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PYRITE MAGNÉTIQUE

Ce sulfure de fer se trouve dans la nature et ou ne l’obtient artificiellement <iu’en chauffant la pyrite (bisulfure de fer) dans certaines conditions. Ce nom de pyrite magnétique attribué à ce corps dont la formule est Fe’S* est mauvais en ce sens que sa composition ne répond pas à celle de Toxyde magnétique Fe’0‘. Il existe cependant une pyrite magnétique ayant la composition Fe’SS mais elle est beaucoup plus rare que la pyrite Fe’S*.

Quand on fait passer un courant d’hydrogène sulfuré sec sur de l’oxyde ferrosoferrique chauffé au rouge blanc dans un tube, l’oxyde se convertit d’abord en Pyrite magnétique Fe’S», qui se réduit ensuite à l’état de protosulfure FeS. Le sulfure Fe’S* préparé par la calcination du bisulfure est d’un jaune brun ; il est attirable à l’aimant et quelquefois même magnétique. Quand on le chauffe, il ne perd pas de soufre, mais, dans un courant d’hydrogène, il dégage de l’acide sulfbydrique et se transforme en protosulfure. Les acides le décomposent, de Tacide sulfhydrique se dégage, et il se forme un dépôt de soufre.

Cette pyrite, que l’on peut envisager comme une combinaison des deux sulfures SFeSjFe^S®, n’est pas la .seule que l’on connaisse parmi les composés ferrosoferriques. Stromeyer a décrit un composé ayant pour formule Fe“S‘. D’après Hammelsberg, on peut obtenir le composé Fe“S“, en projetant du soufre sur du fer incandescent. La masse que l’on obtient ainsi est poreuse ; ra densité est 5,067.

Pyrite magni tique (i). — Ce minéral est de couleur bronze mélangé de r.iuge ; son état métallique peu prononcé passe à l’éclat métalloïde 11 forme des masses grossièrement lamelleu.ses, quelquefois grenues. Leur cassure, ordinairement inégale, a, dans la plupart des échantillons, une tendance à être lamelleuse. Sa dureté, beaucoup moindre que celle des pyrites jaunes et de pyrites blanches, est représentée par 4* Sa pesanteur spécifique varie de 4,6.’5 à 4,66; le fer sulfuré magnétique agit faiblement sur l’aiguille aimantée.

Le fer sulfuré magnétique cristallise sous la forme d’un prisme hexaèdre régulier dans lequel un des côtés de la base est îi peu près égal à la hauteur. Les cristaux présentent des clivages parallèles aux 6 faces de prisme et un dans le sens de la base ; ce dernier est surtout marqué, c’est celui qui donne aux masses leur structure lamelleuse. Ces cristaux sont rares. La figure a5 représente l’un de ces cristaux.

SESQUISULFURE DE FER (Fe^S^).

Un obtient ce composé en chauffant au rouge sombre un mélange de soufre et do protosulfure. On peut aussi le préparer en faisant passer un courant d’acide

(1) Dufrénoy. Minéralogie, l. II, p. 553.

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sulfhydrique sur du sesquioxyde de fer chauffé vers mo degrés, ou dessèche ensuite le corps dans le vide ; c’est une masse jaunâtre présentan tantôt une. nuance verdâtre et tantôt grise. D'après Proust, il est magnétique ; il l’est d'après Bcrzelius.

Phipsou a indiqué la préparation de l’hydrate Eo^S'', ô/;>. 110 ; on l’obtient en précipitant une dissolution de perchlorure de fer contenant un corps oxydant tel que du chlore ou un hypochlorite par du sulfhydrate d’ammoniaque. C’est un précipité vert devenant noir «après le lavage. Si, après l’avoir séché, on le mélange à une poudre blanche, la couleur verte peut être perçue de nouveau ; le sesquisulfure est soluble dans l’ammoniaiiue concentrée, et il se précipite quand on l’étend d’e<au [Chem:, News. XXX, lôg).

Ce corps, une fois séché, reste inaltéré à l’air. Si on le chauffe, il passe à l’état de pyrite magnétique. A l’état humide, il ne tarde pas à se transformer en un mélange de soufre et de sesquioxyde de fer.

Les acides étendus le décomposent ; il se dégage de l’hydrogène sulfuré, il se forme un sel ferreux et il se dépose du bisulfure d’hydrogène.

