‹ Encyclopédie chimique. Tome IV.- Analyse chimique. Résumé d'analyse minéraleChapitre 55 sur 266 · OXYDES · texte numérisé non relu

OXYDES

Nous examinerons dans ce chapitre l’analyse d’un certain nombre de produits oxydés présentant un intérêt spécial, soit parce qu’ils se trouvent dans la nature où quelques-uns sont des minerais métalliques importants, soit parce qu’ils sont employés dans les arts. Dans le premier cas nous aurons à rechercher les impuretés les plus ordinaires; dans le deuxième, les falsifications les plus fréquentes. Nous indiquerons aussi les moyens rapides par lesquels on effectue dans l’industrie l’essai d’un certain nombre de ces matières, c’est-à-dire la détermination de la partie utile.

De l’analyse des produits oxydés obtenus dans les laboratoires, il y a peu de chose à dire. Les oxydes sont une des formes les plus fréquemment employées pour les dosages. Pour chaque métal on a fait choix de ceux dont la composition a été établie avec soin par synthèse et par analyse pour y rapporter ensuite tous les autres du môme métal.

L’oxyde choisi pour un dosage doit être stable dans les conditions où l’on opère, inaltérable à l’air; il devra pouvoir être desséché sinon calciné sans altération; insoluble si l’on en opère la séparation en présence de dissolvants.

De cette manière bien naturelle d'avoir choisi l’oxyde d’un métal auquel on ramènera les autres, découlent immédiatement les opérations qu’on devra faire subir à ceux-ci pour obtenir leur composition. L’action de la chaleur, celle des réducteurs ou des oxydants seront employées suivant le cas.

Action «le la elialeur. — L’action de la chaleur réduira à un degré inférieur d’oxydation les peroxydes alcalino-terreux, ceux de manganèse, de nickel, etc.; parfois, comme avec les métaux précieux, la réduction par la chaleur seule permettra d’arriver au métal. Mais dans d’autres cas, en présence de l’oxygène de l’air, la calcination peroxydera un certain nombre d’oxydes inférieurs: ceux de fer, de cuivre, etc., en sont des exemples.

Action des réducteurs. — L’analyse d’un oxyde se fait souvent en le ramenant à l’état de métal à l’aide des réducteurs dont les principaux sont l’hydrogène, le charbon, les métaux, les cyanures alcalins, etc. Le charbon est surtout employé dans les essais industriels, puisque c’est en somme la réduc-

tion par le charbon qui constitue la principale méthode de traitement des minerais oxydés. L’hydrogène est d’un maniement commode, auquel sa volatilité ■ donne une supériorité marquée sur les autres réducteurs comme les cyanures alcalins qui introduisent fréquemment dans les analyses des matières étrangères, difficiles à séparer.

Action des oxydants. — Les plus employés sont l’acide nitrique, l’eau régale, l’acide nitrique et le chlorate de potasse, les substances fondues, alcalis, nitrates, chlorates, les peroxydes, les permanganates, etc.

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