‹ Encyclopédie chimique. Tome IV.- Analyse chimique. Résumé d'analyse minéraleChapitre 41 sur 266 · DOSAGE A L’ÉTAT DE CARBONE · texte numérisé non relu

DOSAGE A L’ÉTAT DE CARBONE

Pour laisser le carbone intact, on brome ou l’iode.

emploie comme réactifs le chlore, h

Emploi <ln chlore. — Le chlore peut être employé gazeux, dissous ou combiné sous la forme d’un chlorure métallique. A l’état gazeux, il constitue un des meilleurs agents d’attaque. Nous indiquerons plus loin une méthode d’analyse due à M. Schlœsing qui repose sur son emploi et qui permet en outre de doser le soufre, le silicium, etc. Le chlore dissous est infidèle, une partie du carbone passant toujours à l’état de composé hydrogéné.

Procédé Boussingault. — Il repose sur l’emploi du bichlorure de mercure comme dissolvant. On triture le fer, la fonte ou l’acier réduit en poudre dans un mortier d’agate, avec quinze à vingt fois son poids de bichlorure et un peu d’eau. Si on opère à froid, la réaction principale est la suivante :

2IIgCl+l<’e = FeCl + I[g2Cl+[oO, 0+ 40,9 — 2.29,8] [+3i,3]

et l’on n’obtient que peu de mercure réduit à l’état métallique, surtout en employant les proportions indiquées ci-dessus, qui correspondent à deux fois la quantité de sublimé nécessaire. L’attaque est terminée au bout d’une heure environ, quand on ne sent plus de grains métalliques sous le pilon.

Le mélange est alors transformé en une pâte qu’on fait tomber dans une capsule de porcelaine, avec une pissette. On chauffe à l’ébullition, on ajoute IS centimètres cubes d’acide chlorhydrique, et on maintient encore pendant un quart d’heure à une température voisine de 100 degrés, mais sans faire bouillir. On laisse déposer, on décante, et le précipité réuni sur un filtre est lavé à l’eau bouillante jusqu’à ce que l’eau de lavage ne soit plus troublée par l’ammoniaque. On sèche le filtre, qui renferme un mélange de carbone, de calomel, do mercure métallique et de silice, on détache la substance sèche et on l’introduit dans une nacelle de platine, assez profonde et assez large pour qu’elle soit remplie au plus aux trois quarts. Celle-ci est introduite dans un tube à analyse en verre de Bohème, placé sur une grille, et mis en relation avec un appareil à hydrogène pur. Après avoir expulsé d’une manière totale l’air contenu dans le tube, ce qui exige un temps assez notable, on chauffe graduellement jusqu’au rouge cerise ; le mercure et le calomel se volatilisent, et quand les dernières traces en ont disparu, on laisse la nacelle refroidir dans l’hydrogène avant de la peser. Quand son poids a été déterminé, on brûle le carbone; deux cas peuvent alors se présenter :

1° La combustion s’effectue facilement, au-dessous du rouge, en donnant comme résidu une cendre ordinairement blanche, parfois un peu colorée par du fer si le lavage a été insuffisant; on fait disparaître la coloration en chauffant de nouveau la nacelle dans l’hydrogène, de manière à ramener l’oxyde de fer à l’état de métal ; la différence dés poids de la nacelle avant et après la combustion donnera le poids du carbone, qui est alors exclusivement du carbone combiné.

2” Si le métal contenait du carbone libre ou graphite, la combustion cesse promptement et laisse un résidu noir, le graphite ne brûlant pas à l’air. Dans ce cas il faut, après avoir effectué les opérations précédentes, reporter la nacelle dans le tube et déterminer la combustion du graphite, au moyen d’un conrant d’oxygène. On obtient ainsi approximativement le carbone combiné et le carbone à l’état de graphite, et exactement le carbone total.

ENCVCLOPÉDIE CHIMIQUE

Emploi du J>i*oinc. — On met du brome au fond d’une fiole, sous une couche d’eau, et on ajoute peu à peu le métal en limaille ; l’attaque est rapide : le fer et les métaux se dissolvent à l’état de bromures; le soufre, le phosphore, l'arsenic passent à l’état d’acides sulfurique, phosphorique, etc., et il reste un résidu qui contient le charbon et le silicium. On évapore à sec de manière à chasser l’eau et l'excès de brome, on reprend par de l'eau acidulée, on laisse en digestion à chaud pendant un certain temps, finalement on décante et on lave le résidu qu’on amène à sec en chauffant doucement, pour ne pas brûler le carbone, puis on pèse. On traite alors par l’acide fluorhydrique, on dessèche et l’on pèse de nouveau, ce (lui donne séparément le carbone et le silicium.

Emploi de l’iode. — .\vec l’iode l’opération s'effectue identiquement de la môme manière; on opère en général sur 1 gramme de fer et 5 grammes d’iode auxquels on ajoutes grammes d’eau, puis on abandonne pendant une vingtaine d’heures. Au bout de ce laps de- temps l’attaque est complète, et l’on peut séparer le carbone du silicium, comme on l'a dit précédemment.

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