TRIMOLYBDATE DE POTASSE (KO, 3 MO 3 , 3 HO
Ce sel se produit dans un grand nombre de circonstances et principalement dans la décomposition par l’eau du bimolybdate ou du molybdate précédent ; la décomposition est très rapide et le trimolybdate se dépose sous la forme d’une masse feutrée, composée de cristaux enchevêtrés, fort peu solubles dans l’eau froide. A chaud, il se dissout mieux, et par le refroidissement il reproduit les mêmes cristaux. On peut encore le préparer en ajoutant un excès d’acide nitrique à une dissolution d’acide molybdiquedans le carbonate de potasse, et en laissant reposer le tout pendant quelques jours. Il se sépare en même temps des molybdates parmi lesquels Svanberg et Struve signalent les deux suivants :
QUADRIMOLYBDATE DE POTASSE (KO, 4 MoO 3 )
Il se trouve parmi les produits de la décomposition du sel 3 : 7 par l’acide nitrique ; il est cristallin, insoluble dans l’eau et très fusible.
QUINTIMOLYBDATE DE POTASSE (K0,5Mo0a)
11 est de même origine que le précédent ; c’est une poudre blanche d’un grain plus fin que celui du quadrimolybdate, et il traverse aisément les filtres. Ces deux sels sont anhydres. Svanberg et Struve disent qu’ils fondent sans perdre d’acide molybdique; ce fait est vrai pour le tétramolybdate si l’on ne fait que fondre la matière, mais une calcination soutenue permet de volatiliser une portion de l’acide molybdique de ce sel, et à plus forte raison du quintimolybdale. Ullik nie l’existence de ce sel.
OCTOMOLYBDATE DE POTASSE (KO, 8 MoO 3 , 13 HO)
Ullik a obtenu ce sel en ajoutant le trimolybdate de potasse à de l’acide molybdique soluble, jusqu’à ce qu’il se forme un précipité ; il élève alors la température, et par refroidissement, ce sel se dépose sous forme de cristaux brillants que l’eau pure décompose.
En résumé, les molybdates de potasse connus se rapportent à un assez grand nombre de types. Le type 5 KO, 12 MoOa, si fréquent dans les tungstates, ne se retrouve pas dans les molybdates.
Ullik a trouvé que l’action du cyanure jaune sur les molybdates varie avec
leur composition ; il ne donne rien avec les molybdales neulres, il colore en rouge pâle les trimolybdales, en rouge foncé les tétramolybdates et précipite en rouge brun les octomolybdates.
MOLYBDATES DE SOUDE
MOLYBDATE NEUTRE DE SOUDE (NaO,Mo0 3 , 2 HO)
Ce sel s’obtient en faisant fondre ensemble équivalents égaux de carbonate de soude et d’acide molybdique, ou la quantité correspondante de molybdate d’ammoniaque, et reprenant la matière fondue par l’eau, ou encore en traitant à chaud le carbonate de soude par de l’acide molybdique mis en suspension dans l’eau. Ce sel cristallise par évaporation à l’abri de l’acide carbonique de l’air en écailles nacrées d’après Zencker, Delafontaine et Ullik ; nous-même n’avons obtenu que ce genre de cristaux. S vanberg et Struve le décrivent comme formé de rhomboèdres aigus. Il présente quelquefois la forme de tables rhomboldales ressemblant, d’après Ullik, au tungstate neutre de soude Na0,Tu0 3 ,2 HO. Gentele dit qu’en dissolvant k chaud de l’acide molybdique dans une dissolution de carbonate de soude, filtrant la liqueur, il s’est déposé entre zéro et 0 degrés de gros prismes striés ressemblant au sulfate de soude, et ayant la composition NaO,Mot) 3 , 10 HO. Ces cristaux perdent facilement 8 équivalents d’eau et reproduisent le sel NaO,MoO 3 ,2 HO. Mais cette observation n’a pas été confirmée.