Si l’on fait un mélange de sesquioxyde de fer avec un léger excès de soufre et qu’on le calcine rapidement, on obtient un composé qui contient toujours de l’oxygène, mais en proportions variables. Ces corps sont légèrement magnétiques.

D’après Rammelsberg, on obtient le composé Fe^0^,5Fe^S’, en faisant passer de 'acide sulfhydrique sur de l’oxyde ferrique chauffé au-dessus de loo degrés, mais au-dessous du rouge.

Le sesquisulfure de fer parait d’ailleurs se combiner avec d’autres corps : avec le protosulfure do fer pour former diverses combinaisons analogues aux o.xydes forroso-ferriques ; il s’associe également au sulfure do cuivre pour former la pyrite cuivreuse CuSFe^S^ Il forme aussi avec ce corps la combimaison SCuSFe^S-'. On connaît aussi la combinaison de sesquisulfure de fer et de sulfure de potassium que l’on appelle quelquefois sulfoferrite de potasse. 11 s’obtient quand on chauffe un mélange de i partie de fer avec (i jjarties de carbonate de potasse et (i parties de soufre ; il se forme du sulfure de potassium, de l’hyposulfite de potasse et du sulfoferrite de potassium ; au moyen d’un lavage à l’eau, on se débarrasse des deux premiers sels et l’on obtient le sulfoferrite à l’état d’aiguilles brillantes, rouges, longues et flexibles.

11 s’altère à l’air ; lorsqu’on le chauffe, il se dégage de l’acide sulfureux ; en même temps il se forme du sesquioxyde de fer et du sulfate de potasse. Quand on le chauffe, dans de l’hydrogène, il perd une partie de son soufre en se transformant dans le composé KFe^S-'.

BISULFURE DE FER (FeS^).

Ce corps, qui existe très abondamment dans la nature, peut se préparer par l’action de l’hydrogène sulfuré sur le sesquioxyde de fer, anhydre ou non, sur l’oxyde magnétique ou le carbonate ferreux, lorsqu’on opère à une température comprise entre loo degrés et le rouge sombre ; au-dessous de loo degrés, on obtient princi-

paiement du sesquisulfure de fer, et au-dessus du rouge, on peut obtenir du sul-. fure magnétique, puisque le bisulfure perd du soufre assez facilement et que le Sulfure PVS* est le composé le plus stable de cette série. On observe même dans la préparation, que, au début de l’expérience, la température s’élève assez par suite de la chaleur dégagée dans la réaction pour qu’il ne se forme qu’un sulfure moins sulfuré que la pyrite ordinaire ; la température baissant, le corps produit s enrichit en soufre et il se dégage de l’hydrogène et de la vapeur d’eau.

Le bisulfure ainsi produit conserve non seulement la forme extérieure des cristaux du sel ferreux employé, mais encore l’éclat particulier de leur face et uussi les mômes plans de clivage.

Il est évident, d’après les phases mêmes de cette préparation, qu’un sulfure de fer d’un degré quelconque de sulfuration peut de cette façon être transformé en sesquisulfure de fer, en le chauffant dans un courant d’acide sulfhydrique.

Oivers procédés dans lesquels on chauffe à la fois du protosulfure et du soufre tiennent aussi du bisulfure de fer ; si le mélange est additionné de chlorhydrate tl ammoniaque, on obtient môme le bisulfure cristallisé sous forme d’octaèdres ou <le cubes.

Le bisulfure de for, lorsqu’on le chauffe en vase clos, perd une partie de son soufre en se transformant soit en pyrite magnétique Fe’S*, soit en protosulfure, si l’on opère à une température plus élevée. Un courant de gaz inerte facilite cette transformation. Chauffé à l’air, le bisulfure de fer dégage de l’acide sulfureux, du sulfate de protoxyde de fer, ou bien un sulfate basiciue de sesquioxyde <le fer, si la température est suffisante pour décomposer le sulfate ferreux.

Quand on le chauffe dans un courant d’hydrogène phosphoré à une température 'nférieure à celle où le bisulfure perd du soufre spontanément, il se forme du Phosphure de fer avec dégagcmc.it de soufre et d’acide sulfhydrique.

Les acides étendus se décomposent par le bisulfure de fer, mais il se dissout dans l’acide azotique et dans l’eau régale. Pour enlever à la pyrite tout son soufre, d faut la chauffer avec 5o fois son poids d’oxyde de plomb. Avec une quantité ■Poindre, on obtient divers résultats consignés dans le tableau suivant :

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