‹ Encyclopédie chimique. Tome IV.- Analyse chimique. Résumé d'analyse minéraleChapitre 13 sur 266 · ALUMINIUM · texte numérisé non relu

ALUMINIUM

MÉTHODE DE H. SAINTE-CLAIRE DEVILLE. — L’aluminium du commerce peut contenir, suivant le procédé qui a servi à le préparer, les impuretés suivantes ;

Silicium. Chlore.

Ver. Fluor.

Sodium.

Ce sont le silicium et le fer qui so rencontrent le plus souvent en quantité notable. A ce point de vue et jusqu’à nouvel ordre, l’aluminium préparé par le procédé Deville, tel qu’il est pratiqué en France, présente une supériorité marquée sur l'aluminium électrolylique.

Siliciiii». — Pour analyser un aluminium, on l’attaque par de l’acide chlorhydrique pur, et on évapore à sec dans une capsule de platine, de manière à rendre la silice insoluble. On reprend par l’eau et on filtre. On sépare ainsi un résidu qui contient un mélange de silicium et de silice; on le lave à l’eau acidulée, on sèche le filtre, puis on le calcine avec son contenu dans un creuset de platine fermé, après l’avoir légèrement mouillé avec de l’ammoniaque, de manière à transformer en silice le protoxyde de silicium que peut contenir la matière. Après avoir été pesée, celle-ci est traitée par de l’acide fluorhydrique étendu, qui transforme la silice eu fluorure et lai.sse du silicium, qu’il est alors possible de laver, de sécher et de peser. Des deux poids trouvés on déduit celui du silicium de la matière essayée.

Métaux.. — Dans la liqueur de laquelle on a séparé le silicium et la silice, et qui contient rahiminium avec toutes les autres impuretés, on ajoute un grand excès d’acide nitrique et on évapore dans une capsule de porcelaine recouverte d’un entonnoir, on transporte la liqueur concentrée dans une capsule de platine et on évapore à sec, la capsule étant couverte, jusqu’à ce qu’il se dégage d’abondantes vapeurs nitreuses. Après refroidissement, on mouille le résidu avec une dissolution de nitrate d’ammoniaque additionnée d’ammoniaque, on chauffe jusqu’à ce que toute odeur ammoniacale ait disparu et on reprend par l’eau. L’alumine et l’oxyde de fer restent insolubles et on les sépare par décantation et filtration. Quant à la liqueur, qui contient le sodium, on lui ajoute une goutte d’oxalate d’ammoniaque qui, parfois, sépare une trace de chaux provenant de cryolithe que le métal peut contenir, puis on l’évapore dans une capsule de platine. Quand l’eau est chassée, on calcine entre 200 et 300 degrés, du manière à détruire le nitrate d’ammoniaque, et finalement le nitrate de soude reste seul ; on le transforme en carbonate en le mouillant avec quelques gouttes d’eau sur lesquelles on met quelques cristaux d’acide oxalique, séchant, puis calcinant. Le résidu est repris par l’eau, filtré s’il renferme des traces de charbon

ENCYCLOPÉDIE CHIMlyUE

provenant d’une impureté de l’acide oxalique, enfin traité par de l’acide chlorhydrique, évaporé à sec et pesé après calcination à 200 degrés.

Cette recherche du sodium avait un intérêt considérable à l’origine de la fabrication : l’aluminium en contenait fréquemment assez pour qu’au bout d’un temps très court sa surface soit complètement piquée, mais depuis lors on a complètement évité cet inconvénient.

Le résidu insoluble dans le nitrate d’ammoniaque contient l’alumine et l’oxyde de fer. Pour les séparer, on porte ce résidu au rouge dans la capsule de platine qui le contient, de manière a se débarrasser du nitrate d’ammoniaque, puis on l’introduit dans une nacelle de platine tarée qu’on place dans un tube de porcelaine, pour la chauffer au rouge dans un courant d’hydrogène. Quand tout l’oxyde de fer est réduit, on remplace l’hydrogène par de l’acide chlorhydrique gazeux qui élimine le fer à l’état de protochlorure volatil; enfin on substitue de l’hydrogène à l’acide chlorhydrique et on laisse refroidir. La nacelle pesée de nouveau donne par différence le poids de sesquioxyde de fer qui était mélangé à l’alumine, et le poids de cette dernière fournit la quantité d’aluminium contenue dans l’échantillon de métal impur.

Chlore et fluor. — 11 y alieu de rechercher encore le chlore elle fluor; la présence du sodium, constatée comme nous l’avons dit plus haut, est en général l’indice de l’existence d’un de ces deux éléments ou de tous les deux à la fois, le sodium existant rarement dans l'aluminium à l’état de liberté.

Pour doser le chlore, on dissout 1 à 2 grammes de métal dans de la soude caustique pure; on sature par l’acide nitrique dont on ne doit mettre qu’un très léger excès, on filtre et dans la liqueur on précipite le chlore parle nitrate d’argent. Le chlorure d’argent obtenu est traité et pesé avec les précautions habituelles.

Pour le fluor, le procédé de dissolution est le même, mais il faut ajouter le moins de soude possible, la saturer à peu près complètement par l’acide sulfurique pur, mais en ayant soin de conserver toujours une réaction alcaline, de manière à ce qu’en concentrant dans un creuset de platine il n’y ait aucune perte de fluor. Ce n’est que lorsque la matière est sèche qu’on l’arrose avec de l’acide sulfurique en excès; on chauffe alors le creuset après l’avoir recouvert d’une lame de verre vernie sur la face qui regarde l’intérieur du creuset, et sur laquelle on a mis le verre à nu en y traçant quelques traits. Si la substance contient du fluor, les traits seront dépolis et il sera facile de le constater ultérieurement en dissolvant le vernis dans l’alcool.

Ci-dessous quelques analyses d’aluminium de différentes provenances :

Aluminium Silicium. .

Fer ....

Cuivre. . .

Plomb. . .

Sodium . .

DE L\ CRYOLITHE (1856)

MORIX S.YLYNDHES

traces »

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