‹ Encyclopédie chimique. Tome IV.- Analyse chimique. Résumé d'analyse minéraleChapitre 169 sur 266 · CHLORATE CHLORURE · texte numérisé non relu

CHLORATE CHLORURE

, 100 parties d’eau bouillante agissant sur un excès des deux sels

à 122°, dissolvent .

100 parties de la dissolution précédente refroidie à 20<’, dissolvent .

Donc, eu refroidissant 100 parties d’une dissolution bouillante saturée des deux sels, elle dépose 181 parties de chlorate de soude et pas du tout de sel marin; la séparation est par suite des plus aisées.

2° Perchlorate de soude. — La transformation du chlorate de soude en perchlorate s’effectue comme celle du chlorate de potasse et avec plus de netteté, en ce sens que le dégagement d’oxygène devient presque nul quand la matière a pris la consistance pâteuse. La masse refroidie peut renfermer, avec le perchlorate, du sel marin et peut-être un peu de chlorate non transformé; onia reprend par le moins d’eau possible et l’on obtient une dissolution sirupeuse de perchlorate, tandis que la presque totalité du chlorate et du chlorure reste insoluble.

3° Perchlorate d'ammoniaque. — Cette dissolution de perchlorate de soude mêlée chaude avec de l’eau bouillante saturée de sel ammoniac laisse déposer par refroidissement de gros cristaux de perchlorate d’ammoniaque. Quant à l’eau mère, bouillie avec du carbonate de soude pour éliminer l’ammoniaque, elle ne contient plus d’autres sels que le chlorure, le chlorate et le perchlorate de soude, et peut être employée à dissoudre du perchlorate dans une nouvelle opération. Le perchlorate d’ammoniaque est purifié par une seconde cristallisation qui le débarrasse des petites quantités de sels de soude qu’il pourrait contenir, mais qui ne saurait éliminer la potasse s’il en renfermait; d’où la nécessité de partir d’un sel de soude bien exempt de cette matière.

Dans tous les cas, il est indispensable de vérifier la pureté du perchlorate d’ammoniaque ; en le décomposant par l’eau régale faible, puis évaporant à sec, il ne doit rester aucun résidu.

COMPOSITION DE QUELQUES CENDRES (Berthier).

TIG

Page 1