B1MOLYBDATE DE SOUDE (NaO, 2 MoO 3 )
Svanberg et Struve l’ont préparé comme le sel précédent ; après la fusion il constitue une masse cristalline, qui se prend en aiguilles sous l’eau. Récemment fondu il se dissout difficilement dans l’eau froide, un peu mieux dans l’eau chaude ; une fois dissous il ne se sépare que difficilement de sa dissolution même amenée à consistance sirupeuse; à la longue cependant, il se produit dans la liqueur concentrée de petits cristaux microscopiques ayant pour formule :
NaO,2 MoO 3 ,HO.
Ullik a reproduit ce sel anhydre cristallisé en faisant chauffer de l’acide molybdique avec de l’azotate de soude dans le rapport de 1 à 2 comme équivalents ; le bimolybdate est isolé par lavage de la masse fondue et se présente sous forme de cristaux soyeux peu solubles dans l’eau.
Gentele décrit un hydrate :
NaO,2MoO J ,7HO
qui non plus n’a pas pu être reproduit. Il l'obtient en mélangeant le molybdate
F. PARMENTIER. - MOLYBDÈNE.
neutre avec de l’alun, redissolvant le précipité produit dans l’acide nitrique, et faisant cristalliser la liqueur ainsi obtenue.
Ce sel se décompose facilement en molybdate neutre et dans le sel 3 : 7; on a :
4 (NaO,2 MoO 2 ) = 3 NaO,7 MoO 3 + NaO,Mo 3 .
MOLYBDATE ORDINAIRE DE SOUDE (3NaO, 7MoO 3 , 22 HO)
La dissolution concentrée de bimolybdate de soude fondue, abandonnée à ellemême, fournit une cristallisation très nette en table, épaisses à six côtés, efflorescentes à l’air (Delafontaine). C’est le sel que Zcneker a décrit en lui donnant la formule :
4NaO,9Mo0 3 ,28 HO.
TRIMOLYBDATE DE SOUDE (NaO, 3 MoO 3 ,7 IIO)
Svanberg et Struve ont préparé ce sel en dissolvant de l’acide molybdiquedans du carbonate de soude, et ajoutant à la dissolution un excès d’acide nitrique ; le trimolybdale se produit sous forme d’un précipité volumineux qu’on peut faire recristalliser comme le sel correspondant de potasse.
Ullik a obtenu ce sel, soit en dissolvant de l’acide molybdique dans du carbonate de soude dans les proportions indiquées par la formule et faisant évaporer la dissolution, soit en dissolvant jusqu’à refus de l’acide molybdique dans du carbonate de soude bouillant ou dans une dissolution d’un molybdate plus basique, ou encore en traitant la dissolution de molybdate 3: 7 par l’acide acétique ou par le carbonate de soude l’octomolybdate NaO, 8 MoO 3 . La dissolution de ce sel évaporé rapidement à l’air a donné à Ullik l’hydrate :
NaO,3Mo0 3 ,4HO.
Svanberg et Struve en calcinant ce sel dans un courant d’hydrogène, Ullik en le faisant fondre avec du zinc jusqu’à solidification de la masse ont obtenu le bioxyde de molybdène cristallisé.
TÉTRAMOLYBDATE DE SOUDE (MaO, 4 MoO 3 , 6 HO)
D’après Ullik , il se forme par l’addition d’une quantité convenable d’acide chlorhydrique au molybdate neutre ; il cristallise en un amas de cristaux formant une croûte brillante, peu soluble à froid, plus soluble dans l’eau bouillante. Ullik a encore obtenu le sel NaO, 4 MoO 3 ,51/2 HO par l’évaporation rapide de la dissolution de l’acide molybdique en excès avec le carbonate de soude.
OCTOMOLYBDATE DE SOUDE (Na0,8 MoO 3 ,17 HO)
Ce sel s’obtient en ajoutant 7 équivalent d’acide chlorhydrique à 8 équivalents de molybdate neutre ; il se forme des cristaux de 1 à 2 millimètres de long, d’un aspect semi-vitreux, efflorescents ; quand ils ont été exposés quelque temps à l’air, ils deviennent opaques, gras au toucher, friables, ressemblant à l’acide stéarique fondu. Ce sel est très soluble dans l’eau à froid et à chaud et fond en un liquide qui cristallise en se solidifiant ; la calcination lui fait perdre de l’acide molybdique (Ullik).
