I. S1LIC.4TES FERREUX
1“ Silicate ciimclribasiqiio (4Fno,Sio^). —On l’a obtenu en chauffant fortement du fer brut en présence de l’air; il se formerait dans ces conditions de l’oxyde de carbone, de l’acide sulfureux, du fer et du silicate quadribasique [Scherer].
a” Silicate kaalquc (aFeO,SiO^). — Ce composé s’obtient dans le traitement des minerais de fer dans les hauts fourneaux ; on l'obtient aussi quand on raffine le cuivre brut. Il cristallise sous la même forme dans l’un et l’autre cas ; il est décomposé par l’acide chlorhydrique qui met la silice en liberté.
Ce silicate se trouve dans la nature : c’est lafayalite.
ENCYC1.0P.
lli ENCYCLOPÉDIE CIIIJIIQUE.
Fayalltc. — Ce minéral, recueilli à l’ile de Payai, est en masses composées de grains cristallins d'un vert foncé, présentant des teintes rougeâtres. A la loupe on y observe des cavités comme dans les scories; moins dur que le quartz, il se laisse rayer par une pointe d’acier; il est fortement attirable à l’aimant. Sa composition d’après Rammelsberg est 2FeO,SiO^ (protoxyde de fer, G3,8o au lieu de pour le silicate pur; APO^ 5,45 pour loo; CuO, 1,29; FeS, 5,55; SiO^ 28,27. Traces de chaux).
Gpunérltc.— Nom donné à une augite ferrugineuse grise, analysée parM. Gruner, ingénieur des mines et provenant de Collobrières, dans le département de l’Aude.
llyaloBldérlte. — C’est un silicate voisin du précédent, mais dans lequel une portion de l’oxyde de fer est remplacée par de la magnésie (c’est pour cela que nous le plaçons ici).
Fig 36.
Cette variété particulière a été découverte par le D' Walchner, dans une amygdaloïde du Haisorstühl, en Brisgaw ; sa couleur est d’un brun rougeâtre ; elle donne une poussière brune; sa pesanteur spécifique est de 5,287. Au chalumeau, elle fond en un globule scoracié noir, qui est attirable à l’aimant.
Sa composition répond à la formule suivante, d’après Walchner :
4Mg0,2Fe0,3Si03.
Elle contient en outre un peu de potasse (2,79 pour 100) et un peu d’alumine (2,21 pour 100).
Cblopoiihoilte (i).— Le D'Mac Culloch a décrit sous ce nom un silicate de fer formant tantôt des nœuds, tantôt des grains disséminés dans une roche amydaline verdâtre liée aux basaltes de l’île de Rum, dans le Fifeshire, en Écosse; ces nœuds donnent à l’essai de la silice et de l’oxyde de fer. Ils sont d’un vert pistache et transparents; ils deviennent bruns ou noirs par l’action de l’air; leur cassure est conchoïdale, passant à la cassure terreuse. Leur pesanteur spécifique est de 2,02 ; la chlorophœite est rayée par une pointe d’acier.
M. Forchhammer a découvert dans les roches volcaniques de Qualboë et de Suderoë(Faroë), un minéral d’un vert olive, qu’il regarde comme analogue à la chloro-
(1) Dufrénoy. Minéralogie, IV, p. îip.
phœite du D' Mac Gullocli. Sa pesanteur spécifique est de 1,809; sa formule est voisine de
Fe0,Si02,6H0.
Kiici>«>iito. — Ce silicate appartient à cette môme famille ; il contient, outre de l’oxyde de fer, du protoxyde de manganèse. Il est en masses d’un gris brunâtre, compact et tenace; sa cassure est conchoïde, un peu luisante. Sa pesanteur spécifique est de 5,71/1, il est infusible au chalumeau. Sa formule est, d'après Dœbener :
re0,Mn0,Si02.
5« (mitcate monobaBl<|iic (FeO,SiO“). — On obtient un corps ayant â peu près cette composition lorsqu’on chauffe presqu’à fusion dans un creuset de charbon un mélange de silice et de peroxyde de fer en proportions équivalentes ; ce dernier est réduit et Ton obtient un silicate dont la composition répond sensiblement à la formule FeO,SiO ,
FcO,5i(au lieu de 5.5,03).