‹ Encyclopédie chimique. Tome IV.- Analyse chimique. Résumé d'analyse minéraleChapitre 15 sur 266 · BISMUTH · texte numérisé non relu

BISMUTH

Impuretés. — Le bismuth industriel est rarement pur; il renferme souvent de l'antimoine, de l’arsenic, du soufre et des métaux, tels que : le cuivre, le plomb, le fer, l’argent et le nickel.

Soufre. — Le soufre se dose sur un échantillon particulier en le dissolvant dans l’acide azotique et précipitant l’acide sulfurique formé par un sel do baryum.

Pour do.ser les autres éléments, on opère de deux manières différentes suivant qu’il y a ou non de l’arsenic et de l’antimoine :

1" Rismutli MOÏ4 arsénîfère. — En l’absence d’arsenic ou fait passer dans la solution azotique un courant d’hydrogène sulfuré; tous les sulfures se précipitent excepté ceux de fer et de nickel qu’on recherchera dans la liqueur. On rassemble le précipité sur un filtre, on le sèche ii 400 degrés, on le pèse, puis on introduit dans un tube à boules taré tout ce qu’on en peut détacher; on dessèche de nouveau le filtre à iOO degrés pour le peser ensuite, on sait ainsi quel poids de substance a été introduit dans le tube à boules. Cela fait on dirige dans ce dernier un courant de chlore qui décompose les sulfures métalliques ; le chlorure de bismuth qui seul est volatil, passe dans le récipient qui renferme de l’eau acidulée par de l’acide chlorhydrique, et là il se précipite sous la forme d’oxychlorure insoluble, qu’on jette sur un filtre taré et qu’on lave à l’eau distillée jusqu’à ce que le liquide qui passe ne soit plus acide au tournesol. On pèse après dessiccation à lÔO degrés, ce qui donne le poids de l'oxychlorure (Bi®OCP) et par suite celui du bismuth, ou, si on le préfère, on transforme le précipité en bismuth métallique en le réduisant par le cyanure de potassium.

Les chlorures restés dans le tube à boules sont traités par de l’acide chlorhydrique bouillant, ce qui permet de séparer le chlorure d’argent qu’on lave et qu’on pèse avec les précautions ordinaires. La liqueur filtrée est évaporée

CA

presque à sec en présence d’acide sulfurique, puis reprise par de l’eau aiguisée par le même acide. Le sulfate de plomb reste insoluble et se sépare ainsi, tandis que dans la liqueur le cuivre est dosé à l’état de sulfure, comme nous l’avons dit déjà.

Reste la dissolution qui contient ou peut contenir du fer et du nickel : on la neutralise par du carbonate de soude, puis on ajoute de l’acétate de soude et on fait bouillir; l’oxyde de fer se précipite presque complètement exempt d’oxyde de nickel. On filtre et on lave le précipité avec de l’eau chargée d’acétate de soude, puis on le redissout dans de l’acide chlorydrique, d’où on le sépare à nouveau par l’ammoniaquej on le débarrasse ainsi de la petite quantité de soude qu’il retenait d’abord.

3» Bismuth arsénîfcre. — En présence d’arsenic, on évapore à siccité au bain-marie la solution azotique, et on fond le résidu dans un creuset de porcelaine avec un mélange de trois parties de carbonate de soude et autant d’azotate de potasse. L’arsenic se trouve dans la liqueur qu’on obtient en reprenant la masse fondue par l’eau, et on le précipite à l’état d’arséniate ammoniacomagnésien. Si le métal contenait de l’antimoine on précipiterait préalablement l’antimoniate de soude par l’alcool (p. 60).

Pour obtenir l’antimoine, il faudrait opérer comme il a été dit (p. 59), c’est-àdire précipiter les sulfures par l’hydrogène sulfuré, laisser ceux-ci en contact avec une dissolution de sulfhydrate d’ammoniaque en vase clos, de manière à redissoudre les sulfures d’antimoine et d’arsenic qu’on évaporerait ensuite en présence d’acide nitrique, puis continuer le traitement comme nous l’avons indiqué.

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