DÉCAMOLYBDATES DE SOUDE 4° NaO, 10MoO 3 ,12 HO.
Ullik a obtenu ce sel en évaporant au bain-marie la dissolution claire du molybdate neutre de soude dans une quantité suffisante d’acide chlorhydrique ; il se forme une poudre cristalline peu soluble dans l’eau.
2» NaO, 10 MoO 3 ,21 HO.
obtenu par l’action de l’acide molybdique sur le bi- ou le trimolybdate de soude ; il se présente sous forme de cristaux assez volumineux, perdant facilement de l’eau à l’air, solubles lentement dans l’eau et pouvant de nouveau être soumis à la cristallisation.
MOLYBDATE DOUBLE DE POTASSE ET DE SOUDE (KO, 2 NaO, 3 MoO 3 , U HO)
Ce sel a été obtenu par Ullik en saturant par le carbonate de soude le trimolybdate de potasse humecté d’eau, ou en ajoutant du carbonate de potasse au trimolybdale de soude, jusqu’à neutralité ; dans ce dernier cas, il reste dans les eaux mères du molybdate neutre de potasse. Ce sel double cristallise en prismes hexagonaux transparents ; Ullik le considère comme identique au molybdate neutre de potasse à cinq équivalents d’eau décrit par Delafontaine.
MOLYBDATES D’AMMONIAQUE
MOLYBDATE NEUTRE D’AMMONIAQUE (AzH* 0, MoO 3 )
Quand on dissout de l’acide molybdique dans un excès d’ammoniaque concentrée et qu’on ajoute de l’alcool à45 - pour 100, il se précipite des prismes micro-
F. PAHMENTIER. — MOLYBDÈNE.
scopiques à 4 faces qu’on sèche rapidement sur la chaux vive. Ce molybdate neutre se transforme rapidement en sel acide, et on peut suivre cette transformation quand on place le sel humecté d’eau sous le microscope (Svanberg et Struve).
Ces cristaux appartiennent, d’après Marignac, au système du prisme rhomboïdal oblique.
BIMOLYBDATE D’AMMONIAQUE (AzH 4 0,2Mo0 3 )
Ce sel se forme, d’après Svanberg et Struve, quand on évapore rapidement une dissolution ammoniacale d’acide molybdique; il se sépare en poudre cristalline; il faut avoir soin d’opérer toujours sous l’influence d’un excès d’ammoniaque.
MOLYBDATE ORDINAIRE D’AMMONIAQUE (3 AzH 4 0, 7 MoO 3 , 4 HO)
C’est le sel qui se forme quand on abandonne à l’évaporation spontanée la dissolution d’acide molybdique dans l’ammoniaque; il se produit de très beaux cristaux appartenant au système clinorhombique; quand on a opéré en présence de matières réductrices, ces cristaux sont teintés de bleu, mais le plus souvent ils sont incolores. Une ébullition prolongée de ce sel le décompose en molybdates plus acides.
On avait attribué à ce sel différentes formules; ainsi Marignac et Delfs avaient cru devoir, d’après leurs analyses, lui donner la formule :
AzH‘0,2 Mo0 3 ,IiO.
Svanberg et Struve ainsi que Berlin avaient adopté la suivante :
"i AzH 4 0,5 MoO 3 ,3 HO.
Maly lui a assigné la formule :
AzH 4 0,4 MoO 3 ,3 HO.
Mais les trop grandes différences trouvées par cet auteur semblent devoir faire croire qu’il a opéré sur un sel contenant des bases fixes, qu’il a dosées comme de l’acide molybdique.
C’est Delafontaine qui le premier a cru devoir proposer en comparant les analyses de ses prédécesseurs et les siennes propres, la formule indiquée, formule qui a été également adoptée par Ullik.
