HO
llypopiiofüpiiltc lie ■e«iniIoxyiIe lie fer. — Lorsque l’on dissout de l’hydrate de sesquioxyde de fer dans de l’acide hypophosphoreux la réaction marche lentement à froid, mais il ne se forme pas de protoxyde de fer, tandis qu’à la température de l’ébullition il se forme un mélange d’hypophosphite ferreux et de phosphate ferrique. L’hypophosphite ferrique est un sel blanc difficilement soluble dans l’acide libre ; quand on le chauffe il donne du phosphore d’hydrogène comme la plupart des hypophosphites.
Pliospiilto Ile protoxyde île fer. — On le prépare en précipitant le sulfate de protoxyde do fer par du trichlorure de phosphore ; on neutralise la liqueur
(1) Pool/., Xll, Ï9i.
JOAXNIS. — LE FER ET SES COMPOSÉS. lOl
pjir l’ammoniaque, et on lave le précipité avec de l’eau bouillante ; on le sèche ensuite dans le vide. Pendant cette préparation, le précipité, qui est d’abord blanc, prend une légère teinte verdâtre. 11 est facilement oxydable et se convertit à la surface en un phosphate ferrique. Lorsque l’on chauffe te phosphite ferreux il dégage de l’hydrogène et il se forme du biphosphate de protoxyde de fer [Rose] (i). Cette décomposition est généralement accompagnée d’un dégagement de lumière.
I*lioH|tlilto «le se»«niloxy«le «le fee. — Lorsque Ton traite .le sulfate double de peroxyde de fer et d'ammoniaque par un mélange d’ammoniaque et de trichlorure de phos])hore, il se forme un précipité blanc qui disparaît d’abord parce <iu’il est Insoluble dans un excès de sel de fer. Le précipité est ensuite lavé à Teau froide et séché dans le vide. Si on laisse ensuite reposer Teau mère, on obtient une nouvelle quantité de phosphate. C’est un sel blanc que la chaleur décompose en dégageant de l’hydrogène. 11 contient g équivalents d’eau.
Le précipité se rassemble surtout très bien lorsqu’on a fait la précipitation à chaud. On doit aussi éviter d’employer l’ammoniaque en excès parce qu’elle favorise l’oxydation du produit.
Le précipité ainsi préparé est une poudre d’un blanc verdâtre. 11 perd assez facilement son ammoniaque lorsqu’on le chauffe ou qu’on le traite par la potasse. Il est soluble dans les acides, môme étendus, lorsqu’il est récemment précipité. Sa formule est : AzH‘0, e.FeO, Pho=, nHO.
l'lio!«|ilinl<> «le |irolo.xy(l(> «le fer. — Il existe différentes combinaisons, plus ou moins basiques, d’acide phosphorique et de protoxyde de fer.
Le phosphate le plus basique contient 4 équivalents de base, c’est la dufrénite; elle constitue des rognons de 6 à lo millimètres de diamètre, à cassure fibreuse radiée. Leur couleur est d’un vert olive très foncé; la dufrénite de Hirschberg est presque noire ; sa poussière est d’un gris verdâtre ; les fibres en sont légèrement translucides, et leur éclat est soyeux, un peu nacré. Sa pesanteur spécifique est de ,'i,a'?7. Peu dure elle est rayée par la chaux carbonatée. Les caractères cliimiques sont les mômes que pour le phosphate bleu ; toutefois elle est plus fusible que la vivianite. Dans quelques échantillons de la dufrénite d’Anglar, on voit des parties, devenues bleues, qui annoncent que le phosphate vert peut passer au bleu par une suroxydation du fer, comme cela a lieu pour le phosphate blanc. La formule est ; 4FeO, PhO“, 5HO.
l>lioH|>imt«> ti>llm«il«iii<!. — Ce corps se trouve dans la nature, c’est la vivia nito. On prétend en avoir trouvé aussi dans l’estomac d’une autruche et dans le •squelette d’un mineur abandonné dans une ancienne mine [Schlossberger] (3). Ce phosphate se forme lorsque Ton met du fer en contact avec du phosphate d’ammoniaque.
Ilosford (4) a reproduit le phosphate bleu en chauffant dans un tube scellé du
(I) Pogg., IX, 35.
iî) Dufrénoy. Minéralogie, II, 651.
(.3j Ann. c/iim.pharm., LXII, 382.
