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FERS OU ACIERS AU TUNGSTENE

Les fers au tungstène peuvent en contenir jusqu’à 40 p. 100, mais les aciers, qui sont seuls employés, en renferment seulement de 1 à 9 p. 100. Pour y doser le tungstène, on le transforme en acide tungstique.

L’attaque du métal se fait par l’eau régale et à chaud. Quand elle est terminée, ce qui peut exiger un temps assez long, on évapore à sec et on reprend par l’acide chlorhydrique; on obtient ainsi un résidu qui contient, outre l’acide tungstique, de la silice, du graphite et un peu de fer. On sépare ce résidu de son filtre, on le lave à l’acide chlorhydrique, on le sèche, puis on le fond avec un mélange de carbonates de potasse et de soude auxquels on ajoute un peu de salpêtre. La matière est ensuite reprise par l’eau, et la liqueur évaporée à siccité en présence

(1) Les alcalis et les sels alcalins, même le sulfate, calcinés avec l’oxyde de chrome penvent l’oxyder partiellement, comme il est facile de le constater : en effet, en opérant une telle calcination, traitant par de l’acide nitrique bien exempt de produits nitreux, filtrant, évaporant à siccité et reprenant par de l’eau et une goutte de nitrate d’argent, on précipite toujours du chromate d’argent.

d’acide chlorhydrique à plusieurs reprises successives, filtrée, et le résidu insoluble lavé avec de l’eau chargée d’acide chlorhydrique, de manière a ne pas dissoudre d’acide tungstique. On incinère le filtre, on le calcine dans un creuset et on pèse. Enfin le résidu de la calcination étant mélangé avec du fluorure d’ammonium et quelques gouttes d’eau, on évapore à sec et on chauffe doucement d’abord, puis au rouge, de manière à faire disparaître la silice avec l’excès de fluorure d’ammonium. Une nouvelle pesée donne le poids de l’acide tungstique.

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