CARACTÈRES D’IMPRIMERIE
Ils sont constitués par du plomb et de l’antimoine.
L’alliage réduit en poudre est attaqué par de l’acide nitrique additionné d’acide tartrique pour empêcher l’oxyde d’antimoine de se précipiter. La dissolution étant complète, on neutralise la liqueur par un petit excès d’ammoniaque, ce qui produit un précipité d’oxydes, puis on ajoute du, sulfhydrate d’ammoniaque en quantité suffisante pour dissoudre tout l’antimoine. Le précipité, d’abord brun noirâtre, se fonce en couleur à mesure que l’opération est plus avancée par suite de la disparition du sulfure d’antimoine, et on facilite la dissolution de celui-ci en chauffant très légèrement la liqueur et se servant de sulfhydrate d’ammoniaque jaune, qui contient un excès de soufre. Quand tout l’antimoine est dissous, le sulfure de plomb devenu complètement noir est filtré, lavé d’abord avec du sulfhydrate très étendu, puis avec de l’eau pure. Le sulfure de plomb servira à déterminer la quantité de métal contenu dans l’alliage, il suffira pour cela de le transformer en sulfate (p. 59).
Le sulfure d’antimoine est précipité de la liqueur qui le contient, à l’aide d’un acide (sulfurique, chlorhydrique ou acétique), qu’on doit ajouter par petites portions jusqu’à ce que la liqueur devienne légèrement acide. On le laisse digérer avec la liqueur légèrement chauffée, de manière à chasser la majeure partie de l’acide sulfhydrique, puis on le recueille sur un filtre, où il est lavé, puis traité comme nous l’avons indiqué (p. 131).