‹ Encyclopédie chimique. Tome IV.- Analyse chimique. Analyse des gazChapitre 16 sur 57 · C 4 H 3 O 2 + O 12 = 4 CO 2 + 6 HO · texte numérisé non relu

C 4 H 3 O 2 + O 12 = 4 CO 2 + 6 HO

Pour le doser on se servira soit de la combustion eudiométrique, soit de la dissolution dans l’eau, ou l’alcool, ou l’acide sulfurique.

51. Méthylamine. C 2 H 3 Az. — La méthylamine possède Une odeur ammoifiâl' cale rappelant aussi celle du poisson pourri ; c’est de tous les gaz le plus soluble dans l’eau: à 12'>,5, celle-ci en dissout 1150 fois son volume ; à 25°, 950 fois son volume. Elle possède une réaction alcaline aussi énergique que celle du gaz ammoniac; comïhe Celui-ci, elle répand des fumées blanches en présence de l’acide chlorhydrique; elle se combine avec ce dernier gaz à volumes égaux. Sons l’action de la chaleur, elle produit de l’acide cyanhydrique et du cyanhy-

drate d’ammoniaque; elle s’enflamme aisément au contact de l’air, brûle avec une flamme jaunâtre ; cette réaction la distingue de l’ammoniaque qui, comme on le sait, ne brûle que dans l’oxygène et seulement lorsqu’on prend des précautions spéciales ; la combustion eudiométrique de la méthylamine- donne naissance à de l’eau, à de l’acide carbonique et à de l’azote (C ! H 3 Az + 90 = 2C0 ! + 5H0). Cependant cette combustion s'effectue rarement d’une manière complète, et on obtient simultanément du cyanogène et de l’acide cyanhydrique ; au point de vue analytique, la combustion dans l’eudiomètre n'est donc pas à recommander.

Sous l’influence du froid et de la pression la méthylamine se condense en un liquide mobile. A l’état dissous, elle présente des réactions analogues à celles de l’ammoniaque ; c’est ainsi qu’elle précipite la plupart des solutions métalliques ; par exemple les sels de cuivre, de zinc, sont précipités et redissous par un excès de réactifs : quelques différences toutefois sont à noter ; ainsi le précipité obtenu avec les sels de cadmium n’est pas redissous par un excès de méthylamine, comme il le serait par un excès d'ammoniaque.

Pour doser la méthylamine dans un mélange gazeux, on met à profit sa solubilité dans l’eau. La séparation de l’ammoniaque, en présence de la méthylamine et des autres ammoniaques composées, offre de grandes difficultés qui ne peuvent guère être tranchées que si l’on a à sa disposition une grande quantité du mélange. (Transformation du mélange alcalin en chlorhydrate, dissolution dans l’alcool absolu qui sépare le chlorhydrate d’ammoniaque insoluble, séparation des bases à l’état libre, par la potasse; transformation en amides oxaliques, sous l’influence de l’éther oxalique ; la méthylamine donne ainsi la méthylamide oxalique, peu soluble ; la diméthylamine donne l’éther de l’acide diméthyloxalique, soluble dans l’eau et bouillant vers 240°; la triméthylamine n’est pas attaquée.)

La diméthylamine C 4 H 7 Az possède à peu près les mêmes propriétés que le corps précédent ; elle est moins volatile et bout vers + 8°. Elle est combustible, très alcaline, très soluble, etc.

La triméthylamine C 6 H 9 Az bout à + 9°.

A côté des trois gaz alcalins ci-dessus, se place Vétkylamine C 6 H 9 Az douée de propriétés analogues, et bouillant à + 18°,S; cette base est, comme les précédentes, inflammable et très soluble dans l’eau, l’alcool et l’éther; elle agit comme l’ammoniaque sur les solutions métalliques; le précipité obtenu avec les sels de nickel n’est pas redissous par un excès; l’alumine est précipitée, et soluble dans un excès de réactif, contrairement à ce qui arrive avec l’ammoniaque.

52. Méthylphosphine. C 2 H 5 P. — La méthylphosphine est un gaz facilement liquéfiable, presque insoluble dans l’eau, soluble dans l’alcool et l’éther ; elle possède une odeur très désagréable ; elle entre en combinaison avec les acides forts : l’hydrogène sulfuré et l’acide carbonique sont sans action sur elle.

53. Bore-méthyle. C 6 H 9 B. — Le bore-méthyle est un gaz liquéfiable à + 10°, sous la pression de trois atmosphères ; il s’enflamme spontanément au contact de l’air, et brûle avec une flamme brillante et très fuligineuse ; il s’en-

flamme également dans le chlore. Avec le gaz ammoniac il fournit une combinaison solide et cristalline ; il s’unit egalement avec les autres alcalis, potasse, soude, chaux, baryte.

. 54. Éthylène chloré. C‘H S C1. — Ce gaz se léquéfie vers — 18». Il brûle avec une flamme bordée de vert. Il est insoluble dans l’eau, soluble dans l’alcool et dans l’éther ; il est doué d’une odeur alliacée.

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