CHAPITRE III
EXEMPLES D’ANALYSES ÉLECTROLYTIQUES
LAITONS
Les laitons peuvent contenir, outre le cuivre et le zinc, de petites quantités de fer et de plomb, destinées à modifier légèrement les propriétés de ces alliages en vue de certaines applications industrielles.
Le laiton à analyser est dissous dans l’acide nitrique, la solution évaporée presque à sec pour chasser l’excès d’acide, puis on reprend par l’eau et on électrolyse au moyen d’un élément de Bunsen ; le cuivre se dépose à la cathode, le bioxyde de plomb à l’anode; quand le dépôt est complet, on lave le cône qui constitue la cathode, on le sèche et on le pèse, puis on dissout le cuivre déposé et, le cône étant pesé de nouveau, on le remet en place et on iniervertit le sens du courant : c’est alors l’oxyde de plomb qui se dépose sur le cône; on lave celui-ci de nouveau, on le pèse et du poids du bioxyde on déduit celui du plomb. Grâce à la précaution qu’on a eue d’opérer en liqueur fortement acide, le fer ne s’est pas déposé et on peut alors le précipiter dans la dissolution au moyen d’ammoniaque.
La liqueur finale contient encore le zinc; on l’évapore à sec, on reprend le résidu par de l’acide sulfurique de manière à convertir l’azolate en sulfate, on sursature par l’ammoniaque, on ajoute 5 grammes environ de sulfate d’ammoniaque et on éiectrolyse au moyen de deux éléments Bunsen. Vers le milieu de l’opération on fait une nouvelle addition de 5 grammes de cristaux de sulfate d’ammoniaque et au bout de b heures l'opération est complète; on s’en assure en pesant la cathode lavée et séchée, continuant l’électrolyse pendant quelqi e temps et pesant de nouveau.
ENCYCIOP. CHIM.
Voici les résultats de quelques dosages effectués par ce procédé (Riche):
grammes
POIDS TROUVÉ grammes.