(4) Wien Akad. Her., I.XVIII, 460.
phosphate ferreux ou un mélange de sulfate de fer et de phosphate de soude, le tube étant rempli d’acide carbonique. Après quehiue temps le phosphate est devenu bleu et en môme temps une partie de l’acide carbonique a été réduite à l’état d’oxyde de carbone.
On obtient ce composé, d’après M. Debray (i), en chauffant le phosphate PhO*, 2FeO, ,îH0 avec de l’eau, en tubes scellés, à a.'io degrés. Il est vert foncé et est formé do petits grains cristallins.
Le phosphate de fer est insoluble dans l’eau pure, soluble dans l’eau acidulée; l’eau chargée d’acide carbonique en dissout environ i gramme par litre.
l*liosp}iatc lilbnsi<|ti<‘. — Le phosphate de soude bibasique donne un précipité blanc avec des sels de protoxyde de fer; ce précipité s’altère à l’air et devient verdâtre ; le charbon ne suffit pas pour le réduire à l’état de phosphure, il faut y ajouter du carbonate de soude. Il est insoluble dans l’eau, mais il se dissout dans les acides étendus et dans l’ammoniaque.
D’après M. Debray, le phosphate PhD-,aFeO,.5110, s’obtient aussi en faisant bouillir de l’acide phosphorique avec du fer métallique ; il se précipite au bout d’un certain temps de petites aiguilles parfaitement incolores qui bleuissent un peu à l’air. On l’obtient également en faisant bouillir une dissolution de sulfate de fer avec du phosphate de magnésie préparé à froid.
Pl>oHi>iiaic iii(>iiolmisi<|iio. — On l’obtient en dissolvant le fer dans l’acide pho.sphorique. Il se forme au début un sel acide bientôt transformé en phosphate neutre [Scheele].
Erlemneyer (a) a repris cette question, et il a obtenu dans l’action du fer divisé sur l’acide phosphorique concentré (48 pour loo d’acide) une solution verdâtre; l’eau en précipitait un corps blanc. Si la dissolution était concentrée au sein d’une masse d’hydrogène, on obtient à la surface de petits cristaux; après un lavage à l’éther destiné à enlever l’excès d’acide phosphorique, ils avaient pour composition Fe0,2H0,Ph0* -j- aHO. Ce sel s’oxyde assez rapidement à l’air, très rapidement en dissolution.
PhOHitlmto double de protoxyde de fer et d'aminonlnfiue. —
C’est le précipité que l’on obtient lorsque l’on mélange du protochlorure de fer avec du phosphate de soude 2Na0,H0Dh0® et de l’ammoniaque. On doit opérer le plus possible à l’abri du contact de l’air ; il est avantageux d’employer des liqueurs chaudes; au bout de quelques minutes le précipité d’abord floconneux est devenu plus dense; il se rassemble facilement au fond des vases. On le lave avec de l’eau bouillie. C’est un corps blanc verdâtre. Au contact de la potasse il dégage de l’ammoniaque; il est insoluble dans l’eau, même à loo degrés; hydraté il se dissout facilement même dans les acides étendus ; sec, il se dissout difficilement dans les acides concentrés. Sa formule est :
AzH*0,2Fe0,Ph05 -|- aHO.
(Il Ann. chim. phys., LXI, 437.
(2) Erlenmeyer Liebig. Ann. chim., CXCIV, 176.
Vlvlaiilte (i). — État naturel. — C’est un phosphate de fer dont la composition se rapproche de la formule 3FeO,I*hO®,7HO.
Les cristaux qui constituent cette espèce sont d’un bleu plus ou moins foncé, tantôt d’un bleu indigo, tantôt d’un bleu très clair comme certaines eaux ; la nuance des cristaux de fer phosphaté est du reste toujours en raison de leur épaisseur ; leur éclat est très vif, tant sur la surface des cristaux que sur la cassure ; ils admettent un clivage excessivement facile parallèlement à la modification g‘. Des stries prononcées, placées sur les faces verticales du prisme, indiquent la position de l’axe.
La pesanteur spécifique de la vivlanite est de 2,661 ; sa dureté, égale à 2, est à peu près la même que celle de la chaux sulfatée ; cependant elle raye cette substance.
La forme primitive est, d’après M. Lévy, un prisme rhomboïdal oblique dans lequel l’incidence des faces latérales est de 108 degrés, celle de la base sur chacune d’elles de io5“,i9, et le rapport d’un des côtés de la base à hauteur celui des nombres 26 : 2g.