‹ Encyclopédie chimique. Tome IV.- Analyse chimique. Résumé d'analyse minéraleChapitre 16 sur 266 · COMPOSITION DU BISMUTH DU COMMERCE · texte numérisé non relu

COMPOSITION DU BISMUTH DU COMMERCE

Bismuth . 96,731 93,372

Antimoine . 0,623 i,S7

Arsenic . 0,i32 »

Cuivre . t,682 2,058

Soufre . 0,530 • »

Impuretés. — Le plomb industriel peut contenir ; du cuivre et du fer, de l’antimoine dont la présence peut n’avoir aucun inconvénient, de l’argent, toutes les galènes étant argentifères, enfin de l’arsenic et du soufre. Presque toujours ces impuretés sont en très petites quantités et le plomb marchand litre souvent plus de 99,5 de métal pur. Nous indiquerons comment on dose le soufre et l’argent, et seulement la recherche qualitative des autres métaux.

Soufre. — On dissout 20 à 30 grammes deplomb réduit en fragments aussi

ANALYSE MINÉRALE — MATIÈRES M ET A LLIQL E S 6:î

petits que possible, dans de l'acide azotique étendu, on ajoute de l’acide tartrique et on fait bouillir; il se forme un précipité blanc qui est du sulfate de plomb; on filtre la liqueur et on traite le précipité comme on l’a déjà dit (p. 59). Du poids du sulfate de plomb on déduit celui du soufre.

Métaux. — Pour déceler la présence des métaux étrangers, on attaque encore une grande quantité de métal par l’acide nitrique, on traite le résidu blanc obtenu par du sulfhydrate d’ammoniaque qui dissout l’acide autimonique au cas où il en contiendrait, et dans la liqueur filtrée on sépare ensuite facilement l’antimoine à l'état de sulfure. Dans la solution privée de soufre et d’antimoine, on ajoute de l’acide sulfurique qui précipite le plomb seul.

Après séparation du sulfate de plomb, on ajoute de l’ammoniaque qui précipite le fer avec un peu de plomb. L’arsenic, le cuivre, le zinc restent dissous, et si la liqueur contient du cuivre elle est plus ou moins bleue. On en évapore une partie, puis on y verse de la liqueur magnésienne pour former de l’arséniate ammoniaco-magiiésien qui exige comme on sait un long temps pour se rassembler. On vérifie le résultat obtenu en introduisant une partie de la liqueur arsenicale dans l’appareil de Marsh. Enfin, pour constater la présence du zinc, on précipite le enivre et l’arsenic par l'hydrogène sulfuré, on sépare le précipité et on ajoute à la liqueur de l’ammoniaque et du sulfhydrate d’ammoniaque qui donnent un dépôt blanc de sulfure de zinc.

La détermination quantitative de ces métaux ne peut êti’e effectuée que sur des quantités considérables de matière; nous ne nous y arrêterons pas ici.

Argent. — Pour doser l’argent dans du plomb d’œuvre, on coupelle celui-ci, c’est-à-dire qu’on le chauff'e dans un moufle de manière à l’oxyder, en opérant dans un vase formé de cendre d’os, de façon telle que la litharge produite s’imbibe dans la coupelle en entraînant avec elle les oxydes de cuivre, de fer, etc., et laissant finalement un petit bouton d’argent qu’on pèse.

La température du moufle doit être convenablement réglée si on veut éliminer tous les métaux étrangers et en même temps éviter tonte perte d’argent. Pendant l’oxydation, il faut que les vapeurs qui se dégagent de la masse fondue s’élèvent un peu verticalement au-dessus de la coupelle pour se perdre ensuite latéralement. Si la température est trop haute, cette fumée monte verticalement; si elle est trop basse, la vapeur rampe sur la coupelle sans s’élever. A la fin de l’opération les dernières parcelles d’oxyde de plomb se meuvent avec rapidité à la surface de l’argent qu’on maintient fondu en élevant la température ; elles s’irisent des couleurs des lames minces (phénomène de l’iris), puis, disparaissant brusquement, laissent apercevoir le bouton d’argent (phénomène de l’éclair). 11 faut alors faire refroidir le bouton en approchant graduellement et avec grands soins la coupelle de l’ouverlure du moufle. Si, en effet, on opère trop lentement, on perd de l’argent par volatilisation, tandis qu’un refroidissement trop rapide détermine le rochage du métal dont des parcelles peuvent être projetées au dehors.

Le dosage de l’argent par voie humide est ici impraticable, à moins de précautions toutes particulières. On peut en effet l’effectuer en attaquant un poids

connu de plomb par une quantité insuffisante d’acide nitrique pour tout dissoudre. On opère par exemple sur 250 grammes de plomb et on prend une quantité d’acide nitrique telle que, son action étant épuisée, il reste 10 grammes de métal non dissous. Comme le plomb précipite l’argent de ses dissolutions, il suffit de laisser digérer la liqueur avec le résidu pour que celui-ci contienne finalement tout l'argent des 250 grammes de plomb; il est alors possible d’y doser l’argent en ajoutant du chlorure de plomb à sa solution dans l’acide nitrique étendu.

Voici les résultats do quelques analyses de plomb :

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