, composés d’aiguilles fines entrelacées. II se dissout lentement dans l’eau et on peut le débarrasser de l’eau mère par le lavage.

COMBINAISON DE L’ACIDE VANADIQUE AVEC L’ACIDE PHOSPHORIQUE ET L’ACIDE SILICIQUE (2Ph0 5 ,2V0 5 ,3Si0 8 ,6H0)

Ce composé a été observé par Berzélius, dans la purification de l’acide vanadique tel qu’on l’extrait des scories d’affinage du fer. On voit dans cette opération souvent se former de petites écailles cristallines jaunes, qui brillent dans le liquide quand on le remue.

Pour produire ce sel artificiellement, on mêle ensemble du phosphate, du vanadate et du silicate de soude, et l’on ajoute au mélange, de l’acide nitrique en excès, qui dissout le tout ; on évapore ensuite presque à siccité et on délaye le résidu jaune grumeux qui reste, dans de l’eau ; la combinaison se présente alors sous forme de paillettes jaune-citron très légères. On recueille ces cristaux sur un filtre, on les lave deux ou trois fois sur le filtre avec de l’eau froide, car ils se dissolvent facilement dans l’eau chaude; on les exprime et on les sèche. Cette combinaison, dissoute dans l’eau, cristallise de nouveau en paillettes lorsqu’on abandonne la dissolution à l’évaporation spontanée. Elle verdit facilement sous l’influence des agents réducteurs et elle contient de l’eau de cristallisation, qu’elle perd à une température peu élevée en prenant une couleur jaune-paille. Elle ne fond point à la chaleur rouge. Elle contient :

PliO 5 . 30,0

SiO*. 19,5

Pour la décomposer, on la traite par le carbonate d’ammoniaque, qui laisse la silice insoluble. L’acide vanadique s’unit avec avidité à l’acide silicique ; car l’acide vanadique contenant de la silice se dissout dans l’acide chlorhydrique et l’acide sulfurique sans que la silice soit précipitée. Il n’y a d’autre moyen de débarrasser l’acide vanadique de la silice que de traiter le mélange des deux corps, alternativement par l’acide fluorhydrique et par l’acide sulfurique. Les alcalis dissolvent l’acide vanadique silicifère et pendant l’évaporation le liquide se prend souvent en une masse gélatineuse. La silice séparée, par un carbonate

alcalin, de l’acide vanadique, est dans le même état de solubilité que celle précipitée, par l’eau, du fluorure de silicium. Cette silice contient de l’acide vanadique, qu’on ne peut lui enlever qu’à l’aide d’un sulfure alcalin. (Berzélius).

ARSÉNIATE D’ACIDE VANADIQUE (V0 5 ,3As0 5 )

L’arséniate de tétroxyde de vanadium, traité par l’acide nitrique, donne un sel jaune-citron, qui se comporte exactement comme le fait le phosphate d’acide vanadique (Berzélius).

BORATE D’ACIDE VANADIQUE

En faisant fondre ensemble de l’acide borique et de l’acide vanadique, Guyard a obtenu uu verre jaunâtre, quelquefois verdâtre, qui est totalement soluble dans l’eau. La dissolution abandonnée à elle-même donne naissance à des cristaux; cependant cette combinaison est peu stable et elle abandonne facilement de l’acide borique.

VANADATES

L’acide vanadique peut se combiner aux bases dans différentes proportions. Les principaux types de sels qu’il donne, ceux dont l’élude a été faite d’une façon sûre et dont les analyses ont été vérifiées, correspondent aux types suivants :

3R0,V0 5 . orthovanadates.

2 RO.VO 5 . . pyrovanadates

RO,VO s . métavanadates.

Rü,2V0 5 . bivanadates.

R0.3V0 5 . trivanadales.

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