Rammeslsberg (Pogg., t. CXXVII,p.298) indique un autre hydrate de ce sel:
3AzH 4 0,7 MoO 3 ,12 HO,
obtenu en cristaux microscopiques par l’évaporation des eaux mères du sel pré-
i\ ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE.
cèdent ; mais l’analyse qu’il donne de ce sel ne concorde pas avec la formule qu’il propose.
TRIMOLYBDATE D’AMMONIAQUE (AzH* 0, 3 Mo0 3 ,H0)
Ce sel s’obtient par l’évaporation brusque, ou l’ébullition prolongée de l’acide molybdique dans l’ammoniaque : quand ce dernier corps n’est pas en quantité suffisante, il se dépose sous forme de croûtes feutrées peu solubles dans l’eau froide. La formule que nous donnons est celle de Kâmmerer ( Jahr. Br. 1872, p.260; Bull, de la Soc. ch., t. XIX, p. 251). Berlin a décrit le même sel probablement, mais il le croit anhydre.
TÉTRAMOLYBDATE D’AMMONIAQUE (AzH 4 0, 4Mo0 3 , 2110)
Ils s'obtient par l’action de l’acide chlorhydrique ou de l’acide nitrique sur le molybdate ordinaire ; c’est un sel cristallisé en longues aiguilles flexibles, enchevêtrées en une masse caséeuse peu soluble dans l’eau froide (Berlin).
MOLYBDATE DOUBLE D’AMMONIAQUE ET DE SOUDE [(2 1/3 AzH*0, 2/3 NaO)
7 MoO ;, ,5 HO (?)]
Ce sel s’obtient, d’après Delafontaine, en traitant par l’acide azotique une dissolution de molybdate de soude contenant du molybdate d’ammoniaque.
MOLYBDATE D’OXYDE DE TÉTRÉTHYLAMMONIUM [(C*H‘)*AzII*0,2 MoO 3 ,3 HO]
Classen (Jour, für prakt. Ch., t. XCIII, p. 446 ; Bull, de la Soc. ch., t. IV, p. 216), en ajoutant de l’acide molybdique récemment préparé à un sel de tétréthylammonium, a obtenu la dissolution de l’acide avec un dégagement de chaleur ; la liqueur évaporée et reprise par l’eau, a laissé déposer de l’acide molybdique; la portion soluble a laissé, par évaporation, un sel blanc, cristallisé, déliquescent, soluble dans l’eau et l’alcool, se réduisant à la longue et ayant la formule indiquée.
1 TRIMOLYBDATE DE RUBIDIUM (RbO,3Mo 3 -f-2HO)
Delafontaine l’a obtenu en faisant fondre du carbonate de rubidium avec un excès d’acide molybdique; après fusion, la masse a été reprise par l’eau bouillante qui l’a complètement dissoute. Abandonnée à elle-même, la dissolution a laissé déposer, par refroidissement, de petits prismes minces, éclatants, peu
F. PARMENTIER. — MOLYRDÈNE.
solubles à froid dans l’eau, plus solubles à chaud. Examinés à la loupe, ils se montrent formés de petits prismes à six faces, appartenant à l’un des systèmes rhomboldaux.
MOLYBDATE NEUTRE DE LITHINE (5 (LiO,MoO’),2HO)
Rammelsberg a décrit ce molybdale dont la composition anormale, en ce qui concerne l’eau, a été vérifiée par Delafontaine. On le prépare, soit en fondant équivalents égaux d’acide molybdique et de carbonate de lithine et dissolvant la matière fondue dans l’eau, soit en attaquant du carbonate de lithine en suspension dans l’eau bouillante par de l’acide molybdique ajouté par petites portions jusqu’à ce qu’il ne se produise plus d’effervescence. La dissolution, concentrée jusqu’à consistance sirupeuse, laisse déposer des cristaux au bout de quelques jours.
Delafontaine décrit encore un autre hydrate :
3(LiO,Mo0 3 ) + 8 HO,
obtenu en traitant du molybdate acide de lithine par du carbonate de lithine jusqu’à dissolution complète. Ce sel est formé de tétraèdres, dérivés du système clinorhombique. Par son hydratation, il parait analogue aux sulfates de cadmium, de didyme, d’yttria, etc.
