ANALYSE SPECTRALE
L’étincelle éclatant à la surface d’une solution de chlorure de fer donne les raies suivantes :
Longueurs d’onde : 537,0; 55 a,6 (très vive); 5a6,7 (très vive); 3 a 5 ,i (très vive); 5 tg,a; 5i(),8;5i3,9; 495,9 (assez vive); 49a, 3 ((assez vive); 489,1; 44 o )6 (vive); 458,3 (vive).
ALLIAGES
HYDRURË DE FER (1)
Il existe un hydrure de fer dont la composition n’est pas connue, mais dont l’existence paraît établie; il a été signalé par Wanklyn et Carius. Dupasquier pense avoir obtenu un hydrure gazeux mélangé à une très grande quantité d’hydrogène; Voici leurs expériences :
Lorsqu’on fait réagir l’iodure ferreux, sur le zinc ethyle, il se fornle de zinc, du gaz ethylène et de l’hydrure de fer (a).
Fel + ZnC‘H* = Znl + FeH C‘H4.
Pour se procurer l’iodure ferreux, on cllaufFe rapidement au rouge de la limaillé
(1) Dupasquier. C. H., XlV, 511 ! — Schlossberger et FresoniuS. Ann. phmin-, Ll, 413.
(*) Wanklyn et Carius. Ann. det' Chem. u. Pharni., CXX, 69.
20 ENCYCLOPÉDIE CllIMlQCE.
de fer dans un creuset de porcelaine et on y projette de l’iode, d’abord en petite quantité et seulement pour empêcher l’oxydation du métal, puis en plus grande quantité dès que la température a atteint le rouge. Ce n’est qu’à cette température que la combinaison s’effectue, la masse fondue au rouge vif paraît renfermer un periodure. Du moins elle présente ce phénomène singulier de dégager des vapeurs d’iode dès qu’elle se refroidit au-dessous du rouge. Après le refroidissement, il reste une masse grise lamellaire qui est l’iodure ferreux pur.
Lorsqu’on ajoute du zinc ethyle étendu de son volume d’éther à de l’iodure ferreux placé dans un tube, sous une couche d’éther il se manifeste aussitôt un vif dégagement de gaz, et la température du mélange s’élève de quelques degrés. On peut modérer la réaction en plongeant le mélange dans la glace; cependant le dégagement de gaz est toujours abondant. Ce gaz renferme une proportion notable d’ethylène (de 65 à 90 pour 100) ce qui reste après l’absorption de l’ethylène par l’acide sulfurique fumant est un mélange d’ethyle, d’hydrure d’ethyle et d’hydrogène. La matière qui reste dans le tube après la réaction, présente les caractères suivants, après avoir été bien lavée avec de l’éther. C’est une poudre noire qui ressemble au fer métallique et qui dégage de l’hydrogène pur à une douce chaleur. Cette décomposition facile explique la présence de l’hydrogène dans le mélange gazeux dont il a été question plus haut. A l’abri de l’humidité ce eorps peut se conserver sans altération. Mais lorsqu’on le traite par l’eau il se dégage immédiatement de 'hydrogène pur et il se forme en môme temps de l’oxyde ferreux. L’acide chlorhydrique décompose l’hydrure de fer avec dégagement d’hydrogène provenant non seulement de l’acide, mais aussi de l’hydrure, et avec formation de chlorure ferreux.
La composition exacte de l’hydrure de fer n’a pas pu être déterminée.
D’après Dupasquier (i), quand on attaque du fer par l’acide chlorhydrique, l’hydrogène obtenu brûle avec une flamme jaune à la circonférence, verte au centre et qui donne des taches couleur de rouille par une disposition analogue à celle de Marsh. Ces taches persistent môme après que le gaz a traversé le flacon contenant une dissolution de potasse et un tube plein d’amiante. Ces taches disparaissent au contraire quand l’hydrogène a traversé du bichlorure de mercure.
L'existence de ces taches que Dupasquier attribue à l’existence d’un hydrogène ferré est un inconvénient dans la recherche des taches d’arsenic dans l’appareil de Marsh quand on y emploie du fer pur au lieu du zinc pur; non'seulement la présence de ces taches gêne par elle-même, mais aussi elle empêche d’après Dupasquier l’arseniure d’hydrogène de se former quand l’acide arsenieux est en petite quantité.
D’après Schlossberger et Fresenius (2), les taches que l’hydrogène dépose en brûlant sur une soucoupe de porcelaine ne contiennent pas trace de fer, elles se volatilisent assez facilement; elles sont insolubles dans l’acide chlorhydrique, solubles dans l’eau régale. Le gaz qui avait servi à former les taches avait traversé deux flacons laveurs contenant de l’eau distillée puis un tube de i“,2o rempli de coton mouillé et de coton sec. Le même gaz ayant barbotté dans du bichlorure de mer-
(1) Dupasquier. Comptes rendus, XIV, 511.
(î) Ann. pharm., Ll, 413.
cure, il se forma un précité blanc jaunâtre qui contenait du mercure, du chlore, du phosphore et du soufre, mais pas une trace de fer.