FER ET PLATINE
Quand on chauffe ensemble des poids égaux de platine et de fer avec un chalumeau à gaz oxyhydrique, la masse fond et les deux métaux se combinent avec un grand dégagement de chaleur. L’alliage ainsi formé est d’une grande dureté ; il se laisse à peine entamer par la lime ; il est malléable.
D’après Schœnbein, si l’on forme un alliage de gy parties de fer et de i partie de platine, cet alliage n’est pas attaqué par l’acide azotique,
M. Boussingault (i) a obtenu un alliage pyrophorique de platine et de fer : on dissout poids égaux de platine et de fer dans l’eau régale, puis on évapore l’excès d’acide et on précipite par l’ammoniaque. Le]précipité, lavé et séché, est placé dans un tube, chauffé vers le rouge sombre, dans lequel on fait passer un courant d’hydrogène; la masse est réduite et la poudre noire obtenue, alliage de platine et de fer, prend feu quand on le projette dans l’air. Si on amène la poudre pyrophorique ainsi produite dans de l’acide chlorhydrique en évitant tout contact avec l’air, il se dégage de l’hydrogène provenant de la dissolution d’une partie du fer dans l’acide ; la présence de ce fer, peut-être à l’état libre, pourrait rendre la poudre pyrophorique. Le résidu de l’attaque par l’acide chlorhydrique contient 8o,i de platine pour 19,9 de fer; il prend feu encore à l’air, mais seulement lorsqu’on le chauffe, en donnant lieu à de brillantes étincelles. Cet alliage répond à peu près à la formule Pt*Fe’; il se dissout dans l’acide azotique bouillant.