MOLYBDATE NEUTRE DE THALLIUM (TIO.MoO 3 )
Oettinger ( Zeitsch. fur Chem, und Pliant)., 1864, p. 441) a préparé ce sel par double décomposition. Delafontaine l’a obtenu de même et aussi par l’action directe de l’acide molybdique sur l’oxyde de thallium. Il est soluble dans l’eau, plus dans l’eau ammoniacale que dans l’eau pure, et il cristallise par refroidissement de ses dissolutions en écailles nacrées. 11 est fusible en un verre jaune à chaud, blanc à froid.
Flemming ( Zeit.fürCh.,1. IV, p. 292, nouv. série) décrit le molybdate (3TIO, 8 M 0 O 3 ), obtenu sous forme de précipité jaune par l’action du bimolybdate de soude sur le carbonate de thallium.
MOLYBDATES ALCALINO-TERREUX ET TERREUX
Schultze (Annal, der Cliem. und Pharm., t. CXXVI, p. 49; Bull, de la Soc. de chim., t. II, p. 413) a obtenu un certain nombre de molybdates cristallisés, en faisant fondre les chlorures correspondants avec du molybdate neutre de soude
et du sel marin ; il a obtenu de cette façon les molybdates de chaux, de baryte et de strontiane cristallisés dans le système tétragonal. On connaît aussi un certain nombre de ces sels hydratés.
MOLYBDATES DE CHAUX
Ullik décrit un certain nombre de molybdates de chaux. Le molybdate neutre s’obtient comme les sels analogues par double décomposition en solutions neutres; il est amorphe; cependant on peut le faire cristalliser; ce sel, dissous dans l’acide acétique, donne par la cristallisation le composé :
CaO,3Mo0 3 ,6HO.
En faisant bouillir de l’acide molybdique en excès avec du carbonate de chaux, il se forme le composé :
CaO,4Mo0 3 ,9HO.
Enfin le composé :
CaO,8 Mo0 3 ,18 HO,
s’obtient par l’action d’une quantité convenable d’acide chlorhydrique sur le sel neutre; la dissolution évaporée donne ce corps sous forme d’une poudre peu soluble dans l’eau froide, plus soluble dans l'eau chaude.
MOLYBDATES DE BARYTE
La plupart de ces sels ontété étudiés par Svanberg et Struve ; d’après ces auteurs, l’acide molybdique forme avec la baryte un grand nombre de combinaisons qui sont cristallines ou amorphes, solubles ou insolubles dans l’eau. Ces sels se préparent généralement par double décomposition au moyen du chlorure de baryum et des molybdates d’ammoniaque ; les sels ainsi obtenus retiennent de l’ammoniaque, que les lavages à l’eau n’enlèvent pas complètement.
MOLYBDATE NEUTRE DE BARYTE (BaO,Mo0 3 )
Ce sel constitue une poudre cristalline qui devient bleuâtre par calcination, sans doute à cause de la présence de traces d’ammoniaque. Il est infusible.
TRIMOLYBDATE DE BARYTE (BaO, 3Mo0 3 ,3 HO)
Ce sel fond en se déshydratant et cristallise par refroidissement.
F. PARMENTIER. — MOLYBDÈNE.
MOLYBDATE ORDINAIRE DE BARYTE (3 BaO, 7Mo0 3 , 9 HO)
Ce sel se produit facilement par double décomposition avec le sel correspondant d’ammoniaque sous forme d’un précipité blanc floconneux assez soluble dans l’eau; calciné, il perd son eau, fond, et devient cristallin par refroidissement.
Ce composé préparé avec le sel de potasse est peu soluble; il se décompose presque immédiatement en deux autres sels, l’un anhydre, l’autre cristallisé en petits prismes à six pans. Svanberg et Struve donnent à ce sel la formule :
2 BaO,5 Mo0 3 ,6 HO,
mais leurs analyses, comme celle des sels analogues, correspondent mieux avec la formule indiquée.
