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au volume 4 x

D’autre part, entre l’intervalle c et d, 20,7 volumes correspondent à 20,0 divisions; chaque division de cet intervalle représente 20 7

donc le volume soit 1,035, et chaque dixième de division 0,1035. On trouverait de la même manière les volumes correspondant aux divisions et aux dixièmes de division pour les autres intervalles, soit :

Pour l’intervalle de =1,0147, et 0,10147,

Pour l’intervalle de —- = 1,0000, et 0,10000.

Les résultats ainsi obtenus peuvent être représentés par un tableau analogue à celui-ci dans lequel les colonnes I indiquent les divisions lues sur le tube, et les colonnes II les volumes correspondants qu’il leur faut substituer.

Il faut maintenant faire subir à ces volumes corrigés une nouvelle correction, relative au ménisque. Pendant le jaugeage du tube (8g. 98) on lit les niveaux de mercure au sommet du ménisque, soit en aa; la lecture ainsi faite donne, non pas le volume total de la partie du tube aab, mais le volume ccb qui représente le.volume aab, diminué de acca; de plus, quand l'eudiomètre sera renversé, la partie ouverte en bas, c’est-à-dire dans la position qu’il occupe réellement pendant les expériences, le volume de gaz relevé en aa, correspondra au volume du mercure ccb augmenté, non plus seulement du volume acca, mais du double de cette quantité. Au volume lu sur la division, il faut donc ajouter le double du volume acca; on mesure aisément ce volume en notant la hauteur du sommet du ménisque de mercure, puis en versant à la surface un peu d’une solution étendue de bichlorure de mercure ; le ménisque disparaît et la surface devient plane ; on fait alors une nouvelle lecture du niveau horizontal. Le double de la différence entre la première et la seconde lecture représente ce volume que l’on doit ajouter à tous les volumes observés.

Les lectures faites, comme nous venons de le dire, ne se rapportent qu'à des volumes relatifs ; cela suffit, en général, dans les analyses ; toutefois, s’il était nécessaire de transformer ces volumes relatifs en volumes absolus, il suffirait de connaître le poids g d’une masse de mercure, occupant, à la température t, le volume V indiqué par la table des Volumes corrigés ; le coefficient de dilatation du mercure étant 0,0001815, et la densité à zéro étant 13,596, le volume de

chaque division corrigée serait :

4. Le remplissage du tube et le transvasement des gaz se font avec les précautions ordinaires. L’usage d’un long tube à entonnoir (fig. 99) dont la pointe plonge jusqu’au fond de l’eudiomètre renversé, est fort commode pour introduire le mercure, et éviter l’interposition des bulles d’air entre le mercure et les parois de l’eudiomètre; cependant une petite bulle reste généralement emprisonnée auprès du fil de platine; on la détache en donnant quelques légers chocs.

La disposition de la figure 100, où l’entonnoir est supporté sur un tube plongeant jusqu’au fond de l’eudiomètre, est encore préférable.

L’introduction du gaz dans le tube gradué se fait comme d’habitude ; si des bulles de gaz restent attachées entre le mercure et le verre, on les chassera aisément en donnant quelques oscillations à la colonne mercurielle, par une agitation convenable du tube.

S’il est nécessaire d’ajouter du mercure dans la cuve, ou ne le versera qu’avec, précaution et à une certaine distance de l’eudiomètre ; en effet, des bulles d’air sont facilement entraînées avec le mercure qui tombe dans la cuve et peuvent s’introduire sous l’extrémité ouverte des tubes.

Le nettoyage exact dès tubes, après chaque expérience, présente beaucoup d’importance. On évitera surtout de laisser sur le verre des petites fibres du papier ayant servi à essuyer l’intérieur; ces débris organiques, brûlant, pendant les explosions, fausseraient notablement les résultats.

5, Les lectures se font à distance au moyen d’une lunette mobile le long d’un support vertical. Celte lunette peut être quelconque, puisque c’est la division même de l’eudiomètre qu’on observe; elle n’est destinée qu’à supprimer les erreurs de parallaxe. On lit donc à l’aide de cette lunette la division correspondant au niveau supérieur du mercure dans l’eudiomètre, celui-ci étant placé dans une position verticale ; puis on relève, sur la graduation même de l’eudiomètre, le niveau du mercure dans la cuve. On procède ensuite à la lecture du baromètre et du thermomètre ; tous ces instruments étant placés à peu de distance les uns des autres, l’ensemble des lectures se fait en fort peu de temps. Il faut, dans des expériences très précises, que l’on puisse admettre comme égales la température de l’air ambiant et celle du mercure ; aussi fera-t-on bien de laisser s’écouler entre les manipulations et les lectures un intervalle assez long, une demi-heure par exemple, pour l'équilibre de température puisse s’établir.

La première lecture, celle du niveau supérieur du ménisque dans le tube,

reçoit les corrections nécessaires. En retranchant le nombre obtenu de la seconde lecture, celle du niveau inférieur du mercure dans la cuve, on a la hauteur de la colonne de mercure soulevée, qui doit être retranchée de la pression barométrique; ainsi, h étant la pression barométrique, 7i t la hauteur de mercure soulevée, la pression du gaz sera

si le gaz est humide, comme c’est généralement le cas, il faudra de plus retrancher la tension de la vapeur d’eau, à la température t. En définitive, le volume observé v, corrigé de l’erreur du ménisque m, deviendrait, ramené à zéro, à l’état sec, et à la pression 1 mètre,

ou à la pression 760,

Voici, comme exemple, les calculs relatifs à la détermination d'un même volume d’air, humide dans le premier cas, sec dans le second.

Air saturé d'humidité.

Niveau inférieur du mercure dans la cuve. 563,9

Niveau supérieur du mercure dans l'eudiomètre. 317,3

Colonne & déduire de la hauteur barométrique. h , = 218,6

Le volume observé 317,3 correspond, dans la table de jaugeage, au volume. v = 292,7

Correction du ménisque. m = 0,4

Température ambiante. ... . t — 20“,2

Hauteur barométrique. h = 0,7469

Tension de la vapeur d’eau à 20°,2. = 0“,0176

log {v + tn) = log 293,1 = 2,46702 + log [h — k t — Aj) = log 0,4807 = 7,68 187 comp. log 1 + 0,00366 1 ) = eomp. log 1,0739 = 1,96903 ^ " log ti'= 2,11792

Le même volume d’air après dessiccation.

Niveau inférieur du mercure dans la cuve. 565,9

Niveau supérieur dans l’eudiomètre. 310,7

Colonne b déduire de la hauteur barométrique. h t = 255,2

Le volume observé 310,7 correspond, dans la table de jaugeage à . . . . n = 286,0

Correction du ménisque.

Température ambiante. . ,.. .

Hauteur barométrique.

log (o + m) = log 286,4 = 2,45697 + log (h — = log 0,4922 =1,69214

comp. log (I + 0,00366 1} = comp. log 1,0739 =1,96903 ■+ log v' = 2,11814

6. En général, pendant la durée d’une expérience, la température ambiante ne doit guère varier que de 1 à 2 degrés ; dans ce cas l’erreur due à la variation de densité de la colonne mercurielle est de peu d’importance. Si les variations étaient plus grandes, ou si, au lieu d’un volume relatif, on voulait mesurer un volume absolu, il faudrait ramener la hauteur de cette colonne mercurielle de t à 0°. L’expression (h — h,) deviendrait alors,

ou

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