BÉRYL
ÉHERAVDE
ÉMERAUDE
ÉMERAUDE
de
incolore
Sibérie.
d’Aberdeen.
Limoges.
du Pérou.
Pour faire une analyse complète de ce minéral, le mieux serait d’employer
la méthode de Deville, qui donnerait la glucine avec l’alumine ; on séparerait ensuite ces deux bases par le carbonate d'ammoniaque.
ZIRCON
Le zircon est un silico-zirconate de fer; comme il est fort difficile à pulvériser à cause de son extrême dureté, on commence par Vétonner, c’est-à-dire par le chauffer au rouge vif dans un creuset et le projeter dans une grande masse d’eau froide ; cette opération le rend fragile et permet alors de le porphyriser plus facilement.
Attaque. — On fait un mélange de 2 grammes de zircon ainsi pulvérisé avec 8 à 9 grammes de carbonate de soude pur et sec, et on le chauffe dans un creuset jusqu’au rouge vif avec les précautions que nous avons indiquées plus haut, et en agitant la masse fondue avec une spatule, de manière à maintenir en suspension le zircon, qui tend toujours à tomber au fond du creuset. L’attaque terminée, on plonge brusquement le creuset muni de son couvercle dans l’eau froide, ce qui permet de séparer facilement la matière fondue, puis on fait digérer celle-ci avec de l’eau qui dissout le silicate de soude et laisse un zirconate de soude sous la forme d’une poudre cristalline insoluble, qu’on sépare et qu’on lave.
Silice. — Ce zirconate est mis en digestion avec de l’acide chlorhydrique concentré, qui le décompose; on évapore à sec de manière à rendre la silice insoluble et on reprend par de l’acide chlorhydrique concentré, dont il est nécessaire de prolonger beaucoup l’action, la zircone desséchée se dissolvant avec difficulté. Une fois cette dissolution obtenue, on étend d’eau et on sépare la silice, qui, lavée, desséchée et pesée, doit être essayée avec une dissolution faible de potasse dans laquelle elle se dissout en entier, si elle est bien exempte de zircone. Cette silice sera ajoutée à celle que fournira la décomposition du silicate de soude.
Séparation tle la xîreone et tle l’oxytle de fer. — Quant à la liqueur qui contient la zircone, elle renferme en même temps l’oxyde de fer; on en précipite les deux bases au moyen de l’ammoniaque en excès, on fait bouillir et on lave le précipité plusieurs fois avec de l’eau presque bouillante; puis on le fait digérer de nouveau avec de l’acide chlorhydrique jusqu’à dissolution complète ; on précipite de nouveau par l’ammoniaque, et le second précipité, lavé avec les mêmes soins que le premier, est calciné et pesé. Pour séparer le fer on introduit la matière dans un tube de porcelaine, où on la traite au rouge successivement par l’hydrogène et par l’acide chlorhydrique ; la zircone reste inaltérée, et son poids retranché de celui du mélange donne le poids de l’oxyde de fer.