RECHERCHE ET DOSAGE DU CUIVRE DANS UNE FONTE
Pour reconnaître la présence du cuivre qui entre pour quelques millièmes dans certaines fontes, on en dissout un certain poids dans l’eau régale; on précipite le fer par l’ammoniaque, et dans la liqueur filtrée on ajoute après neutralisation une ou deux gouttes d’une dissolution de ferrocyanure de potassium qui donne avec le cuivre un précipité rouge brun. D’après Boussingault, ce réactif pourrait déceler — de cuivre.
Mais la méthode ne vaut rien au point de vue quantitatif, l’oxyde de fer entraînant, toutes les fois qu’il se précipite en grande quantité, une partie des autres oxydes métalliques qu’une liqueur peut contenir.
Pour rechercher quantitativement le cuivre, on dissout i gramme de fer dans 5 centimètres cubes d’acide chlorhydrique étendu de son volume d’eau. On fait bouillir et même on évapore à sec pour rendre la silice insoluble, on reprend par de l’eau chargée d’acide chlorhydrique et on filtre pour séparer, avec la silice, le graphite, etc. On ajoute de l’eau à la liqueur filtrée de manière à amener son volume à 50 centimètres cubes et l’on y fait passer pendant deux heures un courant d’hydrogène sulfuré : tout le cuivre se précipite à l’état de sulfure qu’on lave sur un filtre avec de l’eau chargée d’hydrogène sulfuré jusqu’à ce que la liqueur qui passe ne contienne plus de fer. Le sulfure cuivrique est alors transformé en sulfure cuivreux par la méthode de Rivot (p. 55).