‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 9e cahierChapitre 27 sur 135 · QUANTITÉS DE PYRITE · texte numérisé non relu

QUANTITÉS DE PYRITE

P^OMU «.S EN UPEKTi.

Petite quantité

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Klat naturel. — On trouve dans la nature deux combinaisons de soufre et de for; le bisulfure et le sulfure Fe^S* désigné sous le nom de pyrite magnétique.

La première combinaison affecte deux systèmes cristallins, et offre un exemple Remarquable de dimorphisme. Les caractères extérieurs des cristaux appartenant ■■ chacun de ces systèmes lu’ésenteut, eu outre, (luelques did'é.rences. en sorte que,

fil EXCYCI.OPÊDIE CHIMIQUE.

malgré l’idontitô de composition, l(\s minéralogistes admettent deux espèces de sulfure. La première est désignée sous les noms de fer sulfuré, fer sulfuré jaune et de pyrite martiale, tandis que la seconde est appelée fer sulfuré blanc, sa couleur jaune étant beaucoup plus claire (pu! celle de la première espèce.

Fer siiiriiré Juune. — Fyrlte Jniiiie. — Ce minéral est d’un jaune d’or, son éclat métallique ; les faces de ses cristaux sont très éclatantes, l’action de l’air ne les ternit pas. La dureté de la pyrite est considérable, elle fait feu au briquet; elle raye le feldspath, mais elle est rayée par le quartz; elle donne par le choc dn briquet une odeur sulfureuse. Sa ijoussière est d’un vert noirAtre. Sa pesanteur spécifique est de .5.

Ce minéral presque toujours cristallisé, ,se trouve cependant en concrétions, et, dans quelques circonstances, il remplace des corps organisés. Sa belle couleur jaune et son éclat le font toujours reconnaître.

La forme primitive du fer sulfuré jaune est le cube; c’est également la forme sous laquelle il se trouve le plus habituellement. Ses cristaux présentent de nombreuses modifications, et ce minéral fournit un des meilleurs exemples pour l’étude du système cubique.

Les modifications que l’on connaît dans le fer sulfuré sont : sur les angles, l’octaèdre régulier a', et deux trapézoèdres a* et a^. Le premier est beaucoup plus fréquent que le second ; l’octaèdre est rarement complet, mais souvent on en aperçoit les facettes triangulaires sur les angles du cube.

Sur les arêtes, le dodécaèdre rhomboïdal b' ; ce solide est très rarement complet, il est môme rare à l’état de combinaison ; cependant on connaît des cristaux du Dauphiné qui sont formés de l’octaèdre régulier a‘ et de ce dodécaèdre ; il existe ensuite 6 dodécaèdres pentagonaux b®, b», bL b*'*, b* ^ b*'*. Ces solides devraient avoir ->4 faces, mais la de ces faces manquent toujours ; parmi ces e dodécaèdres pentagonaux, un seul, celui dont le signe est b*, existe avec une grande fréquence; c’est après le cube, le cristal, qui se représente le jjIus souvent. Dans certaines circonstances, il est complet, mais le plus ordinairement il est associé au cube, et donne la forme désignée par Haüy sous le nom de cubo-dodécaèdre. La plupart des autres dodécaèdres pentagonaux sont très rares.

Le dodécaèdre b^ et l’octaèdre régulier s’associent ensemble et donnent lieu à une troisième forme que l’on désigne sous le nom d’icosaèdre, qui se compose de 8 triangles équilatéraux a’^, appartenant à l’octaèdre, et de triangles isocèles b^; les faces ont ordinairement des dimensions à peu près égales, mais dans quelques cas, celle du dodécaèdre ne sont ([u’indiquées, et le cristal présente alors l’apparence de l’octaèdre régulier, portant un biseau sur chacun de ses angles.

Les modifications intermédiaires sont au nombre de 3 ; elles sont données par les lois suivantes i (b* b''^ b''^); p = (bi'a b''* b‘«); i" = (b* b*'^ b*'*). Les solides à /(8 faces qui en résultent manquent, comme les trapézoèdres, de la moitié de leurs faces, et chacun d’eux ne forme que des pointements triples sur les angles du cube ; les facettes qui correspondent aux modifications intermédiaires sont plus fréquentes que celles données par les dodécaèdres pentagonaux bL b*, b*'^ b''“ et b^'^. Un grand nombre de cristaux provenant de la Corse et du Piémont en Qffrent (Jes ej^emples,

Malgré le nomljre des facettes dont les cristaux de fer sulfuré sont quelquefois surchargés, presque toujours le cube donne la forme générale.

Fig. 20. — Culjo-dodécaèdro.

Fig. 21. — .Mine do Cumberland.

•'Vr Mulfui'é Itiniic. — Cette seconde espèce est d'un blanc jaunâtre, ou d’un jaune verdâtre livide, avec un éclat métallique. Elle forme, comme la première, des cristaux et des concrétions; mais elle existe fréquemment, en outre, en boules à cassure radiée. La surface de ces boules est hérissée de tous côtés de pointes '|Ui sont des extrémités de cristaux.

Le fer sulfuré blanc raye le feldspath et est rayé par le quartz ; sa cassure est inégale et granulaire. Sa pesanteur spécifique varie de 4,7 à 4!847- Sa forme primitive est un prisme droit rhomboïdal de io6“a', dans lequel le rapport d’un côté de la base à la hauteur est à peu près celui des nombres 30 et 19.

Angles prinoipanx du for sulfuré blanc.

P sur M= 90»

P sur 0* = i6i«i4' P sur e2 = 160® 1*'’ P sur e3=i3oo P sur a' = ia2»ri(/ bi/2 sur bi/2 = 115052' 0* sur 0* = 147“ jS'

M sur M = io6ooa'

M sur b = 158042 '

a' sur al = ii4“2o'

a* sur al = 110048'

e» sur ei = 98014-

PERSULFURE DE FER (FeS»).

Ce composé n’a pas été obtenu à l’état libre ; on le connaît à l’état de combinaison avec le sulfure de potassium ; ce composé s’obtient en faisant passer un courant d’hydrogène sulfuré dans une solution de ferrate de potasse ; si l’on cherche ensuite à isoler le persulfure de fer, il se décompose en sesquisulfure et soufre libre.

SÉLÉNIURE OE FER

Quand on fait passer des vapeurs de sélénium sur des fils de fer portés au rouge, les deux corps se combinent avec un grand dégagement de chaleur et de lumière. Le (îomposé ainsi formé est d’un gris jaunâtre, son éclat est métallique. 11 est dur; il n’est fusible qu'à la flamme du chalumeau, mais alors il s’oxyde et paraît former un sous-oxyde de sélénium et un sélénite de protoxyde de fer. Les acides étendus le dissolvent en dégageant de l’hydrogène sélénié.

Il paraît exister deux combinaisons différentes de fer et de sélénium, car si l'on pulvérise le composé dont nous venons de parler et qu’on le chauffe avec du sélénium, une nouvelle combinaison semble avoir lieu; il se forme une poudre brune, insoluble dans l’acide chlorhydrique, et se décomposant à une température plus élevée en mettant en liberté une partie de son sélénium [Berzolius].

Little (i) qui a repris l’étude de ce composé a obtenu, en suivant le même procédé, mais en chauffant sous une couche de borax, un composé brun jaunâtre.

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