OCTOMOLYBDATE DE BARYTE (BaO, 8Mo0 3 ,18 HO)
Ce sel a été obtenu par dissolution à cliaud du carbonate de baryte dans l’acide molybdique soluble. Dès qu’il se forme un précipité, on filtre la liqueur et par refroidissement il se forme des prismes brillants, insolubles dans l’eau froide et que l’eau chaude décompose. Il se produit aussi par double décomposition (Ullik).
NONOMOLYBDATE DE BARYTE (BaO,9Mo0 3 , 4 HO)
Ce sel a été obtenu par Svanberg et Struve en traitant le molybdate neutre par l’acide nitrique. Il cristallise en prismes à six faces, terminés aux extrémités par des faces terminales droites ; il est insoluble dans l’eau chaude et l’eau froide, et l’acide sulfurique ne le décompose qu’incomplètement.
MOLYBDATES DE MAGNÉSIE
MOLYBDATE NEUTRE
Ce sel peut exister à deux états d’hydratation qui ont leurs correspondants dans les hydrates du sulfate de magnésie : il cristallise soit avec cinq, soit avec sept équivalents d’eau.
1° L’hydrate MgO, MoO 3 , 5 HO, s’obtient, d’après Struve ( Journ. fur prakt. Chem., t. LXI, p. 449), en faisant bouillir de la magnésie blanche avec de l’acide molybdique mise en suspension dans l’eau jusqu’à cessation de dégagement
d’acide carbonique. La liqueur filtrée et convenablement concentrée abandonne l’hydrate précédent, par refroidissement, en cristaux transparents, probablement des prismes clinorhombiques, très nets, très éclatants, ayant souvent plusieurs millimètres de côté, inaltérables à l'air, infnsibles au rouge, ayant la saveur habituelle des sels de magnésie. Ce sel calciné se dissout dans l’eau avec dégagement de chaleur.
2° L’hydrate MgO, MoO 3 ,7 IIO a été obtenu par Delafontaine en abandonnant à l’évaporation spontanée une dissolution de molybdate neutre de magnésie. Ce sel se dépose en partie sur les bords de la capsule sous forme d’une excroissance en choux-fleurs, mais en même temps, il se produit au fond du vase des aiguilles assez minces, groupées enrayons, transparentes, qui s’effleurissenlfacilement à l’air libre et deviennent opaques en conservant leur forme. Ullik a également reproduit cet hydrate.
MOLYBDATE ORDINAIRE DE MAGNÉSIE (3 MgO, 7 MoO 3 ,20 HO)
Ullik l’a obtenu par l’évaporation lente d’une dissolution de sel neutre dans l’acide azolique. 11 se présente sous forme de prismes aigus, réunis en mamelons ; ce sel est inaltérable à l’air et fort soluble dans l’eau. Il perd son eau au rouge.
TRIMOLYBDATE DE MAGNÉSIE (MgO, 3 MoO 3 , 10 HO)
Il s’obtient, d’après Ullik, par l’action de l’acide acétique sur le sel neutre.
OCTOMOLYBDATE DE MAGNÉSIE (MgO, 8 MoO 3 , 20 HO)
Il s’obtient par l’action d’une quantité convenable d’acide chlorhydrique sur le sel neutre. Il cristallise sous forme de petits prismes brillants, solubles dans l’eau froide; il fond au rouge (Ullik).
MOLYBDATE DOUBLE DE MAGNÉSIE ET DE POTASSE (MgO, KO, MoO 3 , 2 HO)
Ullik l’a obtenu par l’évaporation du mélange des solutions des sels neutres ; il se présente sous forme de cristaux brillants, mamelonnés. Ce sel se dissout lentement dans l’eau froide; il perd facilement son eau et fond à chaud en un liquide incolore qui, par le refroidissement, se prend en une masse cristalline.
MOLYBDATE DOUBLE D’AMMONIAQUE ET DE MAGNÉSIE (AzII 4 0,Mg0,2 Mo0 3 -f-2 HO)
Il se prépare comme le précédent avec lequel il paraît isomorphe; il forme des cristaux volumineux.
— MOLYBDÈNE.