‹ Encyclopédie chimique. Tome IV.- Analyse chimique. Résumé d'analyse minéraleChapitre 62 sur 266 · SAARBRUCK ILMENAU ROMANÈCHE · texte numérisé non relu

SAARBRUCK ILMENAU ROMANÈCHE

BAUXITE

Cette matière peut contenir : silice, titane, corindon, alumine, acide phosphorique, sesquioxyde de fer, acide vanadique, carbonate de chaux, eau.

Eau et calcaire. — Pour doser l’eau, on chauffe un poids connu du minerai au rouge sombre, puis on le pèse. Quant au calcaire, on l’obtient en attaquant la matière à froid par de l’acide chlorhydrique faible, et dosant l’acide carbonique produit.

Silice. — Le résidu des opérations précédentes est chauffé avec de l’acide sulfurique à 53 degrés B. jusqu’à ce que l’acide commence à émettre des vapeurs, et réitérant au besoin le traitement en ajoutant de l’eau et évaporant de nouveau en présence d’un excès d’acide. De cette manière on dissout l’alumine, l'oxyde de fer et le titane, et il reste un résidu formé de corindon et de silice. On le sépare par décantation et on le lave plusieurs fois à l’eau pure, en le laissant digérer longtemps avec elle : le sulfate d’alumine obtenu étant difficilement soluble dans l’eau, et d’autre part l’opération devant être faite à froid pour ne pas précipiter d’acide titanique. Finalement, le résidu est séché, puis calciné ; Pour y séparer la silice du corindon, on ajoute un peu d’acide fluorhydrique étendu qui dissout instantanément la silice en laissant le corindon qui se trouve ainsi isolé.

Titane. — Pour séparer l’acide titanique, on traite la liqueur sulfurique qui le tient en dissolution par de l’ammoniaque, qui le précipite en même temps que le fer et l’alumine. On évapore à sec dans une capsule de platine et on calcine au rouge très sombre de manière à rendre l’acide titanique insoluble, puis le résidu est repris par de l’eau acidulée d’acide nitrique qui redissout le fer et l’alumine et laisse l’acide titanique qu’on pèse.

Alumine et fer. — La liqueur nitrique qui les contient est d’abord débarrassée de l’ammoniaque en la faisant bouillir avec de l'eau régale en excès, jusqu’à ce qu’il ne se dégage plus de vapeurs nitreuses, puis on l’évapore jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’eau régale. On ajoute alors un excès d’acide nitrique, et on évapore à sec dans un creuset de platine, puis on calcine pour se débarrasser de l’acide sulfurique et il reste un résidu d’alumine et d’oxyde de fer, on le pèse, puis on en introduit un poids déterminé dans une nacelle, qui est alors successivement traitée au rouge dans un tube de porcelaine, par un courant d’hydrogène pour réduire l’oxyde de fer, puis par un courant d’acide chlorhydrique qui élimine le fer à l’état de chlorure en laissant de l’alumine parfaitement blanche qu’il suffit de peser ; par différence on a le poids du fer.

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