‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 8e cahierChapitre 5 sur 94 · HYDRATE DE BIOXYDE DE MOLYBDÈNE · texte numérisé non relu

HYDRATE DE BIOXYDE DE MOLYBDÈNE

Pour préparer ce corps, Berzélius indique les procédés suivants : 1° on fait digérer du molybdène en poudre avec une dissolution concentrée d’acide raolybdique dans un autre acide, de préférence l’acide chlorhydrique, jusqu’à ce que la liqueur qui commence à se colorer en bleu ait pris une couleur rouge gris foncé; on précipite alors par l’ammoniaque l’oxyde formé; 2° on dissout, dans l’eau, le chlorure de molybdène obtenu en faisant passer un courant de chlore sec sur du molybdène, et on précipite par l’ammoniaque la dissolution formée.

L’hydrate ainsi obtenu possède la couleur rouille comme le sesquioxyde de fer hydraté et pourrait être confondu avec lui comme aspect. D’après Braun (Journ. fur prak. Chem., t. LXXXIX, p. 125), le sulfocyanure de potassium donnerait avec ses sels la coloration rouge caractéristique des sels de sesquioyde de fer. Cet hydrate est soluble dans l’eau, qu’il colore en rouge; il est précipité de sa dissolution en présence des matières salines. Conservé pendant un certain temps en vase clos, il se prend en gelée, comme le sesquioxyde de fer soluble, avec lequel, ainsi qu’on le voit, il présente des analogies frappantes, et ne perd point sa transparence. Évaporée à l’air, la dissolution de cet oxyde se prend d’abord en gelée, puis se transforme en un hydrate brun foncé qui n’est plus soluble dans l’eau.

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