ALUMINIUM ET FER
On a obtenu divers alliages en fondant ensemble différentes proportions de ces deux métaux ; l’un au moins de ces alliages, celui qui répond à la formule Al^Fe paraît bien défini.
AlFe‘ — On a obtenu un alliage correspondant à cette composition en chauffant au rouge blanc du fer avec du chlorure d’aluminium (5 équivalents de fer pour i de chlorure). On ajoute en outre au mélange i équivalent de chaux. Après que ce mélange a été chauffé au rouge blanc, on trouve un culot métallique qui renferme environ 12 pour 100 d’aluminium et 88 pour 100 de fer. (Proportions théoriques pour
AlFe‘ : Al 10,94 et Fe 89,06,
[Croce, Calvert et Johnson, Ann. chim. phys., 3" série, t. XLV, p. 454]• La chaux ajoutée par les auteurs était mise dans le but d’enlever son chlore au chlorure d’aluminium. L’alliage qu’ils obtenaient (ainsi était très dur et se rouillait à l’air humide ; on pouvait d’ailleurs le souder à lui-méme comme le fer ordinaire. Les mêmes auteurs firent d’autres essais en ajoutant au mélange précédent du charbon en poudre fine. Ils obtinrent un culot qui présenta à l’analyse des résultats un peu différents, mais ils admirent que c’était le même alliage mélangé d’un excès de fer; en outre, dans lamasse fondue de chlorure de calcium, ils trouvèrent de petits grains ronds disséminés, d’une couleur blanc d’argent et très durs; leur propriété la plus curieuse consistait en ce que cet alliage ne se rouillait pas à l’air humide ni même en présence des vapeurs d’acide hypoazotique. On trouva pour ces grains la composition suivante, très voisine de la formule APFe® :
Trouvé. Calculé.
Al. 24,5.') 25,00
Fe. 75,45 75,00
Lorsqu’on traite ce composé par l’acide sulfurique, l’alliage est décomposé, il se forme du nitrate de fer, mais l’aluminium reste à l’état métallique.