‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 9e cahierChapitre 78 sur 135 · DENSITÉS · texte numérisé non relu

DENSITÉS

températuro

OXÏÜES,

c,ir.o.,unEs.|

CrO

CrCl

CrOOV

Cr20'>

Cr2(:i3

Cr^O^

CrOo

MoO

MnCl

Mn'JO»

MnH»^

Mu2C13

7,108-7,206 (Brunner)

MnSQi

Mn02

MuCU

' MnO’ MnaO-!

* FeO

FcCl

Fer.

, 7,26 fondu

FeSOi .

) FeoO*

Fc2C13

' 7.4 1» 7.9 forgé

Fe203 ' FeOs

j 8,5i3 (BeiTOlius) ,

\ CoO

CoCl

Cnholt

OüO

Co30‘

Co^CP

1 8,17 (Lampadius) '

Co203

8,279 Riclitcr)

NiO

NiCl

Nickel.

j 8,,ô8 (Tupputi) 1

i NiO

i Ni30‘

8,675 (Thomson)

1 Ni203

Le chrome, qui est le plus infusible de ces cinq métaux, a un sesquioxyde indécomp sable par la chaleur, qui a des rapports avec l’alumine. 11 forme avec l’oxygène une combinaison acide, nettement déterminée, qui donne des sels parfaitement définis. ^

Le manganèse fournit bien avec l’oxygène un composé correspondant, l’acide manganique, mais il n’a pu être séparé des bases.

L’acide ferrique obtenu par M. Fremy se détruit aussitôt qu’on cherche à l’isoler.

L’acide cobaltique n’est signalé dans les ouvrages de chimie qu’accompagné d’un point d’interrogation.

Si l’on considère quels sont les oxydes de ces différents métaux, stables à haute température en présence de l’air, on trouve que la stabilité va en diminuant du sesquioxyde au protoxyde. L’oxyde de chrome obtenu par calcination est toujours le sesquioxyde ; pour le manganèse et le fer c’est l’oxyde salin R'>0‘; pour le cobalt et le nickel, ce n’est plus que le protoxyde RO. Les propriétés de la plupart de ces oxydes varient suivant la température à laquelle ils sont obtenus.

Les densités de ces métaux suivent une marche croissante : pour le chrome elle est de6 à 0,8; pour le manganèse 7,i38 à 7,eo6; pour le fer 7,4 a 7,9; le cobalt, 8,51.) ; le nickel, 8,675.

Il en est de même pour les équivalents, sauf pour ceux du cobalt et du nickel qui ont la môme valeur (i).

Enfin si l’on compare les quantités de chaleur dégagées dans la formation de leurs oxydes, on voit encore dans le tableau suivant, dû à Thomsen que ces métaux se groupent dans le même ordre :

Solide

MnO hydraté 47'i4

FeO ' —

CoO — 52^

NiO — 3o»,7.

Les quantités de chaleur dégagées dans la formation des chlorures, des bromures et des iodures, conduisent aux mômes résultats ;

Solide Dissous MnCl 56 64

FcCl 4i 5o

CoCl 58,a 47.4

SiCl 37,5 46,8.

[Thomsen et Berthelet. — Berthelet. Essai de mécanique chimique fondé sur la thermochimie, 1.1, p. 378.]

Il en est de même pour la formation des sulfures :

Sulfure de manganèse solide -p aa,6 (Berlhelot,

— for — -p >1,9 (Berlhelot)

— cohalt — -p 10,9 (Thomsen)

— nickel — -P 9,7 (Thomsen).

Nous ne prétendons pas appuyer l’ordre dans lequel nous classons ces métaux seulement sur les quantités de clialeur dégagées par leurs combinaisons similaires, mais nous n’avons pu cependant nous empêcher de donner ces chiffres qui semblent apporter une nouvelle preuve à la thèse que nous soutenons.

Les propriétés générales de ces cinq métaux, celles de leurs composés, ainsi que les conditions thermiques de formation de leurs oxydes, sulfures, chlorures, bromures et iodures, nous conduisent donc à les classer dans Tordre suivant ; chrome, manganèse, fer, cobalt et nickel.

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