SUR LE RANG DU CHROME DANS UNE CLASSIFICATION NATURELLE DES MÉTAUX
Si Ton envisage les cinq métaux suivants : chrome, manganèse, fer, cobalt et nickel, on voit qu’ils forment, dans une classification naturelle, un groupe parfaitement délimité.
Les sulfates de protoxyde de ces cinq métaux, déjà isomorphes entre eux, donnent, avec les sulfates alcalins, des sels doubles isomorphes avec les sulfates magnésiens.
Les sulfates de sesquioxyde de chrome, de manganèse et de fer fournissent avec les sulfates alcalins des sels doubles isomorphes des aluns.
Les trois premiers métaux, chrome, manganèse et fer, semblent se rapprocher de l’aluminium, tandis que les deux derniers, cobalt et nickel, par iTensemble de leurs propriétés, sont plutôt voisins du magnésium et du zinc.
Ces différences pourraient, au premier abord, faire scinder en deux parties ce groupe si naturel. Nous estimons que ce serait à tort.
En effet, si Ton groupe ces cinq métaux de la façon suivante : chrome, manganèse, fer, cobalt et nickel, ainsi que nous l’avons fait dans le tableau ci-contre, on remarque entre leurs propriétés une certaine liaison et un certain ordre qui sembleraient devoir être conservés dans une classification naturelle. Cet ordre a déjà été adopté du reste par M. Schutzenberger dans son important Traite de chimie générale fT. I, p. 586].
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