DENSITÉS
températuro
OXÏÜES,
c,ir.o.,unEs.|
CrO
CrCl
CrOOV
Cr20'>
Cr2(:i3
Cr^O^
CrOo
MoO
MnCl
Mn'JO»
MnH»^
Mu2C13
7,108-7,206 (Brunner)
MnSQi
Mn02
MuCU
' MnO’ MnaO-!
* FeO
FcCl
Fer.
, 7,26 fondu
FeSOi .
) FeoO*
Fc2C13
' 7.4 1» 7.9 forgé
Fe203 ' FeOs
j 8,5i3 (BeiTOlius) ,
\ CoO
CoCl
Cnholt
OüO
Co30‘
Co^CP
1 8,17 (Lampadius) '
Co203
8,279 Riclitcr)
NiO
NiCl
Nickel.
j 8,,ô8 (Tupputi) 1
i NiO
i Ni30‘
8,675 (Thomson)
1 Ni203
Le chrome, qui est le plus infusible de ces cinq métaux, a un sesquioxyde indécomp sable par la chaleur, qui a des rapports avec l’alumine. 11 forme avec l’oxygène une combinaison acide, nettement déterminée, qui donne des sels parfaitement définis. ^
Le manganèse fournit bien avec l’oxygène un composé correspondant, l’acide manganique, mais il n’a pu être séparé des bases.
L’acide ferrique obtenu par M. Fremy se détruit aussitôt qu’on cherche à l’isoler.
L’acide cobaltique n’est signalé dans les ouvrages de chimie qu’accompagné d’un point d’interrogation.
Si l’on considère quels sont les oxydes de ces différents métaux, stables à haute température en présence de l’air, on trouve que la stabilité va en diminuant du sesquioxyde au protoxyde. L’oxyde de chrome obtenu par calcination est toujours le sesquioxyde ; pour le manganèse et le fer c’est l’oxyde salin R'>0‘; pour le cobalt et le nickel, ce n’est plus que le protoxyde RO. Les propriétés de la plupart de ces oxydes varient suivant la température à laquelle ils sont obtenus.
Les densités de ces métaux suivent une marche croissante : pour le chrome elle est de6 à 0,8; pour le manganèse 7,i38 à 7,eo6; pour le fer 7,4 a 7,9; le cobalt, 8,51.) ; le nickel, 8,675.
Il en est de même pour les équivalents, sauf pour ceux du cobalt et du nickel qui ont la môme valeur (i).
Enfin si l’on compare les quantités de chaleur dégagées dans la formation de leurs oxydes, on voit encore dans le tableau suivant, dû à Thomsen que ces métaux se groupent dans le même ordre :
Solide
MnO hydraté 47'i4
FeO ' —
CoO — 52^
NiO — 3o»,7.
Les quantités de chaleur dégagées dans la formation des chlorures, des bromures et des iodures, conduisent aux mômes résultats ;
Solide Dissous MnCl 56 64
FcCl 4i 5o
CoCl 58,a 47.4
SiCl 37,5 46,8.
[Thomsen et Berthelet. — Berthelet. Essai de mécanique chimique fondé sur la thermochimie, 1.1, p. 378.]
Il en est de même pour la formation des sulfures :
Sulfure de manganèse solide -p aa,6 (Berlhelot,
— for — -p >1,9 (Berlhelot)
— cohalt — -p 10,9 (Thomsen)
— nickel — -P 9,7 (Thomsen).
Nous ne prétendons pas appuyer l’ordre dans lequel nous classons ces métaux seulement sur les quantités de clialeur dégagées par leurs combinaisons similaires, mais nous n’avons pu cependant nous empêcher de donner ces chiffres qui semblent apporter une nouvelle preuve à la thèse que nous soutenons.
Les propriétés générales de ces cinq métaux, celles de leurs composés, ainsi que les conditions thermiques de formation de leurs oxydes, sulfures, chlorures, bromures et iodures, nous conduisent donc à les classer dans Tordre suivant ; chrome, manganèse, fer, cobalt et nickel.