II. SILICATES FERRIQUES
Ces silicates sont en grand noml)re dans la nature, surtout en combinaisons avec d’autres silicates. Ces corps ont été étudiés plutôt au point de vue minéralogique qu’au point de vue chimique.
On sait cependant que l’hydrate de sesquioxyde de fer décompose les solutions de silicates alcalins ; le silicate de soude Na0,4Si03 donne avec les solutions de perchlorure de fer un précipité qui se redissout immédiatement, sauf une petite quantité de silice ; en môme temps, la liqueur est colorée en brun. On obtient par évaporation de ce liquide une masse brune, de cassure conchoïdale. On peut en extraire, au moyen de Teau, du chlorure de sodium et le perchlorure de fer mis en excès ; il y a un résidu insoluble qui est un silicate de fer que l’acide chlorhydrique décompose en dissolvant tout l’oxyde de fer.
En employant le sulfate ferrique normal au lieu du chlorure, on obtient un résultat analogue, en versant l’une dans l’autre les solutions bouillantes.
IIiain|(érlt«. - Ilisinger a décrit et analysé un silicate de fer particulier, qui provient de Riddarhyttan, en Suède ; plus tard, Kobell a fait connaître la composition d’un minéral à peu près analogue, recueilli à Bodenmais en Bavière, et auquel il a donné le nom de thraulite : l’un et l’autre ont été réunis sous le nom d’hisingérite.
L’hisingérite comprenant les échantillons de Riddarhyttan et de Bodenmais constitue des nodules arrondis de a â 3 centimètres de diamètre, ayant un clivage assez facile, qui leur communique une structure feuilletée. Toutefois ce silicate est terreux, peu dur, et présente dans les autres sens une cassure conchoïde; sa couleur est d’un brun jaunâtre, sa pesanteur spécifique est de 3,0/10.
Chauffé dans le tube, il donne de l’eau ; au chalumeau, on a obtenu quelques symptômes de fusion; il devient alors magnétique.
IIG ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE.
Sa composition peut s’exprimer par la formule 4Fc203,9Si0î,i8H0,
voisine de Fe^O^aSiO'./îHO.
IVontroiiltc. — Minéral jaune paille ou jaune serin, un peu verdâtre, et quelquefois rose fleur de pêcher, onctueux au toucher, se laissant rayer facilement par l'ongle ; donnant de l’eau par la calcination ; soluble avec facilité dans l’acide chlorhydrique avec formation de gelée.
Il se trouve en petits rognons au milieu des amas de peroxyde de manganèse de Saint-Pardoux, près de Nontron, dans le département de la Dordogne.
Sa formule est :
Fe203,3Si02,5H0.
Aiitliosicléritc. — Ce minéral provient de Timpoboenba dans la province de •Minas Geraès, au Brésil ; il forme une veine dans le fer oligiste connue sous le nom de sidérocriste, dont la disposition est schisteuse; cette veine est parallèle au sens de la cristallisation, elle se compose de filaments déliés d’un jaune brunâtre, analogues à la variété d’oxyde de titane des environs 'de Moutiers, en Savoie ; ces filaments, dont la disposition est généralement droite, sont cependant aussi par bouquets radiés. L’anthosidérite a de l’analogie avec le cacoxène, mais il fait feu au briquet. Sa pesanteur spécifique est environ de 5,6.
La formule est :
2Fc203,9Si02,2H0.