‹ Encyclopédie chimique. Tome IV.- Analyse chimique. Résumé d'analyse minéraleChapitre 18 sur 266 · CUIVRE ALLEMAND · texte numérisé non relu

CUIVRE ALLEMAND

Cuivre . 99,09

Oxyde de cuivre. 0,30

Plomb . 0,30

Arsenic . 0,20

Argent . 0,07

Antimoine .... 0,04

Cuivre . 97,30

Fer . 1,40

Soufre . 0,80

Plomb . 0,30

Arsenic . 0,20

Nickel .

Le mercure renferme souvent du zinc, du cuivre, du fer et du plomb, que la vo'atilisatioii ne permet guère d’en séparer.

Méthode de Crafts. — Un procédé assez commode de dosage de ces impuretés est celui de Crafts, qui consiste à les oxyder par un courant d’air. Pour appliquer cette méthode on emploie un manchon de verre de 4 à 5 centimètres de diamètre qu’on ferme à ses extrémités par de solides bouchons, et qu’on place sur un fort support de bois, de telle façon qu’il soit incliné de 20 à 30 degrés sur l’horizon. Le bouchon inférieur laisse passer un tube muni au dehors d’un robinet; le bouchon supérieur est également percé et mis en relation ax^ec une (rompe à faire le vide, destinée à raréfier l’air dans le manchon. Si, la trompe Otant en activité, on vient à plonger l’extrémité du tube à robinet dans un réservoir plein du mercure à analyser, celui-ci est aspiré dès qu’on ouvre le robinet, en sorte qu’on peut remplir partiellement le tube qui a 70 à 80 centimètres de long et y faire entrer 7 à 8 kilogrammes de mercure. On enlève alors le récipient, et un courant d’air facile à régler et déterminé par le jeu de la Irompe traversera toute la colonne mercurielle. Les métaux étrangers dissous sont oxydés, et les oxydes entraînés au travers de la masse liquide viennent s’attacher en une couronne au-dessous de sa surface. Au. bout d’une quinzaine d’heures, on arrête le courant d’air, on laisse écouler le mercure, et on recueille avec soin les poussières fixées sur les parois dû tiibe, dans lesquelles on recherche les différents métaux que nous avons nommés.

Cette méthode, soumise au contrôle de l’expérience, s’est montrée très exacte : en dissolvant un poids connu de zinc, par exemple, dans le mercure, il a été possible de retrouver exactement cette quantité dans les poussières recueillies, et comme, d’autre part, on peut opérer sur un poids considérable de métal, les résultats sont très précis. Avant de doser les impuretés, il sera bon de chauffer la substance recueillie au milieu d’un courant d’hydrogène, de manière à volatiliser la majeure partie du mercure, tout en opérant à température aussi basse que possible, afin de ne pas entraîner les autres métaux.

ENCÏCLOP.

L’argent tel qu’il provient des mines n’est jamais pur : il contient, suivant la nature des minerais et les procédés d’extraction, des quantités variables d’or, de cuivre, de plomb, d’arsenic et d’antimoine.

Pour analyser un lingot, on en lamine 5 grammes qu’on attaque parde l’acide nitrique en chaufifant légèrement, puis on précipite l’argent à l’état de chlorure; on filtre de manière à séparer le précipité qu’on lave avec de l’eau chargée d’acide nitrique. On le dissout alors dans l’ammoniaque. On filtre la liqueur, et on en reprécipite le chlorure en la saturant par de l’acide nitrique étendu ; il est enfin jeté sur un filtre, lavé, séché et pesé avec les précautions voulues (p. 169).

Dans la liqueur qui contient les métaux étrangers, on verse du sulfhydrate d’ammoniaque, on fait bouillir et on sépare par décantation les sulfures précipités qu’on met en digestion avec de l’ammoniaque et du sulfhydate d’ammoniaque, de manière à dissoudre l’arsenic et l’antimoine, puis on sépare à l’aide d’un filtre les sulfures insolubles qu’on lave avec de l’eau chargée d’hydrogène sulfuré. Dans la liqueur filtrée on dosera l’arsenic et l’antimoine, comme nous l’avons indiqué (p. 59). Quant au précipité, on le sèche, on le calcine avec le filtre et on le reprend par de l’acide nitrique qui dissout le cuivre et le plomb, et laisse l’or inattaqué, qui se trouve ainsi séparé. Les nitrates de cuivre et de plomb sont évaporés presque à sec en présence d’acide sulfurique, et le résidu épuisé par de l’eau qui dissout le sulfate de cuivre et laisse celui de plomb, qu’on pèse après l’avoir séché. On dose enfin le cuivre à l’état de sulfure après l’avoir précipité par l’hydrogène sulfuré avec les précautions ordinaires.

ANALYSE D’UN LINGOT D’ARGENT (Australie)

Argent . 94,80

Or . 4,53

Arsenic . 0,09

Antimoine . 0,36

Cuivre . 0,56

Plomb . 0,05

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