‹ Encyclopédie chimique. Tome IV.- Analyse chimique. Résumé d'analyse minéraleChapitre 30 sur 266 · ALLIAGES FUSIBLES · texte numérisé non relu

ALLIAGES FUSIBLES

Les alliages fusibles sont constitués par de l’étain-, du plomb et du bismuth, unis quelquefois à du cadmium.

Pour analyser un alliage de bismuth, étain et plomb, on peut, comme nous l'avons déjà indiqué plus haut (p. 79), traiter la matière réduite en poudre fine, par un mélange de soufre et de carbonate de soude.

Étain. — En reprenant par l’eau, l’étain reste dissous, et on peut séparer le bismuth et le plomb à l’état de sulfures qu’on lave avec de l’eau chargée de sulfure alcalin. Le sulfure d’étain est précipité ensuite à l’aide d'acide chlorhydrique étendu, lavé et séché sur un filtre que l'on introduit dans un creuset de porcelaine ouvert où on le chauffe progressivement jusqu’au rouge, de manière à l’oxyder entièrement. On ajoute vers la fin de l’opération un petit morceau de carbonate d’ammoniaque pour éliminer les traces possibles d’acide sulfurique, et il ne reste plus qu’à peser le bioxyde d’étain.

Plomb. — Le mélange des sulfures de bismuth et de plomb est détaché aussi bien que possible du filtre, placé avec les cendres du filtre qu’on a calciné à part, dans une large capsule où on l’oxyde par de l’acide nitrique concentré; après dissolution, on traite par l’acide sulfurique, on évapore presque à sec, puis on reprend par l’eau pour séparer le sulfate de plomb.

Bismuth. — Pour doser le bismuth dans la liqueur qui le contient, on évapore à sec en opérant avec précaution, de manière à ne pas avoir projection de matière en terminant l’évaporation dans un petit creuset de porcelaine. Quand l’azotate est bien sec, on le calcine et on pèse l’oxyde obtenu, qui est très pur.

Il est plus rigoureux de réduire le précipité à l’état de bismuth métallique par l’emploi du cyanure de potassium, opération qui s’effectue avec un poids de cyanure égal à cinq ou six fois celui de la matière à réduire et dans un creuset de porcelaine. Le bismuth se rassemble en un petit culot, sauf une petite quantité qui reste quelquefois à l’état pulvérulent, et tous les efforts de l’opérateur doivent tendre à diminuer cette dernière. Le bismuth obtenu est lavé

rapidement à l’eau, puis avec un mélange d’eau et d’alcool, enfin avec de l’alcool concentré, pour être finalement séché et pesé. Il est prudent de peser le creuset avant l’expérience, de telle sorte que si sa couverte était attaquée il suffirait, après la réduction, de le peser de nouveau avec le métal réduit et les parcelles qui auraient pu se détacher du creuset pour avoir néanmoins avec exactitude le poids du bismuth.

Page 1